CAC 40 : Et de quatre à la suite pour le CAC, qui reste au-dessus des 5.500 points

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(BFM Bourse) – La Bourse de Paris termine dans le vert lundi (+0,11%), pour la quatrième séance consécutive, alors que débute la saison des résultats aux Etats-Unis et que les places boursières mondiales sont toujours portées par l’espoir d’un accord commercial sino-américain.

Le baromètre parisien boucle sa première séance d’une semaine de 4 jours ouvrés -pour cause de “Vendredi Saint” ce 19 avril- sur une légère hausse de 0,11% à 5.508,73 points, dans un volume d’échanges restreint de 2,6 milliards d’euros. Les investisseurs s’abstiennent de prendre des positions tranchées avant de nouvelles discussions commerciales entre la Chine et les États-Unis, tandis que les premiers résultats des banques américaines ne donnent que peu d’indications sur la tendance trimestrielle, Wells Fargo et JP Morgan ayant publié des résultats satisfaisants vendredi tandis que Citigroup et Goldman Sachs ont déçu, ce lundi. À Paris, Vivendi et Publicis ont fait état, respectivement ce matin et dimanche, de leur performance sur les trois premiers mois de l’exercice 2019.

Au plan macro-économique, l’humeur des opérateurs reste étonnamment réceptive aux déclarations optimistes des négociateurs américains, qui assurent depuis des semaines que les discussions avec la Chine progressent favorablement et qu’un accord est de plus en plus proche. Samedi, le secrétaire américain au Trésor a de nouveau affirmé que les deux premières puissances économiques réalisaient des progrès importants, ajoutant “espérer que les deux camps se rapprochent d’un accord”. Avant de reconnaître, dimanche, qu’il restait encore des questions à régler…

Goldman Sachs et Citigroup font perdre du terrain à Wall Street

La Bourse de New York s’installait dans le rouge lundi à l’ouverture, dans le sillage des résultats décevants de Goldman Sachs et Citigroup, à l’entame d’une semaine boursière également écourtée outre-Atlantique pour les fêtes de Pâques. Vers 18h, l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, cédait 0,23%, quand l’indice élargi S&P 500 reculait de 0,25% et le Nasdaq de 0,35%. À noter que le seul indicateur économique notable du jour, l’indice “Empire State” de la Fed new-yorkaise sur l’évolution de l’activité manufacturière dans le nord-est des États-Unis est ressorti en hausse bien plus marquée qu’attendu, à 10,1 alors que le consensus Reuters anticipait 6,7. Insuffisant, toutefois, pour donner de l’élan à Wall Street.

Détérioration de la croissance économique

Pour Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM “le fort rebond enregistré sur les marchés boursiers depuis le début de l’année a élevé les valorisations des actions à des niveaux qui ne correspondent pas au recul de la croissance des bénéfices que nous anticipons”. Les actions ont repris pratiquement tout le terrain cédé lors du vent de panique qui a soufflé au cours du quatrième trimestre de l’exercice écoulé grâce à une volte-face des politiques de crédit tant aux États-Unis qu’en Chine.

“Cependant, il semble peu probable de voir une telle performance se reproduire au cours des mois à venir étant donné que la détérioration de la croissance économique, notamment dans les pays développés, menace de freiner les bénéfices des entreprises”. Le consensus mise en effet sur une progression de seulement 6% en moyenne des bénéfices mondiaux, contre 15% en 2018, mais Pictet AM estime qu’elle pourrait être encore beaucoup plus faible. Conclusion du spécialiste : tous les ingrédients d’une correction sont en train de se profiler sur les actions, dont le niveau de valorisation laisse peu de place aux mauvaises surprises.

Publicis et Vivendi en forme

Pour l’heure, l’entame de la saison des résultats se montre pourtant propice. Ainsi Publicis rebondit de 1,2%, après s’être adjugé jusqu’à près de 5% intraday, en réaction à la confirmation, dimanche, de ses objectifs pour 2019 ainsi qu’à annonce de l’acquisition de l’américain Epsilon pour près de 4 milliards de dollars – la plus grosse de son histoire. Vivendi gagne seulement 0,3% après avoir pourtant présenté un chiffre d’affaires trimestriel supérieur aux attentes, grâce encore et toujours à Universal dont le groupe veut “sans précipitation” ouvrir le capital à d’autres investisseurs.

L’action EDF -dévalorisée de plus de 80% au cours des dix dernières années- bondit de 3% alors que l’Etat prépare une restructuration financière de l’opérateur public.

Également recherché, le titre Altran s’adjuge 3,4%, à une dizaine de jours de l’annonce des revenus trimestriels, et Genfit gagne 2,1% alors que la biotech présentait de nouveaux résultats cliniques lors d’un important congrès scientifique.

Prises de bénéfices sur le pétrole

Entre deux salves de résultats de banques américaines, les valeurs françaises du secteur restent bien orientées, avec notamment des hausses de 2,2% pour BNP Paribas et de 1,2% pour Crédit Agricole. La meilleure performance de la séance, sur l’indice phare, est une nouvelle fois à mettre à l’actif d’Atos (+3%), qui porte son rebond à 30% depuis le début de l’année.

A la baisse, TechnipFMC (-1,2%) pâtit d’une vague de prises de bénéfices sur le pétrole. Vers 18h10, le baril de WTI perd 1,08% à 63,16 dollars, tandis que le Brent recule de 0,77% à 71 dollars.

Du côté des changes, l’euro recule à la marge face au billet vert, à 1,1305 dollar (-0,12%).

Quentin Soubranne – ©2019 BFM Bourse

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