Analyse et Stratégie : Du mouvement ce soir au sein du Cac 40 ?

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C’est ce soir, après la clôture des marchés, qu’Euronext rend sa décision quant à une éventuelle modification de la composition du Cac 40. Et depuis quelques semaines déjà, les rumeurs vont bon train sur une sortie de Solvay, au profit de Dassault Systèmes.

C’était le scénario des analystes de la Société Générale à la fin du mois d’août, confirmé par d’autres bureaux d’analyse depuis, donc a priori le favori. Il faut dire que sur la base des derniers niveaux de cours, l’éditeur de logiciels de conception et de fabrication assistées par ordinateur pèse 34,3 milliards d’euros, contre 11,7 milliards d’euros seulement pour le chimiste.

Ce qui place ce dernier, si l’on se base uniquement sur le niveau facial de capitalisation boursière (alors qu’Euronext prend en compte la capitalisation flottante et le volume de transactions) en 36e position seulement au sein de l’indice phare. Seuls Atos, Veolia Environnement et Valeo étant plus légers que le groupe belge dans les plus grosses capitalisations de la place.

Entrée directe dans le Top 20

En revanche, avec ses 35,8 milliards d’euros, Dassault Systèmes entrerait directement en 18e position dans le classement de l’indice, derrière Orange, Pernod Ricard et Crédit Agricole, mais loin devant Engie (30,2 milliards) et Société Générale.

Crédits photo : Investir.fr

Au sein du Next 20, l’antichambre du Cac 40, Dassault Systèmes est, il est vrai, en très bonne position, au deuxième rang derrière EDF, qui pèse 44 milliards d’euros de capitalisation boursière. On imagine mal cependant un retour du groupe d’énergie au sein de l’indice. Pas très « tendance », à un moment qui plus est où l’on reparle d’une scission de l’électricien.

Autre atout du dossier, le segment des valeurs technologiques est peu représenté au sein des ténors de la Bourse de Paris. Dans le Cac 40, on ne compte guère en effet que le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics, voire les sociétés de services informatiques Capgemini et Atos. Intégrer Dassault Systèmes serait ainsi de bon goût pour l’image de la place.

Solvay ? Valeo ?

En juin dernier, c’est Hermès International qui était entré au sein de l’indice phare, en remplaçant LafargeHolcim, une décision qui avait donné un peu plus de poids encore au prestigieux secteur du luxe, qui pèse maintenant, avec LVMH et Kering, près de 12% du Cac 40.

Alors, qui pour sortir ? Solvay ? Le chimiste est donc donné comme favori, de plus il est coté sur Euronext Bruxelles et la société est de droit belge. Cela ne doit pas entrer en ligne de compte dans la décision du jury, mais s’il y a à choisir, par exemple, avec Valeo, bon dernier du classement après sa chute de plus de 40% depuis le début de l’année et dans un secteur de l’automobile fortement représenté dans l’indice (Peugeot, Renault, Michelin), faut-il conserver dans le Cac 40 une entreprise ayant son siège social en France ou à l’étranger ? La question fait actuellement débat.

Mais Solvay possède un autre atout : il est désormais le seul représentant de son secteur, la chimie, dans l’indice. Tout comme Veolia Environnement d’ailleurs. En cette rentrée de septembre, il y a réellement suspense. Réponse, normalement, ce soir.


Investir – Analyses et opinions – Les Echos Bourse

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