CAC 40 : Face au regain de tensions commerciales, le CAC 40 prend du recul mais limite ses pertes

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(BFM Bourse) – Après avoir lâché jusqu’à 0,83% en début de matinée, le CAC 40 a effacé la quasi-totalité de ces pertes matinales pour afficher un léger recul de 0,25% en clôture mercredi. Un vote du Sénat américain sur Hong Kong et de nouvelles déclarations de Donald Trump ont pourtant fait craindre aux marchés un regain de tensions entre Pékin et Washington.

Troisième séance consécutive de baisse mercredi, une première depuis plus d’un mois pour le baromètre parisien qui boucle la séance de mercredi sur un repli de 0,25% à 5.894,03 points, au lendemain d’une baisse de 0,35%, dans un volume d’échanges modéré de 3,1 milliards d’euros, signe que les prises d’initiatives restent limitées dans ce contexte géopolitique incertain.

Les derniers échos en provenance de Washington ne contribuent pas à apaiser le climat. Le Sénat américain a en effet adopté mardi à l’unanimité un texte soutenant les “droits de l’Homme et la démocratie” à Hong Kong, provoquant la colère de Pékin qui a convoqué un haut diplomate américain. “Il sera intéressant de voir si les tensions entre Washington et Pékin au sujet de Hong Kong ont un impact sur la tendance”, a observé Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Le président américain Donald Trump a par ailleurs -encore- menacé Pékin mardi d’une hausse supplémentaire des tarifs douaniers visant les produits chinois si aucun accord n’était trouvé pour mettre fin à la guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales.

Préoccupé par le commerce, Wall Street dans le rouge

Au niveau monétaire, la BCE a reconnu dans un rapport publié mercredi matin que la période prolongée de taux d’intérêt bas en zone euro est “propre à générer des prises de risques pouvant menacer la stabilité financière”. De son côté, la Banque centrale chinoise a annoncé une seconde mesure de soutien (en une semaine) à son économie en plein ralentissement avec une légère baisse d’un des taux préférentiels qu’imposent les banques commerciales à leurs clients.

Les dernières informations sur le front commercial inquiètent les opérateurs américains, qui craignent désormais une impasse pure et simple dans ces négociations au (très) long cours. À 18h, le Dow Jones cède 0,32%, le S&P 500 enregistre une baisse de 0,2% et le Nasdaq recule à la marge (-0,12%).

Les valeurs cycliques souffrent

Particulièrement sensibles aux développements sur le front commercial, les valeurs cycliques ont lâché du lest mercredi à la Bourse de Paris. Au sein du CAC, la plus forte baisse est à mettre à l’actif d’Accor (-2,1%) dont le titre cède déjà les gains enregistrés la veille. Également à noter, les replis de Publicis (-1%), ainsi que ceux des constructeurs automobiles (-0,9% pour Renault, -0,4% pour Peugeot)

Sur le reste de la cote, les valeurs minières ont également souffert, à l’image d’Eramet (-1,4%) ou d’Imerys (-2%).

Parmi les autres mouvements à signaler, ADP avance de 2,7%, porté par le relèvement du conseil de RBC Capital Markets de neutre à surperformance avec une nouvelle cible fixée à 200 euros, contre 155 euros auparavant. L’ensemble des changements de recommandations est à retrouver ici.

Bruno Le Maire a apporté de nouvelles informations concernant l’introduction en Bourse de la FDJ. Compte tenu de la demande très élevée, le ministère de l’Economie et des finances a fixé le prix d’introduction au maximum de la fourchette visée, soit 19,90 euros (19,50 euros pour les petits porteurs). L’Etat a aussi décidé d’allouer 40% des titres offerts aux particuliers de sorte que tous ceux qui ont souscrit seront intégralement servis dans la limite des 2.000 premiers euros demandés.

Enfin, le titre de la biotech Abionyx Pharma (ex-Cerenis Therapeutics) s’est littéralement envolé (+71%)sur fond de rumeurs de rachat de Medicines Co. (biotech américaine sur le même créneau qu’Abionyx) par Novartis.

En net repli dans la matinée en raison des craintes sur le commerce, les prix du pétrole rebondissent nettement mercredi après-midi après deux séances consécutives de baisse, portés notamment par une augmentation des stocks américains de brut moins importante que prévu. À 18h, le baril de Brent s’adjuge 2,69% à 62,55 dollars quand la référence américaine (le WTI) bondit de 3,14% à 57,09 dollars.

Sur le marché des changes, enfin, la monnaie unique cède de nouveau du terrain face au billet vert (-0,13%) à 1,1063 dollar.

Quentin Soubranne – ©2019 BFM Bourse

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