A la recherche d'un job? Les agences immobilières recrutent en masse (et paient plutôt bien)

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En général, quand l’économie va bien, les emplois suivent. Après trois ans au beau fixe sur un marché immobilier ancien dopé par des taux d’intérêt très bas, l’optimisme est de mise pour 2018. Au point que les principaux réseaux d’agences immobilières ont besoin de main d’oeuvre pour continuer à se développer: 1000 postes sont à pourvoir chez Orpi et Century 21, les deux premiers acteurs du secteur, tandis que Era prévoit de recruter « au moins une à deux personnes supplémentaires par agence ».

Guy Hoquet (groupe Nexity), qui compte 2500 collaborateurs dans 500 agences, veut pour sa part renforcer ses équipes à hauteur de « deux personnes par agence », qui seront à 80% des commerciaux diplômés Bac+2″, et ouvrir 80 nouvelles enseignes. « Nous allons embaucher un millier de personnes sur toute la France, ce qui n’est pas si facile, même si la profession attire plus qu’hier », rapporte Fabrice Abraham, le directeur général du réseau.

Un métier plus attirant, vraiment? « C’est un univers intéressant, d’autant plus qu’il est ouvert à tout le monde, quel que soit son niveau scolaire, sa provenance ou et ses origines. C’est un ascenseur social extraordinaire », poursuit le professionnel. Pour autant, il est difficile de « faire le tri entre les candidats qui voient l’immobilier comme un nouvel eldorado, et ceux qui ont les qualités requises pour réussir dans ce métier », regrette-t-il, ajoutant que seul un candidat sur dix ou quinze est retenu pour « son ambition, sa ténacité et sa capacité à gérer son temps, à se tenir au courant de toutes les évolutions de la législation ».

« Phénomène Stéphane Plaza »

Bien sûr, il y a aussi la rémunération, qui est « évolutive, motivante »: comptez en moyenne 30.000 à 35.000 euros brut la première année, 50.000 la deuxième, et jusqu’à 80.000 euros la troisième… ou la moitié seulement, si le collaborateur n’a pas « décollé ». S’y ajoutent 20% des commissions générées pour l’agence, sur chaque vente.

Mais le salaire n’explique pas tout. Le « phénomène Stéphane Plaza » y est peut-être aussi pour quelque chose. Le plus célèbre agent immobilier de France -dont le contrat avec M6 a été prolongé jusqu’en 2020– a sans doute contribué à faire remonter la cote de la profession, souvent critiquée pour ses honoraires excessifs, même si certains estiment qu’il en fait trop à la télévision, voire qu’il ridiculise le métier.

« Il y a clairement un phénomène de mode, mais qui n’est pas uniquement le fruit de l’animateur vedette. Il est dans la tendance du moment, dans la façon de consommer l’immobilier, dans la décoration, les travaux etc. Tout cela intéresse grandement les ménages français, et contribue à l’attractivité du métier d’agent immobilier », estime Fabrice Abraham. « Ajoutez à cela les émissions à la mode, vous avez tous les ingrédients pour attirer pas mal de candidats », conclut le PDG de Guy Hoquet. Reste à trouver les meilleurs.

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