CAC 40 : Le CAC 40 retient son souffle avant la décision de la banque centrale des Etats-Unis

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(BFM Bourse) – L’imminence de l’annonce de la décision de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt a poussé les opérateurs à l’attentisme. Après s’être envolé de 2,2% mardi, le CAC 40 est resté proche de la zone d’équilibre toute la journée pour clôturer sur un gain minime de 0,16%. Après l’euphorie de la veille liée notamment au regain d’espoir quant à un accord commercial sino-américain, les secteurs cycliques comme l’automobile sont néanmoins restés bien orientés.

Au lendemain d’un sommet depuis début mai enregistré mardi dans la foulée des déclarations de Mario Draghi, puis de celles de Donald Trump, le marché parisien a opté pour le statu quo mercredi, les opérateurs retenant leur souffle avant la décision de la Fed, connue vers 20h. Le CAC 40 a avancé au final de 0,16% à 5.518,45 points, dans un volume de 3,5 milliards d’euros.

Mardi, le CAC 40 avait dans un premier temps progressé grâce à la promesse de Mario Draghi d’un nouvel assouplissement monétaire de la part de la BCE au besoin. Puis le marché avait encore accéléré lorsque le président des Etats-Unis s’est avisé de réagir. Donald Trump a dénoncé la baisse de l’euro et l’envolée des indices européens, jugeant que la politique de la Banque Centrale Européenne donnait un avantage concurrentiel injuste aux entreprises européennes face aux américaines. La pression sur Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale (régulièrement critiqué par Trump, qui l’avait pourtant préféré à Janet Yellen nommée par Obama), pour une prochaine baisse des taux directeurs aux Etats-Unis, est donc maximale. L’institution rendra publique sa décision ce soir après la clôture européenne, au terme de deux jours de réunion du comité de politique monétaire.

Mais le président américain ne s’était pas contenté de partager son sentiment sur les politiques monétaires respectives de part et d’autre de l’Atlantique. Comme pour montrer que si quelqu’un sur cette planète pouvait vraiment faire la pluie et le beau temps sur les marchés financiers, il a annoncé avoir discuté par téléphone avec son homologue chinois et confirmé son souhait de s’entretenir longuement avec Xi Jinping lors du prochain G20. De quoi remettre sur la table l’hypothèse d’un prochain règlement du conflit commercial entre les deux pays, levant la principale hypothèque pesant sur la croissance mondiale et sur la valorisation des actifs à risque.

Par contraste, la séance écoulée a au contraire été très calme, en l’absence de nouveaux rebondissements. En attendant la confirmation par le président de la Fed d’une baisse des taux d’ici cet été (l’absence d’indications claires en ce sens risquerait fort en tous cas de déstabiliser les investisseurs), les opérateurs n’ont guère modifié leurs positions.

La première place du CAC 40 est allée à Valeo (+3,4%), dans un secteur automobile bénéficiaire au premier chef des espoirs de réconciliation entre la Chine et les Etats-Unis (premier et deuxième marchés mondiaux pour l’auto) avec également Plastic Omnium (+3,9%) et Faurecia (+3,6%). C’est Tarkett qui a le plus fortement progressé au sein du SBF 120, soit un gain de 4,75% après la présentation d’un plan stratégique visant à porter le taux de marge à 11% en 2022. L’action du spécialiste des revêtements de sol évolue ainsi à son plus haut de l’année.

STMicroelectronics s’est adjugé 2,2%, alors que Morgan Stanley a repris le suivi du dossier avec un avis positif et un objectif de 18 euros. Hors de l’indice, c’est aussi une note d’analyste, celle d’Exane BNP Paribas, qui soutient Groupe ADP (+3,2%). À l’inverse, la dégradation d’acheter à conserver du conseil d’HSBC sur Air France-KLM a plombé le titre de la compagnie franco-néerlandaise, qui a lâché 3,6%.

EDF a reculé de 1,1% alors qu’un nouveau retard dans la mise en service de la centrale de Flamanville est évoqué, du fait de reprises à réaliser sur l’ouvrage…

Sur le marché des changes, l’euro remontait de 0,25% à 1,1222 dollar quelques heures avant le verdict de la Fed, après une correction de plus de 1% de la monnaie unique en l’espace d’une semaine.

De légères prises de bénéfices se sont matérialisées sur le pétrole, avec un repli de 0,52% du WTI à 53,62 dollars, tandis que le Brent rétrocédait 0,21% à 62,01 dollars après une hausse mardi qui était allée et jusqu’à plus de 4% en séance.

Guillaume Bayre – ©2019 BFM Bourse

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