CAC 40 : Au bout de son élan, le CAC 40 cède aux prises de bénéfices

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(BFM Bourse) – L’heure était venue pour les investisseurs d’empocher des bénéfices après la vigoureuse séquence de hausse qui avait ramené la Bourse de Paris à son meilleur niveau depuis début mars – d’autant qu’en attendant un éventuel vaccin, la situation sanitaire ne fait que s’aggraver.

Après deux semaines marquées par de solides gains, qui ont ramené le CAC 40 au plus haut depuis mars, jeudi a marqué la première séance de nette correction des cours. Le marché parisien a rétrogradé de 1,52% à 5.362,57 points (dans un volume toujours élevé proche de 4 milliards d’euros échangés). L’élan donné par les élections américaines et l’annonce de premiers résultats encourageants pour un vaccin contre le coronavirus a fini par s’estomper, tandis que la situation sanitaire reste désastreuse dans beaucoup de pays.

En attendant de plus amples informations sur le vaccin co-développé par Pfizer et BioNTech, et sans doute très bientôt de celui de Moderna, les opérateurs ont donc finalement levé le pied. À Wall Street également, puisqu’au moment de la clôture parisienne les indices Dow Jones Industrial Average et S&P 500 cédaient 0,4% environ, tandis que le Nasdaq Composite s’affichait presque stable à la faveur d’un rééquilibrage en faveur des technologiques.

Sur le front sanitaire, la pandémie apparaît toujours hors de contrôle, le Covid-19 ayant désormais fait près de 1,3 million de victimes à travers le monde, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi. Les chiffres des nouvelles contaminations ne faiblit pas, bien au contraire, l’Italie venant de devenir le dixième pays à franchir le seuil du million de cas enregistrés alors que les États-Unis ont battu un nouveau record, avec en particulier ce chiffre de 65.000 hospitalisations liées à la maladie, du jamais-vu.

Dans ce contexte, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a averti que, même avec un vaccin contre le Covid-19, la reprise économique en zone euro risquait d’être “instable”, dépendant du rythme de déploiement des traitements. Intervenant lui aussi lors d’un forum annuel des banques centrales, le président de la réserve fédérale américaine Jerome Powell a souligné qu’il était bien trop tôt pour intégrer aux prévisions économiques le coup de pouce qu’apporterait un éventuel vaccin.

Le secteur bancaire subit des prises de bénéfices

Le bal des publications trimestrielles étant désormais terminé, l’actualité sur le front des valeurs était nettement plus calme, les mouvements observés résultant principalement de tendances sectorielles. Après avoir accumulé des gains significatifs au cours des dernières séances, les valeurs bancaires en ont rétrocédé une partie, BNP affichant la plus importante baisse de l’indice phare (-3,8%) avec Crédit Agricole (-2,4%) et Société Générale (-2,1%) non loin. Il en allait de même pour le compartiment aéronautique, avec des baisses de 2,75% pour Airbus et 2,65% pour Safran. Au lendemain d’un nouveau sommet historique, le poids-lourd des poids-lourds LVMH a redonné 3%.

En revanche, Renault a gagné 0,75% après l’amélioration des prévisions annuelles de son partenaire Nissan.

Sur le reste de la cote, avec 4,6% d’appréciation Ubisoft a survolé le SBF après avoir fait part d’un fort engouement des joueurs pour la dernière version, lancée mardi, de sa franchise à succès Assassin’s Creed. Baptisée Valhalla, celle-ci a réuni deux fois plus de joueurs mardi que l’opus précédent, Odyssey, le jour de son lancement en octobre 2018, a fait savoir l’éditeur de jeux vidéo.

Au chapitre énergétique, le baril de Brent gagnait 0,46% à 44 dollars, quand le WTI reprenait de 0,63% à 41,71 dollars.

Sur le Forex, la monnaie unique reprenait 0,31% face au billet vert, à 1,1814 dollar.

G. B. – ©2020 BFM Bourse

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