CAC 40 : Sur ses deux premières séances de novembre, le CAC efface les gains accumulés en novembre

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(BFM Bourse) – Le baromètre du marché parisien signe une 5e séance consécutive de baisse avec un nouveau repli de 1,03% mardi, au lendemain d’une lourde chute de 2,01%, alors qu’un accord commercial sino-américain semble chaque jour un peu plus compromis que la veille et que Donald Trump fait feu de tout bois, s’en prenant mardi à la France après avoir ciblé le Brésil et l’Argentine lundi.

Donald Trump continue de faire la pluie et le beau temps sur les marchés mondiaux. Pris d’une frénésie taxatoire, le locataire de la Maison Blanche fait actuellement feu de tout bois et tire sans sommation, plongeant les marchés mondiaux -suspendus à ses tweets et autres déclarations fracassantes- dans l’incertitude. Au lendemain de l’annoncé de la ré-instauration des droits de douane sur l’acier et l’aluminium importés d’Argentine et du Brésil -prenant de court son “ami” le président ultranationaliste Jair Bolsonaro- le président américain a dévoilé un nouveau (et énième) projet de sanctions douanières, qui vise cette fois-ci à taxer jusqu’à 2,4 milliards de dollars d’importations en provenance de France -incluant potentiellement les sacs à main, les cosmétiques, le champagne, certains fromages, les yaourts ou le savon- en représailles au projet de taxe sur les services numériques (dite “taxe GAFA”) porté par le gouvernement français.

Pire encore pour les marchés, à Londres, où il participe au sommet de l’Otan, Donald Trump a déclaré ne s’être fixé “aucune date butoir” pour la conclusion d’un accord avec la Chine, ajoutant qu’il serait peut-être préférable d’attendre le résultat de l’élection présidentielle américaine de novembre 2020.

Après plusieurs semaines marquées par un regain d’optimisme sur le front commercial qui a porté le CAC au plus haut depuis 2008 et les indices américains à des sommets historiques, le la recrudescence des tensions et l’instauration de nouvelles sanctions douanières engendrent un regain prononcé d’aversion au risque sur la cote parisienne. Au lendemain d’un net repli de 2,01%, le CAC 40 lâche encore près de 60 points (-1,03%) à 5.727,22 points, dans un volume d’échanges encore nourri, légèrement supérieur à 4 milliards d’euros.

Wall Street également dans le rouge

Alors qu’ils ont déjà lâché environ 1% lundi en clôture, les principaux indices américains évoluent une nouvelle fois en forte baisse mardi, les opérateurs new-yorkais s’inquiétant des propos de Donald Trump qui a suggéré qu’un accord commercial avec la Chine pourrait être reporté après l’élection présidentielle américaine de 2020. À 18h, le Dow abandonne 1,5%, le S&P 500 1,1% et le Nasdaq -à dominante technologique- cède 1,2%.

Le luxe pâtit des menaces américaines, Airbus corrige

Sur le CAC 40, Engie affiche la plus forte hausse (+1%) -l’une des seules au sein de l’indice phare- alors que le conseil d’administration apparaît vouloir accélérer la reconfiguration du groupe, ce qui placerait d’ailleurs sa directrice générale sur la sellette, selon BFM Business. Porté par une analyse favorable de Liberum, le titre STMicroelectronics évoluait dans le vert toute la séance mais termine en très léger repli (-0,1%).

Inversement, les valeurs du luxe sont particulièrement pénalisées par la perspective de taxes américaines, Hermès se repliant de 2,5%, Kering de 1,8% et LVMH de 1,5%. Airbus est finalement le grand perdant, en repli de 4,4% en clôture, après le verdict de l’OMC quant aux aides européennes au programme A350. ArcelorMittal (-3,3%) et Renault (-2,6%) pâtissent aussi des récents développements sur les fronts commerciaux.

Également à noter sur le reste de la cote, les grosses prises de bénéfices subies par Robertet (-15,7%) quelques jours après le sommet historique touché par un des titres les plus chers de la cote.

Sur le marché des changes, la monnaie unique s’apprécie de nouveau face au billet vert, à 1,1092 dollar peu avant 18h10 (+0,12%).

Le pétrole, après la baisse de la semaine dernière, se stabilise mardi en dépit des nouvelles menaces sur le commerce mondial. Le contrat sur le baril de Brent se traite à 60,97 dollars (+0,08%) et celui du Brent à 56,05 dollars (+0,16%), les opérateurs espérant a minima une prolongation de l’accord de réduction de la production de l’Opep lors de la réunion du cartel jeudi.

Quentin Soubranne – ©2019 BFM Bourse

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