APPLE : L’action Apple, un véritable jackpot pour ceux qui avaient investi lors de son arrivée en Bourse

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(BFM Bourse) – Apple a fêté cette semaine le 39e anniversaire de son introduction en Bourse, le titre ayant fait ses premiers pas à Wall Street le 12 décembre 1980. Considéré comme un investissement risqué par certains, au vu d’un ratio cours/bénéfices proche de 90, le titre a rapporté pratiquement 690 fois la mise initiale. Et l’histoire se poursuit…

Quelques jours après l’assassinat de John Lennon et un relèvement du taux d’intérêt directeur de la Fed (à 18,90%, dans le cadre de la politique menée par Paul Volcker pour casser la spirale inflationniste), une jeune société prometteuse faisait son entrée en Bourse le 12 décembre 1980: Apple Computer.

Signe de confiance, les banques introductrices, Morgan Stanley et Hambrecht & Quist (un établissement de référence dans le domaine des hauts technologies, également partie prenante aux introductions en Bourse – ou IPO – d’Adobe et Genentech puis de Netscape et Amazon.com la décennie suivante) avaient fixé le prix de souscription en haut de la fourchette indicative, qui allait de 20 à 22 dollars.

Certains intervenants manifestaient néanmoins une certaine prudence. “Je ne pense pas que nous aurons un autre Genentech”, indiquait un courtier interrogé par le Wall Street Journal, en référence à l’envolée du titre de cette société spécialisée dans l’étude du génome (l’une des premières biotechs de l’histoire) lors de ses premières séances. Rappelons que Genentech a fini par être entièrement rachetée par Roche sur la base d’une valorisation de 47 milliards de dollars, en 2009, quand Apple valait déjà plus de 100 milliards.

Un investissement trop risqué selon les autorités

Les autorités du Massachusetts s’étaient montrées encore plus restrictives, comme le rappelle l’article devenu célèbre du WSJ. L’Etat avait dissuadé les courtiers de proposer l’action Apple aux investisseurs individuels, considérant l’investissement trop risqué. La firme avait déjà mis sur le marché de premiers modèles d’ordinateurs individuels, dont le célèbre Apple II, mais elle apparaissait un peu jeune -fondée quatre ans avant- et sa valorisation, environ 90 fois les résultats dégagés l’année précédente, apparaissait trop ambitieuse en regard de la réglementation locale, qui recommandait que ce multiple n’excède pas 20 fois les résultats lors d’une IPO.

Plutôt que d’attendre le résultat d’une procédure formelle pour tenter d’infléchir la position des autorités du Massachusetts, les banques n’avaient tout simplement pas proposé le titre dans cet Etat, selon le journal.

690 fois la mise initiale

Mais évidemment, pour ceux qui ont eu la brillante idée (et la possibilité d’investir), le retour sur investissement dépasse l’entendement.

De fait, le prix de départ était de 22 dollars l’unité, alors que l’action a clôturé à 271,46 dollars jeudi 12 décembre 2019… Mais il faut aussi tenir compte du fait que le groupe fondé par Steve Jobs a procédé à plusieurs reprises à une division du nominal, ou “stock split”, de sorte qu’un investisseur qui n’aurait jamais vendu se retrouverait aujourd’hui avec 56 actions pour chaque titre souscrit à l’introduction. Entre les différents “stock splits” et la hausse faciale du titre, la valeur d’un investissement initial dans Apple atteint donc… 690 fois l’investissement initial. Et ce, sans compter les dividendes. Autrement dit, une ligne de 1000 dollars souscrite à l’IPO vaudrait aujourd’hui 690.988 dollars. À l’heure qu’il est, certains retraités du Massachusetts en veulent sans doute encore au régulateur local…

Guillaume Bayre – ©2019 BFM Bourse

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