CAC 40 : Avant l'accord sur le Brexit, le CAC 40 était déjà en vacances

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(BFM Bourse) – Circulez, il n’y a rien à voir. Dans un marché totalement déserté par les opérateurs, le CAC 40 boucle sa dernière (demi-)séance de la semaine sur un recul anecdotique de 0,10%, dans un volume d’échanges extrêmement faible.

Les investisseurs ont visiblement déjà la tête aux festivités à en juger par l’absence d’agitation sur le marché parisien en ce réveillon de Noël. Le CAC 40 boucle ainsi une séance raccourcie en légère baisse de 0,1% à 5522,01 points, dans un volume de transaction particulièrement resserré, à 560 millions d’euros. L’indice vedette de la cote parisienne termine ainsi cette semaine (également) écourtée sur une variation anecdotique, à savoir un recul de 0,09%. Ailleurs en Europe, la Bourse de Londres a grappillé 0,1% tandis que la place francfortoise était fermée pour toute la journée.

Pour rappel, la Bourse de Paris sera fermée vendredi 25 décembre. La prochaine séance aura donc lieu lundi 28 décembre.

Atone en l’absence de nombreux opérateurs ce jeudi donc, le CAC a bien tenté de prendre un peu de hauteur en début de matinée, sur fond d’espoirs d’annonce d’un accord sur le Brexit, avant d’apprendre que les tractations commerciales entre Londres et Bruxelles se poursuivaient encore ce jeudi après une nuit entière de pourparlers concentrés sur la pêche. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen devait initialement s’entretenir en début de matinée avec le Premier ministre britannique Boris Johnson pour conclure la négociation, avant une annonce dans la foulée. Mais cet entretien n’a pas encore eu lieu. Un retard qui a quelque peu peu refroidi les ardeurs des rares investisseurs. Finalement, un accord sera bien bouclé ce jeudi mais annoncé vers 15h45, soit bien après la fermeture des marchés.

“Les courtiers ont regardé les trains passer aujourd’hui dans l’attente de nouvelles” concernant l’accord, signale David Madden, analyste pour CMC Markets UK. Car à ce dossier international très sensible s’en ajoute un autre, celui de la relance américaine, après la menace de Donald Trump de ne pas signer l’accord à 900 milliards de dollars trouvé entre républicains et démocrates. Sur celui-ci, les investisseurs sont néanmoins rassurés par le fait que si cet accord est rediscuté, il en sortira renforcé, notamment concernant le chèque versé aux adultes américains qui pourrait ainsi passer de 600 à 2.000 dollars.

Carmat s’envole

Du côté des valeurs, la star du jour est incontestablement la medtech Carmat, dont le titre s’envole de 37% en clôture en réaction à l’obtention du marquage CE pour le cœur artificiel développé par le groupe. Attendu depuis 10 ans, ce précieux sésame permettra à Carmat de commercialiser son dispositif à compter du printemps 2021 dans les pays de l’UE.

Parmi les autres mouvements du jour, les plus fortes hausses reviennent une nouvelle fois aux valeurs cycliques avec des gains de 5% pour Europcar, 4,1% pour Elior ou encore +2,2% pour Mercialys. Le palmarès de l’indice vedette est pour sa part (encore) dominé par Peugeot (+1,2%) et URW (+1%), alors que les membres du consortium opposé à l’ancienne direction ont mis fin au pacte d’actionnaires. STMicro, Veolia et Legrand lâchent 1,1% chacun.

Vivendi en passe de racheter Prisma

Un tribunal administratif de la région de Rome a donné raison mercredi au géant français des médias Vivendi (-0,8%), en annulant une décision du régulateur italien des télécommunications prise en avril 2017 et qui lui imposait de réduire sa participation dans Telecom Italia ou dans Mediaset. Le géant français a par ailleurs annoncé mercredi avoir signé “une promesse d’achat” pour acquérir la totalité du groupe de presse Prisma Media, qui revendique la place de leader de la presse magazine en France.

Les contrats de référence sur le pétrole repartent à la baisse au lendemain d’un net rebond provoqué par une baisse des stocks de brut aux Etats-Unis et par l’imminence d’un accord sur l’après-Brexit. À 15, le baril de Brent rétrocède 0,53% à 50,97 dollars quand celui de WTI lâche 0,67% à 47,80 dollars.

Enfin, sur le Forex, la parité eurodollar est presque inchangée à 1,2189 dollar (-0,02% par rapport à la veille).

Quentin Soubranne – ©2020 BFM Bourse

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