CAC 40 : Malgré l'envolée de Derichebourg, le CAC 40 reste assoupi pour sa dernière séance de 2020

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(BFM Bourse) – L’indice parisien se replie marginalement à la mi-journée, moins de deux heures avant la clôture exceptionnellement avancée à 14h05.

Comme la veille, la Bourse de Paris s’inscrit en léger repli jeudi, dernière séance (écourtée puisque le fixing de clôture débutera à 14h00) de l’année 2020. L’intérêt de maintenir le marché ouvert ce 31 décembre peut poser question, certains opérateurs comme la Bourse de Francfort ou celle de Tokyo préférant faire l’impasse sur un simulacre de séance, peu susceptible de faire bouger les lignes. Dans un marché somnolent, où les volumes battent des records de faiblesse -à peine plus de 275 millions d’euros échangés- l’indice phare glisse de 0,13% vers 12h20 à 5.591.93 points, en piste pour un repli annuel de l’ordre de 6,5%.

Un score qui est loin de traduire tout la palette d’émotions par laquelle sont passés les investisseurs. Cette année, la Bourse de Paris a en effet subi la plus forte chute de toute son histoire le jeudi 12 mars, s’effondrant alors 12,28% en clôture, à 4.044,26 points, pendant que Wall Street enregistrait de son côté sa plus forte chute depuis le krach de 1987 face à l’expansion du Covid-19, classé la veille comme “pandémie” par l’OMS. Deux séances plus tard, le lundi 16 mars, l’indice a touché un plancher à 3.632,06 points en séance, un niveau inédit depuis près de sept ans. Mais à partir de là, un rebond spectaculaire s’est enclenché : +40% en moins de trois mois, les investisseurs pariant sur les retombées des plans d’aide d’ampleur inédite mis en place tant aux Etats-Unis qu’en Europe, alors que le premier confinement était levé.

Flambée de 20% en novembre

Relativement stable au cours de l’été, l’indice tricolore a ensuite connu en novembre, avec les principaux marchés de la planète, une envolée tout aussi incroyable grâce à l’élection du démocrate Joe Biden (tempérée par le maintien probable d’une majorité républicaine au Sénat, constituant un contre-pouvoir globalement apprécié des investisseurs) et aux premiers résultats enthousiasmants de vaccins en développement grâce à la fameuse technologie de l’ARN messager. Sur le seul onzième mois de l’année, le CAC 40 a ainsi gagné 20,12%, remontant à 5.518,55 points. Soit, de très loin, sa meilleure performance mensuelle en valeur absolue -plus de 924 points regagnés par rapport à octobre- et la deuxième meilleure en pourcentage. En février 1988 la flambée avait atteint 24,47%, à l’époque cela ne représentait que 220 points.

À noter que malgré le scandale Wirecard, valeur exclue trop tardivement de l’indice phare francfortois, le Dax affiche une performance positive de 3,55%, surclassant donc le CAC 40 qui reste dans le rouge même dans sa version dividendes réinvestis.

Derichebourg marque la dernière séance de l’année

À Paris, une société cotée a réussi à surprendre son monde en cette dernière séance : Derichebourg qui flambe de 15% alors que la société familiale a annoncé entrer en négociations exclusives en vue de racheter Ecore (Guy Dauphin Environnement), l’un des leaders du recyclage en France et en Europe, autrement dit son principal concurrent. Le prix n’est pas divulgué à ce stade des discussions, mais Derichebourg assure avoir déjà réuni les ressources financières nécessaires.

Le marché du pétrole s’est de son côté aventuré en 2020 vers une terra incognita, avec des prix… négatifs sur les contrats à terme. Au cours d’une séance particulièrement folle, juste avant son échéance du mois courant, le contrat sur le WTI est descendu jusqu’à -40 dollars en avril, les opérateurs cherchant à se défaire coûte que coûte de la “patate chaude”, se trouvant dans l’impossibilité de stocker le brut texan, les réserves s’approchant de la saturation aux États-Unis. Une situation toutefois propre au WTI, la référence européenne, le Brent, n’était pas allée aussi loin (repli de près de 10% à 25,6 dollars). Ce jeudi, le brut issu de la mer du Nord se replie de 0,48% à 51,38 dollars (-28% sur 2020), le brut léger texan d’autant à 48,17 dollars.

Affichant un redressement de près de 10% sur l’année, la monnaie unique européenne quant à elle se traite à 1,2280, en léger repli par rapport à mercredi.

Guillaume Bayre – ©2021 BFM Bourse

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