CAC 40 : Les fameux bénéfices du CAC 40 se sont transformés en pertes au premier semestre

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(BFM Bourse) – Les 40 pensionnaires de l’indice vedette du marché parisien ont vu fondre leurs revenus (-17,7%) au cours des six premiers mois de l’année, et enregistré, une perte nette cumulée d’environ 400 millions d’euros selon un décompte provisoire de l’AFP, alors qu’ils avaient dégagé quelque 44 milliards de bénéfices sur la même période en 2019. Si seulement 13 groupes sur 40 sont tombées dans le rouge, les pertes de Total, Renault ou Unibail pèsent lourd.

Les entreprises cotées au CAC 40 ont, conjointement, accusé une perte nette au premier semestre à cause des perturbations provoquées par la pandémie de Covid-19, selon un décompte provisoire réalisé jeudi par l’AFP. Les 37 sociétés de l’indice phare parisien qui ont déjà diffusé leurs résultats semestriels -Bouygues est attendu le 27 août, CapGemini le 3 septembre et Pernod Ricard, dont l’exercice est décalé, fin décembre prochain- ont accumulé 400 millions d’euros de perte nette sur la première moitié de l’année. Au premier semestre de 2019, elles avaient dégagé près de 44 milliards d’euros de bénéfice net.

Ces groupes ont engrangé un chiffre d’affaires cumulé de plus de 535 milliards d’euros au cours de la période, en chute de 17,7% sur un an, réalisé à perte la plupart du temps étant donné des coûts difficilement compressibles en une période aussi courte. Et la pandémie de coronavirus, qui a mis à l’arrêt l’économie mondiale, a laissé des traces dans tous les secteurs d’activités.

“On n’a jamais connu une dégradation aussi forte des résultats”, observe auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance. “Malgré quelques chutes spectaculaires, on remarque quand même la résilience d’un grand nombre d’entreprises du CAC 40 dans ce contexte de crise sans précédent”, nuance-t-il toutefois.

13 groupes sur 40 dans le rouge

Le géant pétrolier Total, habitué à caracoler en tête du classement avec plusieurs milliards de bénéfices, se retrouve tout en bas du tableau, avec une perte de 8,4 milliards de dollars (environ 7,6 milliards d’euros), liée à de lourdes dépréciations d’actifs et à la chute des cours du brut. Le constructeur automobile français Renault (perte de 7,3 milliards d’euros) et le poids lourd français des centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield (3,7 milliards d’euros de pertes) ont également affecté les comptes globaux. Pour l’heure, 13 groupes du CAC 40 de différents secteurs ont plongé plus ou moins brutalement dans le rouge au cours du semestre.

“Il y a des secteurs qui ont plus souffert que d’autres, notamment les valeurs industrielles, ce qui est logique puisque tout était à l’arrêt” pendant la crise sanitaire, a également commenté auprès de l’AFP Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille à Mirabaud France. “Mais ce qui est le plus marquant c’est les différences entre les sociétés d’un même secteur”, précise-t-il.

Ainsi, si Renault affiche une perte historique, son concurrent PSA est resté rentable sur la période, malgré un plongeon de 67,5% de son bénéfice net, à 595 millions d’euros. Même schéma dans le compartiment bancaire où BNP Paribas a dégagé un bénéfice net de 3,6 milliards d’euros tandis que Société Générale a fait état d’une perte de 1,6 milliard d’euros.

Quentin Soubranne – ©2020 BFM Bourse

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