CAC 40 : La Bourse de Paris retombe encore dans le sillage de Wall Street

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(BFM Bourse) – Ouvrant en forte baisse, la Bourse américaine a entraîné le CAC vers une sixième séance consécutive dans le rouge, à -0,29% et 4.953,09 points. Sur les trois dernières heures de cotation, l’indice parisien a cédé près de 100 points dans un marché très volatil.

Les séances se suivent et se ressemblent. Le rebond qui se matérialisait à la mi-journée sur le marché parisien a été torpillé par les premières heures de cotation à Wall Street, le CAC perdant près de 100 points lors des trois dernières heures de cette séance par rapport à son plus haut journalier (à 5.045 points vers 14h15). L’indice vedette de la Bourse de Paris boucle donc sa sixième séance consécutive de repli, à -0,29% et 4.953,09 points, dans un volume d’échanges étoffé de 5 milliard d’euros. Les investisseurs restent prudents vis-à-vis des multiples incertitudes (Italie, Brexit, guerre commerciale, réunion de la BCE, etc.) et les résultats publiés par les entreprises américaines ne les incitent pas vraiment à l’optimisme non plus.

Kering, Safran et Vinci limitent les pertes sur le CAC

Après de nombreuses déceptions sur les publications de sociétés cotées, la livraison du jour s’est révélée plus encourageante. Kering a dominé les débats au sein de l’indice phare avec une hausse de 4,79% à la clôture, grâce à l’annonce de ventes trimestrielles supérieures aux attentes en hausse de 27,5%, un taux assez unique dans le secteur (LVMH n’avait affiché que 10%). Vinci (+3,71%) a aussi dévoilé un chiffre d’affaires trimestriel supérieur aux attentes, grâce à une dynamique de l’ensemble de ses métiers, et bouclé la séance en nette hausse. Tout comme Safran qui complète le podium de cette séance, avec une progression de 3,99%, le groupe ayant en outre confirmé ses objectifs de production de son nouveau moteur LEAP, ce qui constituait le principal défi opérationnel de l’exercice.

Dans l’autre sens, STMicro a subi une correction de plus de 10%. Le groupe a pourtant fait état d’une croissance supérieure à ses anticipations pour le troisième trimestre mais sa prévision pour le quatrième trimestre, qui devrait voir le chiffre d’affaires progresser autour de 5,7% et la marge brute stagner, déçoit les analystes. Le PDG du groupe a en outre confirmé un ralentissement de la demande en provenance de Chine. Par ailleurs le titre Atos a encore perdu 5,5% après une chute de 22% mardi. Soitec a abandonné 8,8% dans son sillage. À noter également,de grosses chutes journalières d’ArcelorMittal (-5,83%), Peugeot (-4,87%) ou encore Valeo (-4,42%).

Wall Street encore en nette baisse

Malgré les très bons résultats de Boeing -l’avionneur a annoncé viser pour la première fois de son histoire un chiffre d’affaires annuel de 100 milliards de dollars- qui ont permis aux Bourses américaines d’ouvrir plutôt stables, les différents indices sont très vite revenus dans le rouge. Vers 18h00, l’indice vedette de la place new-yorkaise, le Dow Jones Industrial Average, perdait 0,25%, à 25.129,67 points alors que le Nasdaq, à dominante technologique, cédait lui 1,03% à 7.361,12 points. De son côté, l’indice élargi -le S&P 500- lâchait 0,66% à 2.722,62 points.

Patrick O’Hare, analyste chez Briefing, juge « les nombreux investisseurs anxieux » au moment où l’indice S&P 500, qui regroupe les 500 plus grosses sociétés cotées aux Etats-Unis, a plongé de 6% depuis le début du mois. Le contexte international fait même craindre une « récession synchronisée » aux analystes de DataTrek, qui ont compilé les chutes des principaux indices boursiers mondiaux cette année, hors des Etats-Unis: -13% pour le Dax allemand, -6% pour le CAC 40 français, -22% pour l’indice composite de Shanghai et -3,3% pour le Nikkei japonais

Les dernières données macro-économiques ne sont par ailleurs guère rassurantes aux yeux des investisseurs, avec un repli de l’indice de conjoncture PMI Markit pour la zone euro, tombé à son plus bas niveau depuis septembre 2016, et une dégradation du climat des affaires dans l’industrie française.

Du côté des changes, l’euro reculait nettement vers 18h00, à 1,1392 dollar (-0,72%).

Quant au pétrole, le prix du Brent augmentait, à la même heure, de 0,84% à 76,88$ , après le plongeon d’hier (-4,5%), malgré des stocks de brut américains qui augmentent de nouveau fortement (+6,3 millions de barils), ce qui porte la hausse sur les cinq dernières semaines à près de 30 millions de baril.

Quentin Soubranne – ©2018 BFM Bourse

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