CAC 40 : À l’aPPR (ex Pinault Printemps)oche de Noël, la Bourse de Paris grappille encore quelques points

Mots-clefs : , , , , , , , , ,

(BFM Bourse) – Dans un marché déserté par de nombreux opérateurs à quelques jours des fêtes, le CAC 40 boucle l’une des dernières séances complètes de l’année 2019 sur une légère avance de 0,13% qui lui permet de toucher un nouveau sommet annuel en clôture.

Pas totalement rassasié le marché parisien ? Si de nombreux intervenants manquent à l’appel en cette traditionnelle “trêve des confiseurs” -comme en témoigne le volume d’échanges particulièrement restreint de 2,1 milliards d’euros- la Bourse de Paris boucle la séance de lundi sur une légère hausse de 0,13% à 6.029,37 points, après avoir terminé la semaine dernière sur une nette progression de 0,82%. Un nouveau gain qui permet au CAC 40 de préserver -et même de consolider légèrement- au-dessus de 6.000 points, seuil au-dessus duquel le baromètre parisien a clôturé une séance pour la première fois depuis 2007 vendredi. L’indice vedette du marché parisien est bien parti pour signer une performance exceptionnelle en 2019 avec près de 27,5% de hausse à ce stade.

“Les indices européens devraient ouvrir en légère hausse ce matin dans le sillage des nouveaux records pour les principaux marchés américains et de l’annonce de Donald Trump que les États-Unis et la Chine signeraient très prochainement la phase 1 de leur accord commercial” anticipaient les experts de Mirabaud dans leur note matinale lundi, précisant que les marchés américains avaient été “alimentés par la poursuite d’un important “short squeeze” (une liquidation forcée des positions courtes, NDLR) à quelques jours de la fin de l’année et à la publication de chiffres économiques américains probants”, notamment en ce qui concerne la consommation des ménages américains.

“Le dossier commercial (sino-américain) a été au premier plan dans l’esprit des investisseurs pendant des mois et la conclusion d’un accord de phase 1 a constitué une vraie bénédiction pour les marchés”, a rappelé dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets. Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi avoir eu une “très bonne discussion” avec son homologue chinois Xi Jinping, une semaine après l’annonce d’un accord de principe synonyme de trêve dans la guerre commerciale qui oppose Washington et Pékin. “La Chine a commencé ses achats à grande échelle de produits agricoles et autres. La signature formelle est en préparation”, a-t-il ajouté, sans toutefois fournir plus d’indications sur un possible calendrier.

De son côté, le gouvernement chinois a par ailleurs annoncé lundi une série de baisses de droits de douane sur un grand nombre de produits technologiques ou alimentaires, notamment le porc, alors que le cheptel du pays fait face à une épidémie.

Outre-Manche, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne le 31 janvier est sur les rails après que le Parlement britannique a approuvé vendredi avec 358 voix pour (234 contre) le projet de loi traduisant dans la loi l’accord de divorce négocié avec Bruxelles.

Wall Street plane de records en records

Portée par l’annonce chinoise de la baisse de droits de douane sur de nombreux produits et la forte hausse du titre de Boeing -première pondération du Dow Jones- dont le patron a démissionné, la Bourse de New York avance (encore) lundi dans la matinée. Sous l’impulsion de l’avionneur américain (+2,75% à 18h), le Dow gagne 0,4% quand le S&P grignote 0,16% et que le Nasdaq s’adjuge 0,34%.

Virbac entouré, Marie Brizard sanctionné

Sur le front des valeurs, les constructeurs automobiles affichent les plus gros replis à la mi-journée au sein de l’indice phare (-1,6% pour Peugeot, -1,2% pour Renault). La marque au losange recule alors que son présidence Jean-Dominique Senard a affirmé dimanche dans le JDD que l’alliance Renault-Nissan était “refondée” et devait désormais améliorer ses performances, tout en expliquant qu’une fusion ou même une évolution capitalistique n’était pas à l’ordre du jour.

Airbus grappille 0,7% et Safran 0,4%, en réaction à l’accord conclu entre General Electric (GE) et l’équipementier aéronautique tricolore pour augmenter la cadence de production des moteurs équipant l’Airbus A320neo, afin de compenser les déboires du grand rival, le Boeing 737 MAX, selon le Wall Street Journal.

Sur le SRD, Virbac bondit de 8,3% en clôture, galvanisé par l’annonce du (troisième) relèvement (en trois mois) de ses prévisions 2019 grâce à “la très bonne performance constatée sur la fin de l’année”.

Dans l’autre sens, Marie Brizard Wine & Services (MBWS) abandonne 20%, les nouveaux financements de son actionnaire majoritaire, face à ses besoins de trésorerie “immédiats” ayant “vocation ensuite à être incorporés à son capital”. Recylex s’enfonce également de 15% alors que les partenaires financiers du spécialiste du recyclage des métaux ont accepté de continuer à financer son activité allemande jusqu’à fin avril mais sous certaines conditions.

Sur le front pétrolier, les prix des barils de Brent et de WTI évoluent en légère hausse lundi, la référence européenne de brut léger affichant un gain de 0,41% à 66,41 dollars vers 18h10, quand le WTI texan grappille 0,22% à 60,57 dollars. Dans le même temps, la monnaie unique reprend un peu de hauteur face au billet vert (+0,08%) à 1,1086 dollar.

Quentin Soubranne – ©2019 BFM Bourse

Votre avis

Actu et Conseils – BFM Bourse

Partager cet article