CAC 40 : Trump joue l’apaisement, la Bourse de Paris aPPR (ex Pinault Printemps)écie et termine dans le vert

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(BFM Bourse) – Le CAC 40 boucle la séance de mercredi sur un gain de 0,31% après avoir évolué la quasi-totalité de la séance en territoire négatif. Après la double frappe menée par l’Iran sur les bases américaines en Irak, le président américain calme le jeu et se dit “prêt à la paix” avec ceux qui la veulent.

Le pire a-t-il d’ores et déjà été évité? Alors que certains observateurs craignaient que les frappes menées par Téhéran dans la nuit de mardi à mercredi contre des bases abritant des soldats américains en Irak ne provoquent une escalade des tensions au Moyen-Orient, Donald Trump a pris la parole et prôné l’apaisement en fin d’après-midi à Washington. “Aucun Américain n’a été blessé dans les attaques de la nuit dernière”, a déclaré le locataire de la Maison Blanche qui a indiqué que “l’Iran semble reculer”. Le président américain a également ajouté que les États-Unis étaient “prêts à la paix” avec ceux qui la voulaient. Autrement dit, la balle est désormais dans le camp de Téhéran.

En réaction à cette allocution solennelle, le baromètre de la Bourse de Paris a pris un peu de hauteur en toute fin de séance, Donald Trump ayant pris la parole à 17h25. Dans un volume d’échanges moyen de 3,2 milliards d’euros, le CAC 40 termine sur un gain de 0,31% à 6.031,00 points, au lendemain d’une séance bouclée à l’équilibre. À noter que si les principaux indices européens (+0,71% pour le Dax alors que le “Footsie” britannique a in extremis bouclé à l’équilibre une séance quasi-exclusivement passée dans le rouge) et américains (+0,7% pour le Dow, le Nasdaq et le S&P à 18h) apprécient l’apaisement des tensions, ils n’avaient pas particulièrement reculé lors de l’escalade des derniers jours…

L’Iran assure ne pas chercher la guerre

Ce sang-froid de la communauté financière peut s’expliquer par les déclarations somme toute mesurées -compte tenu des circonstances- de part et d’autre. Le ministre des Affaires étrangères iranien Javad Zarif a en effet évoqué une réponse “proportionnée” à la frappe américaine (qui avait elle-même eu lieu en territoire irakien) et affirmé que l’Iran ne cherchait pas la guerre, tandis que le président des Etats-Unis avait déjà laissé entendre dans la matinée que les dégâts effectifs n’étaient pas si graves. L’hypothèse d’une escalade guerrière n’est donc “pas à ce stade à retenir en scénario central”, avance Hervé Goulletquer, le stratège de LBPAM.

Boeing de nouveau à la peine

Si les trois principaux indices évoluent nettement dans le vert en fin de matinée outre-Atlantique, la plus grosse pondération du Dow Jones, Boeing, cède encore plus de 1% en réaction à une nouvelle catastrophe aérienne. Un Boeing 737 ukrainien, qui avait passé son dernier contrôle technique il y a deux jours, s’est écrasé mercredi matin près de Téhéran, faisant 176 morts. Les boîtes noires ont été retrouvées mais l’autorité iranienne de l’aviation civile a refusé de les remettre aux États-Unis. À Paris, les déboires de l’avionneur américain -qui interviennent alors que deux accidents meurtriers avaient déjà eu lieu en 2019, provoquant l’immobilisation du 737 MAX depuis près d’un an- profitent (encore) à Airbus, qui prend 1,8% à la clôture.

Aucune tendance forte ne s’est néanmoins détachée sur la cote parisienne mercredi, les mouvements restant limités au sein de l’indice phare en dehors de la chute de 2,6% d’Unibail-Rodamco-Westfield dans un contexte défavorable aux opérateurs de centres commerciaux (-3,4% pour Klépierre, -1,4% pour Mercialys, alors que la fréquentation des centres tricolores a sans surprise baissé en fin d’année). Également à signaler, le net repli de TechnipFMC en fin de séance, alors que les cours du pétrole ont brusquement chuté (-3,97% à 60,21 dollars pour le WTI, -3,41% à 65,94 dollars pour le Brent à 18h15) à la suite des propos du président américain qui a, aux yeux des marchés, éloigné le risque d’escalade au Moyen-Orient.

De l’autre côté du palmarès, Sodexo (+2,5%) et Michelin (+2%) signent les meilleures performances de la séance.

Hors de l’indice Alstom prend 1,9% à la suite d’une nouvelle méga-commande. CGG décolle de 2,8% après avoir indiqué que l’exercice 2019 devrait se solder par une génération nette de cash-flow, pour la première fois depuis 2012.

Les notes des analystes, particulièrement nombreuses, entraînent aussi des ajustements notables. Virbac notamment plonge (-7,4%) après une dégradation d’Exane.

Sur le marché des changes, l’euro rétrocède 0,26% à 1,1120 dollar

Quentin Soubranne – ©2020 BFM Bourse

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