CAC 40 : La Bourse de Paris marque le pas (-0,09%) dans l’attente d’un accord sur le Brexit

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(BFM Bourse) – Les investisseurs retiennent leur souffle alors que se tiennent actuellement d’intenses négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne à Bruxelles pour le Brexit. Après avoir atteint un sommet depuis décembre 2012 en clôture mardi, le CAC 40 temporise.

Accord ou nouveau report ? Dans l’attente d’en savoir plus sur les négociations qui se trament à Bruxelles pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les opérateurs de la place parisienne s’abstiennent de toute prise d’initiative trop marquée. La Bourse de Paris termine donc la séance de mercredi quasi-stable (-0,09% à 5.696,90 points) par rapport à son record en clôture depuis décembre 2007 inscrit la veille sur fond d’optimisme quant à ces mêmes négociations. Le volume d’échanges modéré de 3,3 milliards d’euros témoigne du regain de prudence des investisseurs vis-à-vis de ce dossier aux multiples rebondissements.

Car si le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a déclaré mercredi aux membres de son gouvernement qu’une chance demeurait de conclure un bon accord sur la sortie de l’Union européenne, il a ajouté que “des problèmes importants restaient à surmonter” a rapporté son porte-parole. Peu ou prou le même son de cloche de l’autre côté de la table des négociations puisque le président du Conseil européen Donald Tusk explique que “les bases d’un accord sont prêtes et, [qu’]en théorie, nous pourrions approuver demain cet accord avec la Grande-Bretagne”.

L’ancien Premier ministre polonais a tenu ces propos au moment où les négociateurs britanniques et européens poursuivaient leurs discussions dans l’espoir d’aboutir à un accord avant le sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles. Selon lui, “tout va dans la bonne direction et tout devrait être plus clair d’ici sept à huit heures” a-t-il ajouté, même si “avec le Brexit et nos partenaires britanniques, tout est possible” a-t-il ajouté, précisant qu’il y avait “beaucoup d’agitation” côté anglo-saxon.

L’optimisme est également de rigueur outre-Manche puisque l’accord n’est pas encore finalisé mais Boris Johnson a déjà convoqué les députés britanniques samedi matin pour le ratifier.

Le ralentissement de la Chine se confirme

Sur le front des indicateurs, des experts sondés par l’AFP estiment que l’économie chinoise pourrait avoir encore ralenti au 3e trimestre, en dépit des efforts engagés par Pékin en pleine guerre commerciale avec Washington. D’après la prévision médiane de 13 analystes, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Chine devrait s’établir à 6% sur un an sur la période juillet-septembre, contre 6,2% au 2e trimestre 2019. Il s’agirait alors de sa plus faible performance depuis au moins 27 ans. Le chiffre officiel sera publié vendredi.

Le marché automobile européen se remet du choc en réaction à l’entrée en vigueur des nouvelles normes d’homologation des véhicules avec un rebond de 14,5% en septembre sur un an. Les immatriculations de Renault (avec Dacia, Lada et Alpine) se sont ainsi envolées de 28,1%, mais elles avaient chuté de 27% en septembre 2018, d’après les données de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Le titre du constructeur au losange prend 1,2%.

Wall Street à l’équilibre

Pénalisée par la chute surprise des ventes au détail aux Etats-Unis en septembre (-0,3% contre +0,3% attendu) et des incertitudes autour de l’accord sur le Brexit, les indices américains ont ouvert dans le rouge avant de revenir autour de l’équilibre à la mi-journée. Peu après 18h, le Dow Jones grappille 0,1%, le S&P recule à la marge (-0,05%) et le Nasdaq cède 0,25%.

DBV au rebond, Haulotte limite la casse

En matière de valeurs, les rares mouvements d’envergure sont à mettre sur le compte de changements de recommandation, à l’image du recul de 4,5% du spécialiste français des navettes électroniques Haulotte, dégradé par Portzamparc après un avertissement sur ses résultats annuels.

Dans l’autre sens, la biotech DBV Technologies s’offre un joli rebond (+8,5%), les investisseurs étant rassurés par le succès de la levée de fonds de 130 millions d’euros qui améliore la visibilité financière à court terme du spécialiste des allergies sévères.

Au sein du CAC 40, c’est Atos qui signe la plus forte hausse (+3,9%) après avoir remporté un contrat majeur auprès de Bayer, qui lui a confié la mise en oeuvre et la fourniture de services d’environnement de travail connecté à l’échelle du groupe, un projet qui s’étalera au moins sur cinq ans. Le secteur bancaire est également bien orienté (+2% pour Crédit Agricole, +0,9% pour Société Générale) dans le sillage des grands noms américains du secteur qui ont lancé la saison des résultats trimestriels avec de solides publications. De l’autre côté du palmarès de l’indice phare parisien, on retrouve Danone (-1,5%), tandis que le secteur du luxe cède un peu de terrain (-1,2% pour Hermès, -0,9% pour Kering, -0,6% pour LVMH) en réaction aux prévisions concernant la faiblesse de la croissance chinoise.

Enfin, Capgemini perd 0,2% alors qu’il lance ce mercredi son OPA sur le groupe de technologie français Altran (+0,1% à 14,33 euros) au prix de 14 euros par action.

Sur le marché pétrolier, après avoir fini en baisse mardi sur fond de craintes d’un ralentissement de la demande chinoise en énergie, les cours des barils de brut rebondissent mercredi avec des hausses de 1,34% à 59,53 dollars pour le Brent et de 1,48% à 53,59 dollars pour celui de WTI.

Sur le marché des changes, l’euro s’apprécie nettement face au billet vert, à 1,1075 dollars (+0,39%) vers 18h15.

Quentin Soubranne – ©2019 BFM Bourse

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