Canada : taux directeur de la banque centrale inchangé à 1,75%

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La banque centrale du Canada a annoncé mercredi le maintien à 1,75% de son taux directeur, conformément aux prévisions du marché, tout en soulignant l’affaiblissement des perspectives de l’économie mondiale du fait des conflits commerciaux.

Au Canada, la banque prévoit un ralentissement de l’économie pour le semestre en cours, avec une croissance à un taux inférieur à celui de son potentiel.

Dans son communiqué, elle souligne toutefois la « vigueur continue » de l’emploi, avec « la croissance des salaires » qui se poursuit, et la bonne tenue de l’immobilier et du secteur des services.

Elle a par conséquent relevé sa prévision de croissance du produit intérieur brut canadien (PIB) pour l’ensemble de 2019, la faisant passer à 1,5%, contre 1,3% en juillet, tout en révisant légèrement à la baisse celle pour 2020 et 2021, à 1,7% et 1,8% respectivement.

L’inflation se maintient à 2% mais elle « va probablement fléchir temporairement en 2020 à mesure que l’effet d’un précédent bond des prix de l’énergie s’estompera », selon la banque.

A l’inverse de la plupart des banques centrales des pays développés qui ont abaissé leurs taux, l’établissement canadien a maintenu le sien inchangé depuis un an. La dernière hausse, d’un quart de point, remonte à octobre 2018.

« La résilience de l’économie canadienne sera de plus en plus mise à l’épreuve en raison des conflits commerciaux et de l’incertitude persistants » au niveau mondial, prévient le conseil de direction de la Banque du Canada.

Elle anticipe un ralentissement de la croissance mondiale, qui devrait avoisiner 3% en 2019, avant de remonter légèrement au cours des deux prochaines années.

Avant sa prochaine réunion du 4 décembre, elle « surveillera la mesure dans laquelle le ralentissement mondial se propage au-delà de la fabrication et de l’investissement », souligne-t-elle.

Et « elle suivra de près les sources de résilience dans l’économie canadienne – notamment les dépenses de consommation et l’activité dans le secteur du logement – ainsi que l’évolution de la politique budgétaire ».

Pour l’économiste Avery Shenfeld de la banque CIBC, la Banque du Canada « parie que les taux (d’intérêt au Canada) sont actuellement suffisamment bas pour amortir un ralentissement de la croissance mondiale ».

Cela dit, selon lui, la banque a « laissé la porte ouverte » à une baisse, qui pourrait survenir en janvier prochain.

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