CAC 40 : La Bourse de Paris enregistre un gain mensuel de 3,06%

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(BFM Bourse) – Préférant s’abstenir de toute prise de risques, en l’absence de la majorité des investisseurs américains pour cause de Thanksgiving et dans l’attente de nouveaux développements commerciaux, le CAC 40 boucle la dernière séance du mois sur un léger repli de 0,13%. L’indice signe néanmoins une troisième performance mensuelle positive, soit un gain de 3,06% pour novembre.

Pour la dernière séance du mois de novembre, Paris est resté dans le rouge par manque d’informations concernant l’avancée des négociations commerciales entre Washington et Pékin et dans la crainte que la situation à Hong-Kong ne s’aggrave, ainsi que le pronostiquait Mirabaud Securities avant l’ouverture. Ouvrant en recul de 0,2%, le baromètre parisien a clôturé sur le même ton, en un léger repli de 0,13% qui lui permet néanmoins de préserver le seuil des 5.900 points, à 5.905,17 points, dans un volume d’échanges toujours restreint de 2,9 milliards d’euros. L’indice grappille ainsi 0,2% sur un rythme hebdomadaire et prend plus de 3% sur l’ensemble du mois, le troisième mois de hausse consécutif.

Sans surprise ce vendredi, les opérateurs se sont abstenus de toute initiative marquée dans un marché déserté par de nombreux opérateurs américains.

Mini-séance pour les marchés américains

Les marchés américains, qui sont restés fermés jeudi pour Thanksgiving, n’ont ouvert que pour une demi-séance vendredi, en raison du Black Friday, coup d’envoi de la saison d’achats de fin d’année. Dans ce contexte, la place parisienne continue de tourner au ralenti vendredi. Les principaux indices new-yorkais ont bouclé cette séance écourtée dans le rouge, affichant des reculs compris entre -0,19% pour le Nasdaq et -0,24% pour le Dow.

Si l’actualité était particulièrement calme, tant sur le front commercial que sur celui des entreprises, les opérateurs parisiens ont tout de même eu quelques indicateurs à se mettre sous la dent. À commencer par le taux de chômage en zone euro, qui a reculé en octobre à 7,5% après 7,6% (révisé) en septembre, revenant à son plus bas niveau depuis juillet 2008, selon des chiffres publiés par Eurostat. Autre indicateur positif, celui de la consommation des ménages français, dont les dépenses sont légèrement reparties à la hausse en octobre (+0,2%) après avoir reculé d’autant en septembre. Ce chiffre fourni par l’Insee ressort toutefois un peu en-deçà du consensus des analystes qui tablaient sur une hausse de 0,3%. L’institut statistique a également confirmé en deuxième estimation que la croissance du produit intérieur brut (PIB) français s’était établie à 0,3% au troisième trimestre, tirée par les dépenses de consommation des ménages qui ont progressé de 0,4% sur la période.

EOS domine le palmarès et se dirige vers une performance historique

Deux jours après avoir bondi de 23%, le titre EOS Imaging a remis le couvert avec une envolée de près de 19%. La société d’imagerie médicale est en passe d’enregistrer la plus forte hausse mensuelle de son histoire avec un quasi-doublement de sa valeur. La performance du jour est à mettre sur le compte de l’homologation aux Etats-Unis de la nouvelle génération de son appareil de radiographie en 3D et à faible dose de rayons X.

De l’autre côté du palmarès du SRD, Soitec a encore subi d’importantes prises de bénéfices (-14%) au surlendemain d’un sommet depuis 2011 et malgré la présentation de solides comptes trimestriels jeudi.

Au sein du CAC, Bouygues a profité du démarrage du suivi de Morgan Stanley à “surpondérer” avec un objectif fixé à 45 euros pour s’adjuger 1%, deuxième meilleure performance de l’indice derrière Publicis (+1,3%). Dans l’autre sens, Saint-Gobain a reculé de 1,4% malgré l’annulation de 2,2 millions d’actions auto-détenues et TechnipFMC a lâché 2,2% en clôture en réaction à la brusque chute des cours pétroliers.

Le Brent lâche plus de 4% vers 18h

Les prix des références mondiales de pétrole brut s’enfonçaient dans le rouge vendredi après-midi, préoccupés notamment par le niveau de production de brut américain. L’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) a dévoilé aux alentours de 15h un volume de production américain record, à 12,46 millions de barils par jour (mbj), une hausse de 66.000 barils par jour considéré par David Madden, analyste chez CMC Markets, comme le “principal facteur entraînant les prix vers le bas”. Il est aussi possible que le marché accueille froidement le fait “que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ne prévoit pas de limiter davantage sa production” lors de son prochain sommet, les 5 et 6 décembre à Vienne, a complété Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Vers 18h10, le baril de Brent cédait 4,28% à 60,56 dollars quand celui de WTI lâchait 4,77% à 55,34 dollars.

Enfin, sur le marché des changes, la monnaie unique repassait à la hausse le seuil de 1,10 dollar à la faveur d’une reprise de 0,05% face au billet vert, à 1,1018 dollar.

Quentin Soubranne – ©2019 BFM Bourse

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