CAC 40 : Le CAC 40 reste bien campé sur les 6.000 points, Renault décolle

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(BFM Bourse) – La Bourse de Paris fait preuve d’une résistance certaine face à l’intensification des tensions géopolitiques en ce début 2020. Mardi, l’indice phare tricolore a fini quasiment à l’équilibre, Renault finissant aux premiers rangs du palmarès tandis que se confirme la prochaine arrivée du patron de Seat, Luca de Meo, en tant que directeur général.

Au lendemain d’une séance bouclée sur un repli somme toute limité (-0,5%) au regard des déclarations belliqueuses entre Donald Trump et les dirigeants iraniens, faisant craindre une escalade militaire au Moyen-Orient quelques jours après la mort du général Soleimani, architecte de l’influence régionale de l’Iran, la Bourse de Paris a fait preuve de résistance mardi, terminant quasiment à l’équilibre (-0,02% à 6.012,35 points précisément). Les volumes d’échanges sont restés moyens à 2,75 milliards d’euros.

“Le marché veut voir les choses de façon plus constructive. Bagdad 2020 ne sera pas Sarajevo 1914” estime ainsi Hervé Goulletquer, stratégiste de la Banque Postale Asset Management dans sa note matinale, en référence à l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, qui avait déclenché la Première Guerre mondiale. “Au vu des mouvements de prix d’actifs les plus récents, le marché paraît partager notre analyse selon laquelle “le pire n’est pas toujours certain” […] et les investisseurs paraissent aujourd’hui donner du crédit aux dirigeants américains et iraniens quand ils déclarent ne pas vouloir déclencher une guerre ouverte” ajoute-t-il.

“Des nouvelles plus favorables sur l’activité économique mondiale peuvent aussi expliquer ce regain de confiance sur les marchés. Le PMI composite monde a progressé de 51,4 à 51,7 en décembre”, avec une progression des services et un léger repli du secteur manufacturier, relève également Hervé Goulletquer.

Outre-Atlantique, le Dow Jones limitait son recul à -0,24% et le S&P 500 à -0,16%, tandis que le Nasdaq Composite grappillait 0,11% au moment de la clôture européenne. Relativisant les risques de surenchère entre les USA et l’Iran, les opérateurs s’appuyaient notamment sur des données macro-économiques encourageantes, à l’image du net rebond de l’ISM de services à un plus haut de quatre mois en décembre. Par ailleurs, le titre Boeing reprenait 2,3% sur fond de rumeurs évoquant un intérêt pour le titre de la part de Berkshire Hathaway, après une dévalorisation de 15% de la capitalisation de l’avionneur au dernier trimestre 2019.

Rotation sectorielle au sein du CAC

Sur le terrain des valeurs française, une reprise s’est opérée mardi parmi les secteurs ayant souffert lundi. Le fabricant de matériaux semi-conducteurs STMicroelectronics a rebondi ainsi de 2,5% au lendemain d’un repli de 2,2%, quand ArcelorMittal a repris 0,8% (-1,7% lundi).

Les valeurs du luxe (+1,25% pour Hermès, +0,9% pour Kering, plus modestement +0,2% chez LVMH) ont également retrouvé une meilleure orientation, tout Société Générale (+1,2%) après les déclarations de Frédéric Oudéa, évoquant de possibles fusions.

Après avoir signé l’an dernier la plus mauvaise performance de l’échantillon du CAC 40, Renault a rebondi de 3,5% alors que la constitution de son nouvel état-major se précise avec l’arrivée de Gilles Le Borgne, ex-directeur qualité et ingénierie de PSA, et surtout celle de Lucas de Meo à la direction générale.

Sur le reste de la cote, le leader européen des camping-cars Trigano a cédé 4%, le groupe ayant démarré son exercice 2019-2020 par une nouvelle contraction de ses ventes.

De son côté, Kerlink a terminé un léger repli (-0,5%) une séance extrêmement fluctuante, où le titre a poursuivi son avance au-delà de +10% avant de revenir sur ses gains, accumulant quoi qu’il en soit un impressionnant rebond à l’échelle des derniers mois.

Après avoir touché des plus hauts depuis plus de six mois en réaction à la mort du général Soleimani, les cours de l’or noir se repliaient mardi, le baril de Brent lâchant 1,18% à 68,10 dollars quand le WTI perdait 1,15% à 62,54 dollars.

Enfin, la monnaie unique corrigeait de 0,53% à 1,1138 dollars, tandis que l’once d’or se maintenait à 1572,60 dollars (+0,25%).

Guillaume Bayre – ©2020 BFM Bourse

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