CAC 40 : Porté par la nouvelle vague de publications, le CAC 40 enchaîne une 5e séance consécutive de hausse

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(BFM Bourse) – Le CAC 40 a encore bouclé la séance en hausse mercredi (+0,45%) à un nouveau plus haut annuel avant le verdict monétaire de la Fed, à l’issue d’une séance rythmée par les résultats et la fusion envisagée entre Fiat Chrysler et PSA.

Au terme d’une séance animée au cours de laquelle les opérateurs ont dû faire le tri parmi les nombreuses publications, la Bourse de Paris a accru ses gains en fin d’après-midi pour boucler la séance sur une hausse de 0,45% à 5.765,87 points, un nouveau sommet depuis fin 2007. Le volume d’échanges étoffé de 4 milliards d’euros témoigne de l’actualité microéconomique chargée, puisque outre les publications trimestrielles, le marché a également pu prendre connaissance du rapprochement entrepris par Peugeot et Fiat Chrysler en vue d’une fusion. Et ce, alors que l’institution monétaire américaine doit rendre son verdict en fin d’après-midi outre-Atlantique.

“Dans l’attente de la réunion de la Fed, où Jerome Powell, aura fort à faire pour expliquer au marché que l’institution qu’il dirige est toujours dans une “phase d’ajustement de milieu de cycle” tout en baissant pour la 3ème fois de suite les taux, ce qui n’était plus arrivée depuis la fameuse crise de 2008″ notaient les analystes de Mirabaud Securities Genève dans leur note matinale. Les opérateurs s’attendent de façon quasi-unanime (à 98,3% selon le baromètre Fed Watch de CME Group) à ce que la banque centrale américaine abaisse d’un quart de point de pourcentage (0,25%) son taux au jour le jour, de 1,75% à 1,50%. Cette baisse étant quasiment actée, les investisseurs seront particulièrement attentifs aux commentaires de Jerome Powell, espérant y déceler des indices sur la future trajectoire du comité de politique monétaire de l’institution.

Sur le dossier commercial, Donald Trump espère toujours signer un accord partiel avec la Chine dans les prochaines semaines, malgré l’annulation du sommet de l’APEC où il devait rencontrer son homologue chinois Xi Jinping mi-novembre au Chili, a annoncé mercredi la Maison Blanche. “Nous avons hâte de finaliser la première phase de notre accord historique avec la Chine dans les mêmes délais (le président américain avait laissé entendre lundi que la signature de l’accord tant attendu avec Pékin pourrait intervenir avant le sommet de l’Apec, les 16 et 17 novembre, NDLR) et quand nous aurons une annonce, nous vous le dirons”, a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Hogan Gidley, dans un communiqué

Du côté des indicateurs, la croissance de l’économie américaine a très légèrement marqué le pas mais s’est maintenue à un niveau meilleur que prévu au 3e trimestre (à +1,9% contre un consensus à +1,6%) et le secteur privé a également créé plus d’emplois qu’attendu en octobre aux États-Unis. En France, la croissance économique s’est affichée en hausse de 0,3% au troisième trimestre, sur le même rythme depuis le début de l’année, selon une première estimation publiée mercredi par l’Insee.

Wall Street hésite avant la Fed

Après avoir ouvert dans le vert, les principaux indices américains se sont retournés au cours de la matinée avant de revenir à l’équilibre vers 18h15, les investisseurs restant sur la défensive avant le discours de Jerome Powell, malgré les indicateurs meilleurs qu’attendu. Le Dow (+0,05%), le S&P (-0,09%) et le Nasdaq (-0,15%) affichent des variations anecdotiques à la mi-journée.

Peugeot profite de son rapprochement avec FCA, L’Oréal grimpe sur ses résultats

De nombreuses valeurs de premier plan affichent des variations importantes mercredi à la mi-journée, à l’image de Peugeot dont le titre affiche un gain de 4,5% en clôture, en réaction à la confirmation, par le constructeur automobile, de discussions engagées avec Fiat Chrysler en vue d’une fusion. PSA renoue ainsi avec un plus haut depuis 2011, le marché appréciant le profil complémentaire des deux groupes, tant en termes de gamme que de présence géographique, quelques mois après le mariage avorté entre le constructeur italo-américain et Renault, qui accuse le coup (-4%).

Les autres principaux mouvement sont à mettre sur le compte de publications trimestrielles, L’Oréal profitant du dynamisme de ses activités en Asie et dans le luxe pour prendre 7,6%, à un sommet historique pour la deuxième capitalisation du baromètre parisien. Toujours au sein du CAC, EssilorLuxottica avance légèrement (+1%) après avoir confirmé ses objectifs annuels dans le sillage d’une solide publication.

Quant à Airbus, malgré une révision à la baisse de son objectif de livraisons d’appareils sur l’ensemble de l’exercice, il reste bien orienté (+3,4%) sur sa lancée de la veille et de la méga-commande de 300 avions enregistrée auprès d’IndiGo, compagnie indienne à bas coûts. Cette avancée permet à l’avionneur européen de franchir de nouveau le seuil des 100 milliards d’euros de valorisation, à 101,1 milliards en clôture (5e capitalisation du CAC 40).

Enfin, Total a annoncé un bénéfice net en chute de 29% à 2,8 milliards de dollars au troisième trimestre, ayant souffert de la forte baisse des cours du pétrole (-18% sur un an) et du gaz (-55%). Malgré ce recul, les résultats dévoilés par le supermajor sont supérieurs aux attentes, notamment en termes de bénéfice ajusté, indicateur de référence dans le secteur. Le titre du géant pétrolier termine la séance à l’équilibre.

À l’autre bout du palmarès, TF1 souffre (-9,4%) de la chute de 33% de son bénéfice net au troisième trimestre tandis que le fabricant de bateaux Bénéteau dévisse (-15,4%, plus forte chute de la cote parisienne) après avoir fait état d’un ROC en repli de 15% à changes constants sur les trois derniers mois. Le chimiste Arkema prend 1,4% en réaction à la confirmation de son objectif 2019 d’excédent brut d’exploitation.

Après un début de séance proche de l’équilibre, les prix du pétrole sont nettement repartis à la baisse mercredi en cours d’échanges européens au moment de la publication d’une hausse surprise des stocks (+5,7 millions de barils quand le consensus tablait sur seulement 500.000 barils supplémentaires) de pétrole brut américains. Peu avant 18h30, le Brent cède 2,32% à 60,16 dollars et celui de WTI lâche 1,71% à 54,59 dollars.

Sur le Forex, la monnaie unique prend 0,1% face au billet vert, à 1,1125 dollar.

Quentin Soubranne – ©2019 BFM Bourse

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