Acheter un bien immobilier en viager peut rapporter jusqu'à 8% par an

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La vente en viager, qui consiste à vendre un bien à un tiers en contrepartie du versement d’une rente parfois complété par un apport initial (appelé bouquet), ne représente qu’une infime partie du marché immobilier français: 0,5% des transactions (5000 par an). Un secteur de niche, mais dont la croissance augmente chaque année de 5%, selon l’Institut d’expertise et de formation au viager (IEFV) qui vient de publier son premier baromètre.

“Il semble que ce type de transaction connaisse désormais un regain d’intérêt pour les investisseurs”, note l’étude. Il faut dire que la plus-value générée par un achat en viager équivaut, sur le long terme, à une rentabilité annuelle comprise entre 6 et 8%. Ce qui est nettement supérieur à celle que l’on peut espérer en plaçant son argent dans l’assurance vie (2%) ou l’immobilier locatif (4,5%), estime l’IEFV.

Des vendeurs âgés de 74 ans en moyenne

L’étude s’est également intéressée à la typologie des vendeurs. Ainsi, les “crédirentiers” sont âgés en moyenne de 74 ans. Et dans plus d’une vente sur deux (51%), ils ont entre 75 et 85 ans. Par ailleurs, 20% d’entre eux ont plus de 85 ans et 19% sont âgés entre 70 et 75 ans. Enfin, un vendeur sur dix (11%) a moins de 70 ans.

Pourquoi les Français vendent-ils en viager ? Environ une personne sur deux (46%) a recours à ce type d’opération immobilière pour améliorer sa solvabilité et protéger sa famille. Parmi les autres motifs évoqués par les vendeurs figurent le bien-être (20% des répondants), le souhait d’effectuer une donation (19%) et l’envie d’adapter ou de rénover leur logement (15%).

Selon l’IEFV, un vendeur perçoit en moyenne une rente viagère mensuelle de 715 euros, payée par l’investisseur (le “débirentier”). Vendre un bien en viager permet ainsi d’augmenter ses revenus de 50% en moyenne, et de doper son patrimoine de 150%.

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