China Telecom décapité par la lutte anti-corruption

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China Telecom a confirmé mercredi 30 décembre la démission de Chang Xiaobing de ses fonctions de président et directeur exécutif. Quelques jours plus tôt, il avait été accusé par la Commission centrale d’inspection disciplinaire de « graves violations de la discipline », autrement dit de corruption. Il est remplacé par Yang Jie, l’actuel numéro 2 de China Telecom.

Arreté la semaine dernière

Selon la presse chinoise, Chang Xiaobing a été arrêté la semaine dernière. Il a été « shuang gui », un néologisme chinois signifiant littéralement « désigné ». « Le mot « shuang gui », explique un connaisseur du dossier, est appliqué aux dignitaires économiques ou politiques faisant l’objet d’enquêtes menées par deux organismes chinois, la Commission centrale d’inspection disciplinaire du Parti et la Commission de contrôle du gouvernement. »

Les autorités chinoises avaient annoncé sa nomination à la tête de China Telecom l’été dernier. Il dirigeait alors China Unicom, le deuxième opérateur du pays. Cette décision avait surpris les observateurs et suscitée des rumeurs de fusion entre les deux groupes.

Corruption ou vengeance politique

Il n’est pas exclu que la corruption ne soit pas la seule cause de la démission de Chang Xiaobing. Les détails de l’accusation ne sont pas publics. Selon la presse chinoise, il lui serait reproché d’avoir favorisé une entreprise lors d’un appel d’offres. On lui reprocherait aussi d’avoir distribué 14 millions de yuans (1,97 million d’euros). « La somme est importante pour un particulier mais relativement modeste pour un groupe de cette taille », note un observateur chinois.

Chang Xiaobing est considéré comme proche de l’ancien président chinois Jiang Zemin, dans une faction opposée à Xi Jinping, l’actuel président de la république populaire de Chine.

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