CAC 40 : L'accord sur le Brexit ne permet pas au CAC 40 de reconquérir les 5.000 points

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Net rebond du CAC en cette première séance de la semaine

(BFM Bourse) – Malgré le soutien du pétrole, l’accord entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne sur le Brexit et le rebond des valeurs technologiques, le CAC 40 ne parvient pas à repasser au-dessus des 5.000 points. L’indice phare finit tout de même en nette hausse de 0,97% à 4.994,98 points.

Après avoir évolué quasiment toute la séance au-dessus du seuil symbolique des 5.000 points, le CAC boucle finalement la séance légèrement en-deçà, à 4.994,98 points, en hausse de 0,99% dans un volume d’échanges plus important qu’en fin de semaine dernière (3,6 milliards d’euros). La Bourse de Paris démarre donc la semaine du bon pied, grâce aux propos constructifs du chef de l’exécutif italien, Matteo Salvini, sur le déficit dans le projet de budget 2019 ainsi qu’au rebond du pétrole qui s’était effondré vendredi. Ce rebond intervient également « dans le sillage de l’accord de divorce entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne » estiment les experts de Mirabaud Securities Genève.

De fait, après de longs mois de négociations entre le gouvernement de Theresa May et la Commission européenne, le divorce avec l’Union européenne a été officiellement scellé dimanche. Les conditions de celui-ci préservent largement les intérêts des membres de l’Union puisque l’accord respecte scrupuleusement les « lignes rouges » fixées par Bruxelles (intégrité du marché intérieur, respect des engagements financiers du Royaume-Uni ou encore l’assurance qu’une frontière ne réapparaîtra pas en Irlande). Reste à la Première ministre britannique à faire valider cet accord à la Chambre des communes mi-décembre. La tâche risque d’être ardue tant l’accord conclu est loin de délivrer la promesse initiale des Brexiters.

Grosse détente du spread italo-allemand

Matteo Salvini a affirmé lundi matin que le gouvernement italien appliquerait « le bon sens » pour son objectif de déficit, ouvrant ainsi la voie à une réduction par rapport de celui-ci par rapport à l’objectif de 2,4% qu’il défendait mordicus jusque là. Ce changement de ton intervient au surlendemain d’un dîner de travail samedi soir à Bruxelles entre le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et des membres du gouvernement italien. Un revirement qui a entraîné un bond de 2,77% de la Bourse de Milan lundi et un net relâchement du spread, le très surveillé écart entre les taux d’emprunt italien (le « Buono del tesoro poliennale ») et allemand (le « Bund ») à dix ans. Celui-ci s’est réduit à près de 293 points de base, contre 307 à la clôture vendredi soir. L’écart reste toutefois très important puisque quand l’Italie emprunte actuellement à 3,27% sur 10 ans, l’Allemagne obtient des taux à 0,36%.

Le rebond du Brent profitent aux valeurs pétrolières

Après avoir cédé près de 10% la semaine dernière, le baril de Brent repart à la hausse lundi, avec un rebond de 2,23% à 60,51 dollars vers 18h. Ce sursaut des cours de l’or noir dans un contexte de surabondance de l’offre et d’un ralentissement de la demande profite aux valeurs du secteur et notamment à Vallourec qui signe la meilleure performance du SRD avec un bond de 14,54% après avoir connu deux dernières semaines pour le moins chaotiques. Le supermajor français Total n’est pas en reste (+1,5%), tout comme les parapétroliers TechnipFMC qui réalise la plus forte hausse du CAC (+5,24%), CGG (+4,8%) ou Schlumberger (+1,72%).

Les technos bien orientées aussi

Les valeurs du secteur technologique profitent quant à elles des ventes mondiales du Black Friday qui ont bondi de 23,6% à 6,22 milliards de dollars cette année, un record, selon les chiffres publiés par Adobe Analytics. Selon cette étude, les ventes de smartphones ont dépassé les 2 milliards de dollars vendredi, ce qui pourrait permettre à Apple de reprendre des couleurs après une semaine très difficile. Sur la cote parisienne, STMicro, gros fournisseur d’Apple, reprend 2,78%. Atos (+3,86%) et Ingenico (+1%) progressent également.

Toujours au chapitre des hausses, Saint-Gobain annonce revoir de fond en comble son organisation, en ramenant notamment de 17 à 10 le nombre de membres dans son instance de direction, avec l’objectif d’améliorer sa marge d’exploitation de plus d’un point de pourcentage. L’initiative et l’ambition du groupe sont saluées par le marché (+4,06%, deuxième plus forte hausse du CAC).

À noter également, le rebond de Renault (+2,73) alors que l’économiste américano-libanais Nicholas Taleb milite pour la libération de Carlos Ghosn. L’emblématique patron de l’alliance a été déchu de son titre de président du conseil d’administration de Mitsubishi Motors lundi matin, quelques jours après sa révocation de Nissan pour des malversations financières présumées.

Wall Street ouvre en hausse

La Bourse de New York montait à l’ouverture lundi, rebondissant après plusieurs séances chahutées à la faveur, elle aussi, d’un regain de vigueur du pétrole et de progrès politiques en Europe (Italie et Brexit). Sous l’effet d’un plongeon des cours de l’or noir et d’Apple, le Dow Jones avait perdu 4,44% et le Nasdaq 4,26% la semaine dernière, écourtée par les célébrations de Thanksgiving aux États-Unis. Lundi, vers 18h15, l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, gagnait 1,14% quand l’indice technologique, le Nasdaq, rebondissait lui de 1,37%, notamment porté par Amazon (+3,57%) et Facebook (+3,13% vers 18h15).

Sur le marché des changes, la monnaie unique reste stable face au billet vert, à 1,1343 dollar (+0,05%).

Quentin Soubranne – ©2018 BFM Bourse

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