Analyse et Stratégie : La saison des résultats du Cac 40 a globalement laissé les investisseurs indifférents

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Les chiffre d’affaires et résultats du premier trimestre 2020 des entreprises n’ont pas été bons. Et le deuxième trimestre s’annonce pire ! Certes, ce n’est pas une surprise pour les investisseurs et, si le consensus s’est fortement ajusté à la baisse, les cours de Bourse n’ont pas plongé. Au contraire. Parmi les 36 entreprises du Cac 40 qui ont publié leurs comptes de janvier à mars, 25 ont vu leur titre progresser le jour de l’annonce, contre 11 « seulement » ayant connu un repli. La plus forte baisse a été signée par Société Générale (-5,4%). A l’inverse, Airbus a bondi de 10,4%. En moyenne, ces 36 sociétés ont vu leur cours de Bourse progresser de plus de 1% le jour même, soit cinq fois plus que le Cac 40.

Il apparaît que les investisseurs sont davantage focalisés sur le retour de la croissance, avec l’assouplissement progressif des mesures de confinement, que sur les performances à fin mars. Pourtant, les entreprises sont clairement déstabilisées par la crise sans précédent du Covid-19. Au premier semestre, 24 des 36 sociétés du Cac 40 ont connu une baisse de leur chiffre d’affaires en organique, 10 accusant même une contraction à deux chiffres. La plus mauvaise performance revient à ArcelorMittal, dont les facturations, qui sont en dollars, ont chuté de 22,6% sur une base organique.

Les communications faites par les dirigeants, dans les communiqués de presse ou lors des présentations, montrent des préoccupations communes, comme la forte mobilisation pour assurer la protection des salariés et les actions solidaires liées à la crise, mais aussi des thématiques qui leur sont propres.

Les entreprises les plus frappées par la crise, qui sont celles opérant dans le luxe, le tourisme-transport, l’automobile, les activités culturelles ou la distribution non-alimentaire, envisagent des plans rigoureux d’économies, des baisses d’investissements et, pour certaines, des baisses de rémunérations des dirigeants ou des dividendes en plus de mesures de préservation de la trésorerie. Quelques-unes évoquent en plus l’aide de l’Etat, comme Airbus. Certaines ont essayé de rassurer, en mettant en avant la reprise progressive de l’activité en Chine, c’est pour le cas pour les acteurs du luxe.

Les entreprises « gagnantes » de la crise, qui œuvrent dans la santé, les technologies et la distribution alimentaire ont, elles, orienté leur discours sur leur savoir-faire et leur capacité à trouver des solutions pour lutter contre la pandémie, ou alors l’accompagnement des consommateurs et la puissance du e-commerce.

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