Avec Neoen, Jacques Veyrat revient sur le devant de la scène

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Euronext Paris peut dire merci à Jacques Veyrat : alors que les turbulences d’un marché volatile ont amené toutes les grosses sociétés candidates à la Bourse à abandonner, l’actionnaire majoritaire de Neoen n’a pas reculé et a réalisé la seule IPO d’envergure depuis près d’un an et demi. Introduit le 16 octobre, le plus gros producteur indépendant d’énergies renouvelables a pu lever près de 630 millions d’euros et, en ce 18 octobre, affiche une capitalisation de plus de 1,5 milliard. Déjà, en avril, Veyrat avait été l’instigateur de la deuxième plus grosse OPA de l’année, avec la vente du premier distributeur alternatif d’électricité Direct Energie, dont il était l’actionnaire principal, à Total, le valorisant 2,7 milliards d’euros. Bref, le businessman, à la tête de son holding personnel Impala, a été en 2018 le principal animateur d’une place parisienne anémique.

Doigts cousus d’or

Avec ce retour en fanfare, difficile pour Jacques Veyrat de rester plus longtemps sous les radars, où il a prospéré discrètement depuis sept ans. A 55 ans, gardant sa sveltesse et sa crinière bouclée juvéniles, il est plus affûté que jamais. « C’est une année faste, récompense d’une stratégie de long terme », résume-t-il. Cette décontraction ne doit pas tromper, l’homme a des doigts d’or. Entré dans Direct Energie en 2006 en y misant 50 millions d’euros, il en a retiré 630 millions en vendant ses 33 % à Total. Rebelote avec la start-up Neoen, créée en 2008 : il y a investi 300 millions, et sa majorité de 52 % du capital vaut aujourd’hui plus de 750 millions, et demain sûrement bien plus. « Je suis bluffé, avoue, en expert, son ami Jean-François Cirelli, ex-numéro deux d’Engie. Ses incursions dans l’électricité, je n’y croyais pas du tout. C’est un secteur très capitalistique, où il faisait face à des mastodontes comme EDF, Engie, et où les coûts d’approvisionnement sont sans visibilité. Mais il a une vision extralucide qui autorise la témérité. » Ces culbutes boostent la valeur de son holding personnel Impala qui, avec d’autres petites pépites, pèserait aujourd’hui au minimum 1,5 milliard d’euros. Pas mal, compte tenu de son capital de départ : un package de 200 millions comme prix de son éviction du groupe Louis-Dreyfus en 2011. Comme une revanche sur cet épisode douloureux qui a cassé une carrière toute tracée.

Pour rappel, en 1995, à 33 ans, ce brillant X-Ponts avait fait le choix atypique d’entrer au service de cette discrète dynastie du négoce, après un passage à Bercy, au Comité de restructuration industrielle puis au Trésor. Dans ce métier de trading, il a appris à décider vite, à prendre des risques et avoir le sens du timing. Et l’entreprise familiale lui a offert sa confiance et donné vite des responsabilités quand il a voulu se lancer dans la grande aventure des télécoms, Far West qui s’ouvrait à la concurrence.

Au départ, Veyrat a eu du flair : en 1998, quand un opérateur américain commande aux bateaux de Louis-Dreyfus de poser un câble de fibre optique dans une rivière, l’opportuniste capte l’intérêt d’en poser un deuxième pour construire un réseau national rival de France Télécom, en suivant la carte des cours d’eau. Puis, il a eu du cran : en 2001, quand le krach des valeurs technos plonge dans la tourmente les opérateurs, clients de son réseau, l’audacieux rachète à contre-courant, en soldes, une série de sociétés et fait ainsi de son groupe, Neuf Cegetel, le premier rival d’Orange dans le fixe et l’ADSL. Enfin, il a eu du culot : c’est au bluff, sur un projet annoncé d’aller dans le mobile, que le trublion a convaincu en 2007 SFR de racheter Neuf, pour une valorisation record de 8 milliards d’euros. Alors qu’aujourd’hui, Free, pourtant deux fois plus gros, ne vaut que 6 milliards… De quoi établir la réputation de ce jeune loup dans le Tout-Paris des affaires.

Ascension brisée net

Tristement, le décès de son patron et mentor Robert Louis-Dreyfus, à l’été 2009, sonne la fin de l’aventure. « RLD » avait pourtant tout planifié afin que son lieutenant, avec qui il entretenait une relation quasi filiale, lui succède. Il lui avait transmis les manettes, l’avait doté d’un intéressement lui assurant à terme 5 % de la société Louis-Dreyfus et l’avait intronisé trustee de la fondation portant ses 65 % du groupe, aux côtés d’Erik Maris, banquier proche de Veyrat, et de sa femme Margarita, garante des intérêts de ses trois enfants. Aux commandes d’une multinationale de plus de 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires, avec une possible introduction en Bourse en vue qui l’amènerait dans le CAC 40, le dauphin se voyait propulsé.

Sauf que la veuve russe ne se contente pas de son rôle d’héritière oisive. Elle débarque dans les bureaux, s’invite à toutes les réunions et veut vite écarter le boss désigné par son mari. Une lutte sans merci qu’elle mène avec l’artillerie lourde de ses avocats et un harcèlement qui dépasse de loin les règles du business. Déstabilisé, Jacques Veyrat jette l’éponge et quitte ce groupe où il se voyait « jusqu’à sa retraite ». Il accepte même d’échanger ses stock-options contre les actifs dans lesquels il avait investi au sein du groupe: les parts dans Direct Energie, Neoen et la société de gestion de crédit aux entreprises Eiffel. Le tout estimé à 200 millions.

« Cette histoire a été un traumatisme, mais Margarita Louis-Dreyfus a servi Jacques, aujourd’hui plus heureux et libre, affirme Maris, qui s’est retiré du trust avec son ami. D’autant qu’il a pu emmener ses équipes une centaine de gens de talent, motivés et dévoués, qui participent au succès d’Impala. Et il garde en héritage de Robert la philosophie entrepreneuriale, le côté joueur, une curiosité éclectique, l’appétit pour les défis, la capacité à voir loin et viser haut. » Pourtant, il y eut un flottement. En 2008, Nicolas Sarkozy avait glissé au wonder boy qu’il lui donnerait le poste de PDG d’Orange : la perspective l’avait fait rêver, mais la promesse ne s’est pas concrétisée. Allait-il se recaser dans un autre fauteuil de grand patron ? « Après l’épisode Louis-Dreyfus, plus question d’être un manager salarié, tranche Veyrat, qui a ensuite refusé la direction de Veolia. J’ai décidé d’être un investisseur-entrepreneur : je ne mise que mes propres deniers et, si je laisse leur autonomie aux opérationnels, je revendique d’être l’actionnaire principal, actif. Je peux accompagner les sociétés sous mon aile pour longtemps et choisir de les revendre à des industriels plutôt qu’à des financiers car je n’ai pas de comptes à rendre. »

Immense carnet d’adresses

Il lui a fallu être patient pour donner sa mesure dans ce rôle singulier, hors des modèles classiques des fonds de private equity ou des family offices. A ses débuts, sans cash, Impala n’avait pas les moyens de ses ambitions, d’autant que Direct Energie était à la peine. «Contrairement aux télécoms, dans l’électricité on ne pouvait se différencier en cassant les prix, tant ceux d’EDF étaient très bas, se rappelle le PDG de Direct Energie, Xavier Caïtucoli. On recrutait des clients mais, pour chacun, on perdait 100 euros par an ! Je n’en dormais plus, mais Jacques nous a aidés sans relâche. » Veyrat sait qu’EDF ne pouvait laisser mourir le petit alternatif. Restait à le sortir du coma.

Hardi, il supervise le rachat en 2012 de Poweo. « L’association d’un borgne et d’un aveugle », ironise-t-il lui-même, alors que Poweo avait cumulé jusqu’alors 250 millions d’euros de pertes, pire que les 150 millions de Direct Energie. Mais les deux entreprises rassemblent 1 million de clients, une taille critique. Et l’actionnaire, homme de réseaux, va aussi activer en coulisse son immense carnet d’adresses pour pousser à toujours plus de dérégulation, permettant à l’affaire de devenir enfin prospère. Pourquoi la vendre ? « J’ai fait une connerie, fait-il semblant de regretter. C’est la bagarre sur ce marché, et Total est arrivé avec un bon prix. » Patrick Pouyanné, PDG du groupe pétrolier et copain de promo de l’X, a une autre version : « C’est Jacques qui m’a proposé la vente. Il est malin et a bien saisi le momentum. » Car Total, qui a fait du marché de l’électricité une priorité, est un rival aux poches profondes, et d’autres acteurs, comme Leclerc, arrivent. C’était le bon moment.

« Pas un tendre »

Pour Neoen, l’homme d’affaires a montré le même talent visionnaire. Née au sein de Direct Energie, la filiale était en butte à la perplexité de ses dirigeants. « Alain Minc nous disait au conseil d’administration que les énergies renouvelables, c’était un truc de bobo », se souvient un autre membre du board. Veyrat, lui, y croit, et reprend l’affaire. Et, alors que l’éolien est à la mode, il veut développer le solaire. « Un pari dingue, explique le PDG Xavier Barbaro. A l’époque, le mégawatt nucléaire coûtait 40 euros, l’éolien 80 et le solaire plus de 300 ! Mais il avait raison. Aujourd’hui, en France, on est descendu à 50 euros. » Du coup, Neoen peut se targuer d’opérer la plus grande ferme solaire française, à Cestas (Gironde), et croît à toute vitesse dans le photovoltaïque en Australie et au Mexique. L’introduction en Bourse est-elle un préalable à une vente, sur un marché en ébullition ? « J’ai eu plein d’offres mais les perspectives sont trop belles. » Traduction : ce n’est pas encore le bon moment.

A côté de ces deux pépites dans l’énergie, Veyrat aligne depuis 2013 une vingtaine d’investissements dans des secteurs aussi divers que la mécanique de précision (Techno Plus), l’imprimerie (CPI, revendu depuis avec profit), la fabrication de cloisons (Clestra, revendu à perte) ou les boxers pour jeunes branchés (Pullin). Un bric-à-brac, mélange de jeunes pousses à potentiel, de coups de cœur pour des managers et de causes perdues dont la difficulté le stimule. Il peut même être sensible au « devoir citoyen » comme avec Maison Lejaby, marque de lingerie sur le fil depuis vingt ans, mais basée dans sa région rhônalpine. « Attention, ce n’est pas un tendre qui aurait une fibre sociale, prévient cependant un des nombreux dirigeants qu’il a virés au cours de sa carrière. Il ne fait pas de quartier et n’est pas si élégant qu’il paraît. »

Dans son « collier de nouilles », comme le défricheur appelle sa liste de participations, se distinguent deux perles : P&B Group, sous-traitant pour les cosmétiques en pleine ascension, et Arjo Solutions, fabricant d’étiquettes dans le secteur prometteur de la traçabilité. Veyrat compte sur elles : « Impala doit être l’actionnaire de référence d’au moins quatre entreprises à forte croissance valant plus d’1 milliard. » Ce qui fait dire à Alain Minc, qui l’affectionne : « Jacques se voit en éleveur de licornes. Mais je suis sûr qu’il reste à l’affût d’un plus gros coup ! » Jusqu’à présent, il s’est fait souffler les cibles qu’il visait la Saur, Alcatel Submarine ou Morpho, la filiale de biométrie de Safran. Il avait aussi réfléchi dès 2011 à partir à l’assaut de Vivendi avec l’aide de John Elkann, l’héritier de Fiat, puis a caressé l’idée de monter dans Eurazeo. Un autre scénario a couru, où Veyrat aurait pu apporter Direct Energie et Neoen à Engie, et en devenir le patron. Ca ne s’est pas fait ainsi. Mais, à l’avenir, « si l’Etat veut se désengager, il y aura peut-être l’utilité d’un actionnaire français fiable et stable », laisse-t-il planer.

Riches amis

En attendant, il faudra compter avec Impala, bientôt capable, en s’endettant, d’injecter 3 milliards d’euros dans un deal. D’autant que le businessman a quelques amis très riches prêts à l’aider comme Monique Louis-Dreyfus, la sœur de Robert, Xavier Niel, l’ex-ennemi des télécoms réconcilié depuis qu’il en est sorti, Bernard Arnault ou Ian Gallienne, gendre et gérant du holding d’Albert Frère. Pour la suite, l’inclassable entrepreneur aimerait y associer ses fils deux passés par HEC et le troisième par l’X. En janvier, il a placé son aîné Simon, 25 ans, au conseil d’administration de Neoen. « Je pensais que l’héritage, c’était ringard, justifie le père. Mais, aujourd’hui, je constate que la France manque de ces actionnaires familiaux qui font la force du capitalisme allemand. » A suivre.

1962
Naît à Chambéry (Savoie).

1988
Ingénieur X-Ponts.

1995
Entre chez Louis-Dreyfus Armateurs.

2006
Introduit Neuf Cegetel en Bourse.

2007
Vend Neuf Cegetel à SFR.

2011
Quitte Louis-Dreyfus, fonde Impala.

2015
Introduit Direct Energie en Bourse.

2018
Vend Direct Energie à Total, introduit Neoen en Bourse.

Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, ex-Fnac-Darty, dont Veyrat préside le conseil : « C’est un bon ami et un excellent partenaire pour un manager. Avant chaque conseil, je notais les questions disruptives qu’on pourrait me poser. En deux heures, il intervenait deux fois une minute pour poser ces questions-là. »

Patrick Pouyanné, PDG de Total et copain de promo de l’X, qui a racheté Direct Energie : « Fondamentalement, chez lui, la raison de l’investisseur financier l’emporte sur l’envie entrepreneuriale. »

Walter Butler, spécialiste du sauvetage d’entreprises : « Nous partageons un même côté franc-tireur, qui fonctionne en mode commando. »

Alain Minc, conseiller de grands patrons : « Il s’est reconverti avec bonheur et, de son poste, cultive aussi bien ses réseaux dans l’establishment que parmi les entrepreneurs. »

Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, actionnaire de sociétés au côté d’Impala : « Il n’a pas ce côté hors sol de certains grands capitalistes. Il aime l’industrie et ça lui importe de garder les emplois dans l’Hexagone. La France se porterait mieux s’il y avait plus de Veyrat. »

Jean-François Cirelli, président de BlackRock France, son ex-directeur au Trésor : « Outre sa mécanique intellectuelle de précision, il a un autre atout, rare : il charme aussi bien les hommes que les femmes. »

 

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582 portrait veyrat Alexandre Bompard CEO of Carrefour presents its strategic plan for the restructuring of the group, « Carrefour 2022 ». Puteaux, FRANCE-23/01/2018.//MEIGNEUX_meigneuxA008/Credit:ROMUALD MEIGNEUX/SIPA/1801231045 – Alexandre Bompard CEO of Carrefour presents its strategic plan for the restructuring of the group, « Carrefour 2022 » – 00840994_000008 577 duo (Meigneux/ Sipa)

Lisbonne et Berlin.

Le vélo électrique.

Les dîners en ville.

Nils Frahm et Cy Twombly.

Le conflit.

Les longs trajets en avion.

Les réseaux sociaux.

Réessayer d’arrêter de fumer.

1. En novembre 2007, avec Xavier Niel, PDG de Free. Rival du temps où le bâtisseur de Neuf Cegetel lui disputait le statut de trublion des télécoms, Niel a, depuis, investi dans plusieurs start-up avec lui.

2. En 2011, avec Margarita
Louis-Dreyfus. La veuve du patron du groupe de négoce a écarté son dauphin. Une vraie blessure.

3. En mai 2015, sur le chantier de la ferme solaire de Neoen, à Cestas (Gironde). Très tôt, Veyrat a cru au potentiel des énergies renouvelables. Neoen a été introduit en Bourse ce 17 octobre.

4. En 2017, avec Benjamin Griveaux pour le lancement d’un fonds d’aide aux PME par sa société Eiffel. Soutenir le tissu industriel français en a fait un « patriote économique », selon l’ancien ministre Arnaud Montebourg.

5. En octobre 2017, au Forum Inno Génération de Bpifrance. Thème de son discours : faire confiance. Le boss d’Impala est réputé pour savoir encourager les initiatives.

 

23/11/2007 Xavier Niel, PDG Iliad, Free, Jacques Veyrat, PDG Neuf Telecom - Elysee, signature d'un accord sur l'offre culturelle sur internet et la lutte contre le piratage, dans le cadre de la mission Olivennes - Elysee, signature d'un accord sur l'offre culturelle sur interne 23/11/2007 Portrait 582

En novembre 2007, avec Xavier Niel, PDG de Free. Rival du temps où le bâtisseur de Neuf Cegetel lui disputait le statut de trublion des télécoms, Niel a, depuis, investi avec lui dans plusieurs start-up. (Denis Allard/Rea)

 

12/10/2017 Jacques Veyrat, PDG d'Impala - Forum Bpifrance Inno Generation a l'Accorhotels Arena Paris - REA_256702_098 Portrait 582

En octobre 2017, au Forum Inno Génération de Bpifrance. Thème de son discours : faire confiance. Le boss d’Impala est connu pour savoir encourager les initiatives. (Hamilton/Rea)

 

05/04/2011 Interview le 5 avril 2011 Margarita Louis-Dreyfus, la veuve de Robert-Louis Dreyfus avec  Jacques Veyrat, président de Louis Dreyfus qui annonce son départ du groupe le 5 avril 2011 ˆ Paris - DREYFUS-VEYRAT - BLE00367010 Portrait 582

En 2011, avec Margarita Louis-Dreyfus. La veuve du patron du groupe de négoce a écarté son dauphin. Une vraie blessure. (Bruno Levy)

 

19/05/2015 portrait 582 Visite de Jacques Veyrat sur le chantier de la centrale solaire de Cestas, près de Bordeaux. Avec équipe Neoen

En mai 2015, sur le chantier de la ferme solaire de Neoen, à Cestas (Gironde). Très tôt, Veyrat a cru au potentiel des énergies renouvelables. Neoen a été introduite en Bourse ce 17 octobre. (Blocquaux/SP)

 

08/09/2017 Portrait 582 BENJAMIN GRIVEAUX - Secretaire d'etat aupres du ministre de l'Economie et des finances. Lancement d’Eiffel Croissance Directe,  au siege de la societe Figaret Paris avec Deborah Janicek;presidente de Figaret Paris ,Jacques Veyrat;president d’Impala, Fabrice Dumonteil;president d’Eiffel Investment Group et Andre Renaudin;directeur geneal d’AG2R LA MONDIALE - A Paris - Le 18 aout - 2017 - Photo : Arleta CHOJNACKA/CIT'images - BENJAMIN GRIVEAUX - BENJAMIN GRIVEAUX

En 2017, avec Benjamin Griveaux pour le lancement d’un fonds d’aide aux PME par sa société Eiffel. Soutenir le tissu industriel français en a fait un « patriote économique », selon l’ex-ministre Arnaud Montebourg. (Arleta Chojnacka/Cit’Images)

Gaëlle Macke

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