CAC 40 : Porté par l’emploi américain, le CAC finit en nette hausse vendredi et limite son repli hebdomadaire

Mots-clefs : , , , , , , , , ,

(BFM Bourse) – Après avoir lâché plus de 3% lors des deux premières séances de la semaine, la Bourse de Paris s’est bien repris, enchaînant trois séances consécutives de hausse pour n’afficher qu’un léger recul hebdomadaire de 0,56%.

Au lendemain d’une séance bouclée proche de l’équilibre jeudi, le baromètre parisien a repris 1,21% vendredi en clôture, à 5.871,91 points. Galvanisé par un rapport sur l’emploi américain bien supérieur aux attentes, le CAC 40 a brusquement accru ses gains en début d’après-midi, profitant également de meilleurs échos en matière commerciale. Le volume d’échanges modéré de 3 milliards d’euros signale néanmoins que les investisseurs attendent toujours d’en savoir plus sur le dossier commercial sino-américain.

Après un nouvel accès de faiblesse provoqué en début de semaine par Donald Trump (-3% en deux séances), les opérateurs n’oublient pas que de nouvelles taxes douanières doivent entrer en vigueur le 15 décembre sur les importations chinoises. Plus que jamais, le flou règne quant à la perspective d’un éventuel accord entre les deux premières puissances commerciales…

La publication des chiffres mensuels de l’emploi aux Etats-Unis a néanmoins donné un coup de fouet aux marchés (en Europe et à Wall Street). Alors que 180.000 créations de postes étaient attendues, le rapport du ministère du Travail publié vendredi prouve que le marché du travail américain continue d’afficher une santé insolente avec la création de 266.000 emplois en novembre et un taux de chômage historiquement bas. De quoi conforter Donald Trump à moins d’un an de l’élection présidentielle. Le locataire de la Maison Blanche s’en est d’ailleurs félicité, sur Twitter, en postant (en majuscule) : “EXCELLENT RAPPORT SUR L’EMPLOI!”.

Wall Street porté par le rapport sur l’emploi

Les principaux indices new-yorkais ont ouvert en hausse vendredi, bien aidés par le marché du travail américain, avant d’accroître leurs gains tout au long de la matinée: les progressions s’échelonnaient entre +0,98% pour le Nasdaq et +1,20% pour le Dow Jones à 17h50.

Dassault Systèmes en forme

À Paris, Dassault Systèmes a conservé la tête du CAC 40 avec 3,2% de hausse à la suite de la recommandation d’achat formulée par Goldman Sachs. Les valeurs du luxe ont réaccéléré alors que le thème de la consolidation sectorielle reste pleinement d’actualité, LVMH avançant de 1,9%, Kering de 1,7% et Hermès de 0,9%. Dans le sillage des déclarations du patron de Moncler la veille (Remo Ruffini a dit avoir des contacts aussi bien avec Kering que d’autres acteurs, sans qu’aucun projet soit concrètement sur la table, ce qui ressemble fort à un appel du pied), plusieurs analystes ont souligné l’intérêt d’un rachat du fabricant de manteaux matelassés pour l’un ou l’autre des grands noms du luxe : comme le note Arnaud Cadart, il est difficile de croire que LVMH ne se penche pas lui aussi sur le dossier Moncler.

Le palmarès des valeurs en baisse a été particulièrement mouvementé ce vendredi avec trois dégringolades spectaculaires.

SMCP sous pression à cause de la situation à Hong Kong

La maison de prêt-à-porter SMCP a abandonné 25%, ayant dû réviser en baisse son objectif de marge opérationnelle à cause d’une forte détérioration du marché à Hong Kong (le groupe français est très présent dans la région).

Ipsen, qui a déboursé cette année 1 milliard de dollars pour acquérir une molécule prometteuse contre la “maladie de l’homme de pierre”, a annoncé suspendre les essais pédiatriques en raison d’une suspicion d’effet indésirable sur le cartilage de croissance, avec plusieurs cas rapportés de fermeture précoce. Après avoir lâché pratiquement 25% en matinée, l’action a réduit ses pertes à -13,6% en clôture.

Enfin le spécialiste du revêtement de sols Tarkett a perdu jusqu’à 16%, avant d’effacer lui aussi une bonne partie de ses pertes pour afficher un recul de 4,3% en clôture, redoutant une légère baisse de son Ebitda en 2019 en raison de difficultés pour sa filiale américaine Lexmark.

Pour sa part, Air France-KLM a reculé de 1%, alors que la grève des contrôleurs aériens français va affecter le programme des vols (court courrier) jusqu’au 7 décembre.

La monnaie unique corrigeait sévèrement sur le marché des changes, cédant 0,48% à 1,1053 dollar peu avant 18h, la santé du marché du travail américain galvanisant le billet vert.

Enfin les cours pétroliers rebondissaient nettement après l’annonce par l’Opep et ses alliés de nouvelles réductions de la production. Après avoir évolué en légère baisse, le pétrole a inversé la tendance tandis que les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs partenaires, dont la Russie, ont annoncé s’être entendus pour accroître leurs baisses de production de pétrole d’au moins 500.000 barils par jour (mbj) afin de soutenir les cours du brut. Le baril de Brent prenait 1,51% à 64,34 dollars quand celui de WTI gagnait 1,32% à 59,20 dollars.

Quentin Soubranne – ©2019 BFM Bourse

Votre avis

Actu et Conseils – BFM Bourse

Partager cet article