CAC 40 : Le CAC 40 repart de l’avant mais FDJ finit dans le rouge

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(BFM Bourse) – À l’aube d’une semaine qui sera marquée par la trêve de Thanksgiving outre-Atlantique, le marché parisien est repassé au-delà des 5.900 points lundi en s’adjugeant 0,54%. Les valeurs cycliques, à l’image des minerais et métaux, ont été recherchées, à l’inverse des valeurs de rendement comme la Française des Jeux qui a flanché de 4,2%.

Après avoir reculé de 0,78% la semaine dernière sous le coup d’un net changement de tonalité de la part de Donald Trump au sujet des discussions commerciales avec la Chine, le CAC 40 est reparti de l’avant lundi, gagnant 0,54% à 5.924,86 points.

N’y sommes nous point encore ? Nous y voici donc, à ce fameux accord commercial ? La réponse est toujours “peut-être”, mais à en croire cette fois les médias chinois la conclusion se rapproche. La presse locale, en l’occurrence le Global Times (qu’on imagine difficilement s’exprimer sans avoir pris l’avis des autorités), a rapporté que la Chine et les États-Unis étaient très proches de la conclusion d’un accord commercial de phase 1, et anticipait même sur les prochaines discussions pour un second volet. Autre signe de bonne volonté du gouvernement, les sanctions infligées aux entreprises prenant trop de libertés avec la propriété intellectuelle d’autrui pourraient être durcies.

Alors que la semaine dernière avait plutôt été marquée par une détérioration des relations commerciales sino-américaines, un nouveau regain d’optimisme a donc permis au marché parisien de rebondir à plus de 5.900 points, dans un volume d’échanges qui est toutefois resté limité, à moins de 2,4 milliards d’euros.

Du côté de Wall Street, au terme des deux premières heures d’échanges le Dow Jones prenait 0,5%, le S&P 500 +0,6% et le Nasdaq +1,2%. “Encore un sommet boursier. Appréciez !”, a d’ailleurs lancé le président des Etats-Unis à ses abonnés sur Twitter.

Donald Trump a de fait de bonnes raisons d’attendre une nouvelle hausse des marchés cette semaine, qui sera marquée par la fête de Thanksgiving (avec fermeture de Wall Street jeudi et vendredi après-midi). Au cours des 74 dernières années, les indices ont progressé trois fois sur quatre pendant cette fameuse semaine propice aux retrouvailles familiales mais aussi ode à la consommation… Et même progressé significativement lorsque Wall Street affichait déjà au moins 10% de hausse depuis le début de l’année (c’est évidemment le cas en 2019).

LVMH finalise le rachat de Tiffany

Galvanisé par l’officialisation du rachat de Tiffany pour un montant de 16,2 milliards de dollars -offre relevée de 12% par rapport à la proposition initiale à 120 dollars par action- le titre LVMH tutoie de nouveau son plus haut historique avec un gain de 2,02% à 404,25 euros (record à dépasser : 407,85 euros).

Particulièrement sensible à la thématique commerciale, le secteur des minerais et métaux avait également le vent en poupe lundi matin, avec des hausses de 2,9% pour ArcelorMittal (meilleure performance de l’indice phare), de 1,6% pour Imerys ou 0,9% pour Eramet.

Par ailleurs, l’opérateur immobilier Icade a grimpé de 1,65% après l’annonce de la signature d’un accord pour acquérir 19 actifs de maisons médicalisées pour personnes âgées situées en Allemagne, pour un montant de 266 millions d’euros.

Parmi les biotechs, Abionyx a rebondi de 1,84% (plus de 66% de gains en l’espace d’une semaine) tandis que le suisse Novartis a officialisé le rachat d’une biotech américaine, Medicines Co., pour 10 milliards de dollars. Le lien extrêmement ténu entre les deux événements étant qu’Abionyx, sous son ancien nom de Cerenis, travaillait à un projet ciblant une enzyme, PCSK9, qui participe au métabolisme du cholestérol, comme c’est le cas de la molécule phare de Medicines Co. Inversement Genfit cédait 2,9% après qu’une biotech américaine a fait une croix sur sa molécule seladelpar, qu’on peut classer dans la même grande famille (inhibiteurs de PPAR) que l’élafibranor de Genfit… Là aussi une analogie douteuse.

Du côté des déceptions, la FDJ a signé sa première acquisition depuis son introduction en Bourse avec le rachat à Idinvest Partners de l’éditeur de logiciels Bimedia. Cela n’a pas empêché le titre de perdre 4,2% en clôture.

Interparfums reste décidément à la traîne, avec un recul de 4,5% (après -5,5% vendredi et -5,8%).

À désormais dix jours de la prochaine réunion de l’Opep+ à Vienne pour décider du futur de l’accord de limitation de la production, les prix du pétrole évoluaient en ordre dispersé, le baril de Brent fléchissant de 1,5% à 62,44 dollars, quand celui de WTI progressait de 0,21% à 57,89 dollars.

La parité eurodollar évoluait toujours au profit du billet vert, la monnaie unique lâchant 0,08% à 1,1012 dollar en fin de journée.

Guillaume Bayre – ©2019 BFM Bourse

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