CAC 40 : Le CAC 40 en pause pour la deuxième séance consécutive

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(BFM Bourse) – Après avoir atteint mardi pour la première fois depuis l’été 2007 le niveau de 5900 points, le CAC 40 s’est marginalement replié jeudi, en préservant néanmoins de justesse ce seuil symbolique. L’incertitude quant à la suite des événements sur le dossier commercial sino-américain pousse à l’attentisme.

Au lendemaind’un repli limité, le marché parisien a encore très peu varié jeudi, terminant juste au-dessus de 5900 points. N’ayant cessé d’osciller autour de la ligne d’équilibre, l’indice phare a clôturé à 5.901,08 points précisément, en repli de 0,1%. Après le recul de 0,21% de mercredi, il faut noter que le CAC 40 enchaîne ainsi deux séances d’affilée dans le rouge ce qui mine de rien ne s’était pas produit depuis près d’un mois.

Les propos récents de Jerome Powell devant le Congrès américain, confirmant que le patron de la Réserve fédérale était “à l’aise” avec le niveau des taux d’intérêt -suggérant au moins une pause dans le récent cycle de baisse- n’ont évidemment rien fait pour relancer l’appétit des investisseurs. Ces derniers hésitent d’autant plus à prendre de nouvelles positions à l’achat que le CAC accumule depuis le début de l’année une avance proche de 25%. Pour l’instant, 2019 pourrait être la meilleure année depuis 2013 sur l’indice parisien. Corrélativement, les volumes d’échanges se sont réduits à moins de 2,4 milliards d’euros.

Dans le reste de l’actualité, les discussions entre les Etats-Unis et la Chine occupent toujours le devant de la scène. “Le compromis ne semble pas gagné du côté de Donald Trump qui n’est pas enclin à céder sur les questions d’achats de produits agricoles. En plus des incertitudes sur ces négociations qui pèsent sur les marchés, les investisseurs ont pris connaissance de mauvaises statistiques en provenance d’Asie”, a noté Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Bank.

L’industrie ralentit en Chine

De fait, les investisseurs ont pris connaissance, jeudi matin, de statistiques qui n’incitent pas particulièrement à l’optimisme. En Chine, la production industrielle et les ventes au détail ont en effet nettement ralenti en octobre tandis que l’investissement est pour sa part tombé au plus bas sur un mois depuis 21 ans. Dans le détail, la production industrielle a progressé en octobre de 4,7% seulement sur un an, contre 5,8% en septembre. Les ventes de détail ont quant à elles limité leur progression à +7,2% contre +7,8% le mois précédent.

Également à noter, l’économie allemande a échappé à la récession au troisième trimestre (+0,1% alors que le consensus misait sur -0,1%) grâce à la bonne tenue de la consommation, à l’augmentation de la dépense publique et au dynamisme de la construction, montre jeudi la première estimation du produit intérieur brut établie par Destatis.

Bouygues bat le consensus et fait mieux que ses pairs

Peu d’actualités à signaler sur le front des valeurs, même chez Bouygues qui a finalement limité son avance à +0,75%. Le conglomérat français présent dans la construction, les télécoms et les médias a fait part d’une solide croissance sur les neuf premiers mois de son exercice 2019, les résultats dévoilés jeudi matin ayant dépassé les attentes des analystes. De même, alors qu’EDF gagnait près de 3% en début de matinée après avoir fait part d’un chiffre d’affaires en hausse de 3,4% à 50,94 milliards d’euros et confirmé ses objectifs 2019 (malgré une révision à la baisse de sa prévision de production d’électricité nucléaire), le titre a terminé à seulement +0,9%.

Au sein de l’indice phare, Thales a signé la meilleure performance (+3,5%), essentiellement par le fait d’un rebond technique après quatre séances consécutives de baisse.

Parmi les plus fortes baisses, Jacquet Metal Service a flanché de 8,1%, le distributeur d’aciers spéciaux étant sanctionné pour le plongeon de ses résultats au troisième trimestre.

Soutenus la veille par des propos du secrétaire général de l’Opep la veille (le nigérian Mohammed Barkindo a en effet affirmé mercredi s’attendre à une possible “amélioration” de la demande en 2020, notamment si les Etats-Unis et la Chine parviennent à un accord commercial), les principaux barils évoluaient en ordre dispersé avec un repli du WTI de 0,25% à 56,98 dollars, cette variété de brut US étant pénalisée par une hausse du niveau des stocks stratégiques pour la troisième semaine consécutive, alors que le Brent européeen gagnait péniblement 0,08% à 62,42 dollars.

Après avoir testé à la baisse le seuil de 1,10 dollar, la monnaie se reprenait quelque peu à 1,1014 dollar (+0,05%) en fin de séance européenne.

Guillaume Bayre – ©2019 BFM Bourse

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