Bridgewater a misé plus d’un milliard de dollars sur la chute des marchés

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Ray Dalio mise sur un recul des marchés d'ici au printemps

(BFM Bourse) – Le plus gros hedge fund au monde, contrôlé par le milliardaire américain Ray Dalio- a parié 1,5 milliard de dollars que les marchés actions -le S&P 500, l’Euro Stoxx 50 ou les deux- chutent d’ici le mois de mars.

Bridgewater Associates mise sur la chute des marchés actions d’ici le printemps. Et ne le fait pas à moitié puisqu’il a alloué quelque 1,5 milliard de dollars à l’achat d’options, une opération qui serait gagnante si le S&P 500 et/ou l’Euro Stoxx 50 venaient à reculer d’ici le mois de mars, rapporte le Wall Street Journal.

Fondé et présidé par le milliardaire Ray Dalio, la société d’investissement gère actuellement 160 milliards de dollars d’actifs et ce pari représente donc moins de 1% de ce total. Bridgewater, qui est arrivé en tête du classement des hedge funds les plus rentables en 2018, a acquis des options de vente ou “puts” expirant en mars. Ce type de produit dérivé donne le droit (non l’obligation) à son acheteur de vendre l’actif sous-jacent à un prix et une date convenus d’avance. La contrepartie, le vendeur du “put”, a l’obligation d’acheter l’actif au prix d’exercice si l’acheteur décide d’exercer l’option.

Si Bridgewater a refusé de commenter cette prise de position spécifique, le fonds a déclaré au magasine financier américain Barron que “la manière dont il gère ses fonds consiste à ouvrir de nombreuses positions interdépendantes, souvent pour en couvrir d’autres, et ces positions varient régulièrement, de sorte que ce serait une erreur d’examiner une position en particulier à un moment donné pour essayer d’en déduire la motivation derrière cette position”.

Récemment, Ray Dalio a tout de même écrit dans un post de blog que “les tendances actuelles (taux d’intérêt zéro, faibles rendements et inégalité économique croissante) ne sont pas durables”. Il a déclaré cette semaine à CNN Business qu’il voyait une importante inflexion s’annoncer prochainement pour les marchés mondiaux.

Et à ceux qui se demandent si cette prise de position est liée aux récents gains de popularité de politiques ouvertement hostiles à Wall Street comme Bernie Sanders ou Elizabeth Warren, Bridgewater affirme qu’il “ne prend de positions ni pour se couvrir face à, ni pour parier sur, un éventuel développement politique aux États-Unis”.

Ray Dalio semble donc faire partie de ces investisseurs qui sont d’une façon générale quelque peu troublés par la remontée quasi ininterrompue du S&P 500 depuis mars 2009 –plus long “bull market” de l’indice en plus de 90 ans d’histoire. Le S&P a ainsi atteint 23 plus hauts historiques en 2019, successivement aidé par les espoirs d’une baisse des taux d’intérêt et d’un règlement du différend commercial entre les États-Unis et la Chine.

Quentin Soubranne – ©2019 BFM Bourse

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