CAC 40 : Malgré un léger rebond vendredi, le CAC 40 signe une semaine de recul

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(BFM Bourse) – Le marché parisien a mis cette semaine un terme à une séquence de quatre progressions hebdomadaires consécutives, se repliant de 0,78% sur les cinq séances écoulées en dépit d’un maigre rebond (+0,2%) vendredi.

Après avoir repris jusqu’à près de 0,9% en matinée, en revenant brièvement au-delà de 5.900 points, le principal baromètre du marché parisien a réduit son avance vendredi pour terminer sur un petit gain de 0,2% à 5.893,13 points, dans un volume d’échanges réduit de 2,6 milliards d’euros. Bien insuffisant pour inverser la tendance au vu des quatre premières journées passées dans le rouge, de sorte que la semaine se solde par un repli global de 0,78%.

Ce regain de frilosité s’explique par le brusque changement de tonalité entre la Chine et les Etats-Unis toujours en quête d’un (impossible ?) compromis commercial. Chaque camp dit conserver la volonté de parvenir à un accord, tout en s’affirmant prêt à des mesures de rétorsion douanières supplémentaires, et on voit mal qui des deux pourrait faire vers l’autre un pas qui ne soit pas de pur affichage. De quoi refroidir les investisseurs, a fortiori étant donné la revalorisation récente des indices boursiers. S’agissant du CAC 40, la performance depuis le début de l’année (proche de +25%) constitue virtuellement -il reste certes cinq semaines pour changer la donne- la meilleure depuis vingt ans…

Au plan macro-économique, si les indices flash PMI d’IHS Markit pour l’Allemagne et surtout pour la France (avec une croissance de nouveau soutenue dans le secteur privé français en novembre) ont d’abord apporté du baume au cœur des investisseurs, quelques moments après la publication de l’indice flash pour l’ensemble de l’Eurozone a déçu. Selon l’enquête d’IHS Markit, l’activité à l’échelle de l’ensemble de la région connaît ce mois-ci un troisième mois consécutif de ralentissement, suggérant une croissance du PIB de la zone euro de seulement 0,1% ce trimestre (+0,2% au précédent) tandis que l’activité manufacturière subit le plus fort marasme depuis six ans en raison des tensions sur le commerce mondial.

Aux Etats-Unis au contraire, l’indice flash PMI composite a progressé à 51,9, son meilleur niveau en quatre mois, la croissance de l’activité s’étant renforcée aussi bien dans les services que dans le secteur manufacturier, a observé IHS Markit. De plus, en deuxième lecture, la mesure de la confiance des ménages de l’université du Michigan a progressé de 1,4%, nettement plus rapidement qu’estimé au départ, à 96,8. “La plupart des consommateurs ne sont pas assez naïfs pour anticiper une baisse continue de l’inflation, du chômage et des taux d’intérêt, mais peu de consommateurs anticipent une augmentation considérable de ces facteurs économiques clés dans un avenir proche”, selon l’université.

Au moment où clôturait la place parisienne, Wall Street s’orientait également vers une modeste hausse, de 0,0,4% pour le S&P à 0,27% pour le Dow (le Nasdaq restant un peu à la traîne à -0,04%).

L’actualité des entreprises est restée plutôt calme en cette dernière séance de la semaine. Bien à contrecœur, Edenred a fait la une en raison d’une cyberattaque dont a été victime la maison mère de Ticket Restaurant. Alors que la firme en est encore à évaluer l’étendue de l’attaque, le titre a lâché 2,4%. Edenred rejoint la liste des entreprises cotées attaquées par des malfaiteurs, et qui s’allonge de plus en plus rapidement (Saint-Gobain, Fleury Michon, Eurofins, Pizzorno etc.).

De son côté Interparfums a encore reculé de 5,5%. La société qui a déçu par ses prévisions jugées décevantes pour 2020 avait déjà flanché jeudi de 5,8%.

En hausse, Amplitude Surgical a décollé de 13,9% alors que le leader français sur le marché des technologies chirurgicales destinées à l’orthopédie pour les membres inférieurs a enregistré une croissance de 6,7% au premier trimestre de son exercice 2019-2020, tiré par l’international (+10,8%) et les Etats-Unis notamment.

Très attaqué ces derniers jours en raison de la question des fréquences de la “bande C”, que le régulateur américain voudrait réattribuer selon un processus réglementé au lieu de permettre aux opérateurs de satellites de les revendre à leur gré, SES a repris 1,55% alors qu’une représentante de la Federal Communications Commission (FCC, sorte d’Arcep américain) a assuré qu’ils seraient indemnisés à un niveau suffisamment incitatif pour les pousser à libérer ces fréquences qui seront nécessaires pour déployer la norme de téléphonie 5G aux Etats-Unis.

Quelques nouvelles de la FDJ qui a terminé stable pour sa deuxième séance boursière, à 22,70 euros. Jeudi au terme de sa première séance, l’action Française des Jeux avait gagné 14,1%.

La parité euro/dollar évoluait en faveur du billet vert après les résultats des enquêtes PMI, avec un repli de 0,29% de l’euro à 1,1027 dollar.

Sur le marché pétrolier, le brut texan WTI perdait 1,26% à 57,84 dollars et le Brent cédait 0,84% à 63,43 dollars, au terme néanmoins d’une troisième semaine de progression des cours globalement.

Guillaume Bayre – ©2019 BFM Bourse

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