CAC 40 : Timide rebond pour la Bourse de Paris, à l’orée d’une nouvelle salve de publications

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(BFM Bourse) – Le CAC 40 met un terme à sa série de trois séances consécutives bouclées dans le rouge avec un timide rebond de 0,21% à l’entame une semaine chargée en résultats d’entreprises, avant la dernière réunion de la BCE dirigée par Mario Draghi jeudi.

Le marché parisien se remet doucement d’une semaine agitée ( qui l’a vu toucher un nouveau pic annuel malgré une performance hebdomadaire négative, après quatre séances sur cinq bouclées dans le rouge sur fond de résultats d’entreprises décevants comme chez Renault ou Thalès. Après une ouverture proche de l’équilibre et une matinée particulièrement calme, le CAC 40 a légèrement accru ses gains matinaux en début d’après-midi pour boucler la séance sur un timide rebond de 0,21% à 5.648,35 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,3 milliards d’euros.

Les investisseurs avaient une nouvelle fois les yeux tournés vers Londres lundi, alors que les parlementaires britanniques ont encore repoussé samedi toute décision ferme s’agissant du Brexit, sans (pour l’instant) reporter l’échéance qui doit voir le Royaume-Uni quitter l’Union européenne à la fin du mois. De telle façon que l’adoption de l’accord conclu la semaine dernière entre le gouvernement britannique et les Vingt-Sept reste une hypothèse de travail possible, celle d’un Brexit désordonné semblant un peu moins probable.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson s’est toutefois vu refuser lundi un nouveau vote du Parlement sur cet accord, en vertu du principe selon lequel un même texte ne peut être débattu plusieurs fois lors d’une même session parlementaire, prolongeant la confusion à dix jours de la date prévue pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Il faudra donc attendre l’étude des textes d’application, plus complexes, pour savoir si le Parlement britannique donne son feu vert au compromis, compliquant la tâche des Européens qui doivent se prononcer sur un possible nouveau report du divorce.

Sur l’autre front qui agite les marchés depuis plus d’un an, celui du conflit commercial sino-américain, les négociateurs chinois et américains ont laissé filtrer suffisamment de signaux ces derniers jours pour permettre aux investisseurs de se raccrocher à l’idée d’un accord partiel sur le commerce. Une solution qui, à défaut du vaste accord recherché au départ par Donald Trump, aurait le mérite de constituer une avancée concrète après des mois à souffler le chaud et le froid.

Mais alors que Donald Trump a dit espérer que Xi Jinping et lui pourraient le signer lors du sommet de l’Apec, le forum de Coopération Asie-Pacifique, les 16 et 17 novembre prochains au Chili, le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross a de son côté affirmé lors d’une interview à Fox Business Network qu’il n’était pas nécessaire que celui-ci soit finalisé coûte que coûte le mois prochain, l’essentiel étant que son contenu soit “bon”.

Pour le reste, l’agenda macro et micro-économique est encore peu garni mais il s’étoffera rapidement cette semaine avec une nouvelle batterie de publications trimestrielles de part et d’autre de l’Atlantique, et la réunion de la Banque Centrale Européenne jeudi. L’occasion pour Mario Draghi de faire ses adieux de banquier central avant de céder la place à Christine Lagarde dès le 1er novembre, et peut-être d’esquisser une forme de bilan de sa propre action.

Wall Street ouvre en hausse puis se retourne

Voulant croire à des progrès dans les négociations commerciales sino-américaines et scrutant de près les résultats trimestriels des entreprises cotées, les principaux indices new-yorkais démarrent la semaine sur une note positive. À 18h, le Dow évolue proche de l’équilibre -notamment en raison du plongeon du titre Boeing (-4%) après un nouveau scandale lié au 737 Max– quand le S&P prend 0,5% et le Nasdaq 0,7%.

Les bancaires portent le CAC

Sur le marché parisien, le secteur de la santé se signale positivement avec quelques résultats financiers et cliniques, tandis que les banques sont recherchées.

Soutenues par une relative reprise des rendements obligataires, Crédit Agricole (+2,1%), Société Générale (2%) et BNP Paribas (+1,8%) signent parmi les plus fortes progressions de l’indice phare de la cote parisienne, la plus forte hausse revenant à Atos (+3,2%).

Si les biotechnologies représentent pour les laboratoires une nouvelle ruée vers l’or, Sartorius Stedim Biotech jouerait le rôle du fabricant de pioches et de tamis: le groupe a encore une fois fait état de résultats impressionnants, et relevé ses projections pour 2019 dans le haut de la fourchette visée précédemment. Producteur de toutes sortes d’outils et matériels indispensables à l’industrie pharmaceutique pour la fabrication des médicaments biologiques, le groupe affiche une progression de 6,2%, soit plus de 50% de gains depuis le début de l’année. À noter que l’action a déjà progressé sans discontinuer au cours des dix derniers exercices…

Dans les biotechs justement, Abivax poursuit avec succès les essais cliniques pour un traitement potentiel dans la rectocolite hémorragique, une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, avec de nouveaux résultats montrant l’efficacité de sa molécule ABX464 après 12 mois de traitement. Le titre bondit de 8,2%.

Quant à EOS Imaging, son action décolle de 14,3% alors que la société a annoncé qu’avaient été effectuées les premières interventions (dans l’arthroplastie totale de la hanche) fondées sur une planification chirurgicale réalisée avec son logiciel “hipEOS 3.0” associé au système de navigation Intellijoint HIP. Également à souligner, 2CRSi poursuit son rebond entamé jeudi dernier avec un nouveau bond de 19%, plus forte progression de la cote parisienne lundi.

Côté résultats toujours, Solocal cède plus de 5% en clôture après avoir nettement progressé au cours de la matinée en réaction à la confirmation de ses derniers objectifs 2019, dans le sillage de ses résultats du troisième trimestre, période lors de laquelle les ventes numériques du groupe ont renoué avec la croissance.

Sur le marché des changes, l’euro qui a fortement remonté dans la nuit campe désormais à 1,1149 dollars (-0,21%).

Concernant l’or noir, les barils de brut repartent à la baisse face aux incertitudes commerciales, le baril de Brent de mer du Nord lâchant 1,46% à 58,55 dollars quand celui de WTI cède 1,32% à 53,17 dollars, peu après 18h.

Quentin Soubranne – ©2019 BFM Bourse

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