CAC 40 : Le CAC 40 reprend un peu de hauteur, Carrefour et Ubisoft brillent

Mots-clefs : , , , ,

(BFM Bourse) – L’appel du pied du géant québécois du commerce de proximité Couche-Tard en direction de Carrefour a provoqué une envolée du groupe français mercredi en Bourse. L’éditeur de jeux vidéos Ubisoft a quant à lui profité de l’annonce d’une collaboration avec Disney pour le développement d’un nouveau jeu ancré dans l’univers de Star Wars.

Plutôt assoupi en début de semaine, le marché parisien est un peu sorti de sa torpeur mercredi à l’annonce d’une possible -rien de certain à ce stade- opération capitalistique de grande ampleur sur un groupe français emblématique. Le leader tricolore de la distribution Carrefour fait en effet l’objet d’une approche amicale de la part du groupe québécois Alimentation Couche-Tard en vue d’un éventuel rapprochement – entendre un rachat. De quoi doper le cours de Carrefour, et relancer une actualité qui tendait un peu à s’éteindre sur le front micro-économique. Au final, le CAC 40 est remonté de 0,21% à 5.662,67 points, après deux séances de repli consécutives. Près de 3,7 milliards d’euros ont été échangés, un volume en nette progression par rapport aux derniers jours.

Le groupe nord-américain Alimentation Couche-Tard Inc. (pour “incorporée” bien entendu) pèse près de deux fois plus lourd en Bourse que l’enseigne tricolore et dispose d’une importante marge de manœuvre financière. Majoritairement présent aux Etats-Unis (7.100 magasins dans 47 des 50 Etats) et bien entendu au Canada, le groupe a déjà bien entamé son expansion à l’international mais le groupe conserve un gros appétit, visant à doubler son taux de croissance avec des acquisitions. Sans aller jusqu’au prix de 20 euros envisagé, faute de certitude sur l’aboutissement d’un tel projet, Carrefour qui a insisté sur le caractère “très” préliminaire des discussions (l’adverbe ne figure pas dans les communiqué de l’initiateur) a tout de même vu son cours bondir de 13,4% à 17,54 euros, soit un plus haut depuis l’été 2019. Par répercussion, Casino a accéléré de 3,9%.

Ubisoft a crû de 5,5% pour sa part grâce à l’annonce d’une collaboration “de long terme” avec Lucasfilm Games (Disney) pour le développement d’un nouveau jeu ancré dans l’univers de Star Wars. L’objectif est d’enrichir “l’incroyable héritage de Lucasfilm avec un jeu qui saura ravir les fans”, autant dire que le défi est de taille.

Valneva continue à profiter de l’intérêt pour son vaccin

Dans le reste du palmarès, Valneva s’est élevé à de nouveaux sommets, ajoutant 7,6% aux 14,6% gagnés mardi à l’annonce du projet d’acquisition par l’Union européenne de son vaccin en cours de développement contre le coronavirus.

Eramet a rebondi de 3,3% après la chute provoquée mardi par l’avertissement sur sa filiale SLN, pénalisée par les troubles en Nouvelle-Calédonie. Tout en reconnaissant la situation financière difficile dans laquelle se trouve le groupe, Oddo BHF pointe cependant de possibles catalyseurs en 2021 et relève son cours cible de 45 à 56 euros.

En termes d’indicateurs financiers au titre de la fin de l’année civile 2020, la semaine dernière avait déjà amené son lot de bonnes surprises notamment de la part de Saint-Gobain, Sodexo ou STMicrolectronics.

Carnet de commandes plein pour Prodways Group

À leur suite, c’est le spécialiste des solutions de dématérialisation de documents de gestion Esker qui vient d’apporter en étrennes à ses actionnaires d’excellentes nouvelles vis-à-vis de son activité ces derniers mois. Le groupe a tout bonnement réalisé le meilleur trimestre et la meilleure année de son histoire: le chiffre d’affaires annuel s’établit à 112,3 millions d’euros, en croissance de 9% à taux de change constants et de 8% à taux de change courants, dont 30,9 millions d’euros au 4e trimestre. L’action a gagné 4%.

Le promoteur immobilier nantais Réalités s’est adjugé 5,3% alors que la direction a fait savoir qu’en dépit du contexte pénalisant lié à la crise sanitaire, le chiffre d’affaires 2020 devrait dépasser 200 millions d’euros, en croissance d’au moins 20%. Le groupe visait jusqu’alors 190 millions.

Le spécialiste de l’impression 3D industrielle et professionnelle Prodways Group, réputé en particulier pour sa division produits dentaires, a bondi quant à lui de 19% au vu de l’allongement de son carnet de commandes, grâce à accord avec un acteur mondial de premier plan (non divulgué).

Les stocks de pétrole diminuent

Récemment arrivé en Bourse, Hoffmann Green Cement (+4,3%) a profité de la signature d’un contrat pour fournir pour les 5 prochaines années au promoteur vendéen Ouest Réalisations son ciment “décarboné” (sans clinker) en vue de la construction de logements collectifs et de bâtiments tertiaires, inscrivant un nouveau plus haut historique en 15 mois de cotations.

Outre-Atlantique, les principaux indices s’affichaient stables (pour le Dow) ou en légère hausse (S&P 500 +0,2% et Nasdaq Composite +0,6%) au moment où clôturait la Bourse de Paris, les gérants tentant de se projeter au-delà des rancœurs que génère la fin de mandat de Donald Trump, menacé d’une nouvelle procédure d’impeachment à quelques jours de la transition.

Initialement portés par l’annonce par l’American Petroleum Institute (API, l’instance interprofessionnelle) d’une déplétion de 5,8 millions de barils du niveau des stocks aux Etats-Unis au cours de la semaine écoulée, beaucoup plus importante que ce qu’attendaient les analystes, les cours pétroliers inversaient la vapeur en fin de journée avec -0,6% pour le Brent à 56,24 dollars et -0,3% pour le WTI à 53,05 dollars.

Sur le marché des changes, l’euro abandonnait 0,39% à 1,2161 dollar, alors que “les perspectives de reprise s’assombrissent en Europe à mesure que les confinements se rallongent et les restrictions sanitaires se durcissent”, souligne l’équipe d’analystes de Western Union Business Solutions, à savoir Guillaume Dejean et Jean Daubas.

Guillaume Bayre – ©2021 BFM Bourse

Actu et Conseils – BFM Bourse

Partager cet article