CAC 40 : Le CAC 40 débute l’année 2020 à plus de 6000 points

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(BFM Bourse) – Après une année 2019 extrêmement porteuse, le marché parisien entame la nouvelle année sur une hausse de plus de 1%, se hissant à 6041,50 points, en dépit d’indicateurs macro-économiques pour le moins médiocres. De leur côté, les indices américains ouvrent l’exercice sur de nouveaux records historiques.

Bien sûr, une séance ne donnera jamais le ton d’une année boursière dans son ensemble. 2019 qui s’est soldée par une hausse de 26,37% du CAC 40, sa meilleure année depuis 1999, avant démarré en repli de 0,87%… Difficile donc d’y voir un présage quelconque, mais toujours est-il que 2020 débute de façon particulièrement dynamique en Bourse. L’indice phare tricolore s’est adjugé 1,06% à 6.041,50 points. Tous les opérateurs n’ayant pas encore repris le chemin des salles de marché en cette période de congés pour les fêtes, les volumes d’échanges se sont limité à 2,5 milliard d’euros.

L’année 2019 s’est donc soldée par des performances très élevées pour l’ensemble des actifs risqués. La guerre commerciale sino-américaine, les crispations politiques autour du Brexit puis les vives tensions sociales en Amérique du Sud et à Hong-Kong n’ont finalement occasionné que des tensions sporadiques, observe Axel Botte, stratégiste international d’Ostrum Asset Management. Au contraire, la cote des actions a connu une accélération haussière inattendue à partir de septembre. Un dynamisme qui s’explique en grande partie par l’action des banques centrales, aussi bien la Fed que la BCE, et l’espoir indéfectible d’une solution (fût-elle partielle) au différend commercial entre la Chine et les Etats-Unis.

Mais cette performance de premier plan en 2019 doit être relativisée en regarde de l’importante correction enregistrée sur la fin de l’année précédente, soulignent les experts de La Banque Postale Asset Management, Hervé Goulletquer et Stéphane Deo. “Certes, entre le cours de clôture de 2018 et celui de 2019, l’Euro Stoxx a gagné presque 25%, mais depuis fin 2017 il n’a gagné que 7%. Sur deux ans c’est loin d’être extraordinaire. Dans une large mesure 2019 ne fait que rattraper 2018″, observent-ils.

L’élan de 2019 s’est quoi qu’il en soit prolongé en cette première séance de 2020, ceci en dépit de publications macro-économiques plutôt ternes en regard de la santé des secteurs manufacturiers. En Chine, l’indice Caixin de décembre est ressorti sous le consensus, mais néanmoins toujours au-delà du seuil de 50 qui dénote une expansion de l’activité (à 51,5, contre 51,7 attendu). En Europe, la version finale de l’indice PMI Markit est apparu au contraire supérieur au consensus à 46,3, au lieu de 45,9 attendu, mais il signale donc toujours à moins de 50 une contraction de l’activité manufacturière (la France faisant exception, avec un indice national à 50,4).

De façon plus rassurante aux Etats-Unis, le PMI manufacturier (nous parlons toujours d’une lecture finale pour décembre) a légèrement progressé à 52,4, presque au niveau attendu, soit un niveau qui indique une progression assez robuste de l’activité dans les usines du pays.

Après deux heures et demi de cotations outre-Atlantique, le Dow Jones engrangeait 0,6%, autant que le Nasdaq Composite, tandis que le S&P 500 avançait de 0,27%.

Sur le marché parisien, Airbus Group (+2,3%) a brillé plus vivement que jamais. Le titre de l’avionneur, en hausse au cours de 10 des 11 dernières années, a pris la tête du CAC 40 après avoir parfaitement rempli son objectif annuel de livraisons. Sa division d’aviation commerciale a livré 863 avions l’an dernier, ce qu’aucun constructeur auparavant n’avait accompli. Pour la première fois depuis 2011, Airbus ceint donc son front de la couronne de premier constructeur mondial, son rival Boeing étant voué à afficher une chute considérable de son activité en raison de l’interruption des livraisons du 737MAX.

Dans le CAC 40 toujours, Peugeot a gagné 2,1% après avoir annoncé la cession de sa participation dans une co-entreprise, détenue jusqu’ici conjointement avec Chongqing Chang’an Automobile. Spécialisée dans la marque DS, cette entité chinoise voyait ses ventes fondre depuis quelques années.

Vivendi a encore grimpé de 1,7% dans le sillage du projet de cession à Tencent de 10% du capital d’Universal Music Group pour 3 milliards de dollars. En outre Tencent Music Entertainment pourrait prendre une participation minoritaire au capital de la filiale d’UMG regroupant les activités chinoises de ce dernier

La dynamique retrouvée du secteur biotech au cours de la fin 2019 ne s’est pas non plus démentie, Innate Pharma (+12,4%) prenant la tête du segment, l’Agence Européenne du Médicament ayant accepté d’examiner le dossier de mise sur le marché d’un nouveau traitement (déjà homologué aux Etats-Unis) d’une forme de leucémie, à tricholeucocytes, appelé Lumoxiti. Dans le même secteur, Poxel a pris 11,8%, Adocia +8,9% et Nanobiotix 8,6%.

Après un départ positif, les cours de l’or noir s’orientaient à la baisse en fin de journée, le baril de WTI reculant de 0,43% à 60,80 dollars et le Brent de 0,23% à 65,85 dollars.

Sur le marché des changes, l’euro (en baisse de 2,2% sur 2019) a flanchait de 0,84% à 1,1170 dollar, les opérateurs s’attendant à voir le billet vert soutenu par le maintien en 2020 d’un différentiel favorable de taux d’intérêt entre les Etats-Unis et l’Europe.

Guillaume Bayre – ©2020 BFM Bourse

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