Comment le gouvernement veut simplifier l'épargne retraite

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Le ministère de l’Economie a annoncé mercredi plusieurs mesures destinées à simplifier et rendre plus attirante l’épargne retraite, actuellement fragmentée en de multiples produits et largement délaissée par les Français au profit de l’assurance vie.

« L’épargne retraite (…) n’a pas connu un succès identique à celui d’autres produits d’épargne – assurance vie, livrets réglementés – et souffre d’un déficit d’attractivité », reconnaît Bercy dans un document publié à l’occasion d’une journée d’échanges sur le financement de l’économie.

Pas de fusion des produits d’épargne retraite

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a conclu cette journée en évoquant plusieurs mesures destinées à un vaste projet de loi sur la croissance des entreprises, dit Pacte, qui sera présenté début mai en conseil des ministres.

Dans ce contexte, le gouvernement veut réformer l’épargne retraite. Ces produits permettent au particulier d’accumuler un pécule – les versements étant généralement déductibles des impôts -, qui ne pourra lui être distribué qu’à la fin de sa vie active, le plus souvent sous forme d’une rente.

Bercy veut notamment répondre à sa fragmentation en différents produits – le Perp individuel, le Perco collectif, les contrats Madelin réservés aux indépendants – en facilitant le transfert de l’un à l’autre.

Pour autant, le ministère semble réticent à l’unification de l’ensemble de ces produits: c’est l’une des principales revendications en ce début d’année du secteur de l’assurance, même si celui-ci en exclut le Perco qu’il considère comme de l’épargne salariale et non retraite.

Meilleurs rendements

Autre sujet sensible chez les assureurs, certains jugeant incompatible leur mission avec un trop haut niveau de risque, le gouvernement veut systématiser le recours par défaut à la « gestion pilotée »: celle-ci permet d’effectuer des placements plus risqués au nom de l’épargnant.

Pour Bercy, qui veut ainsi faciliter le financement de l’économie, c’est surtout la possibilité de meilleurs rendements pour les particuliers et, donc, d’un regain d’attractivité pour l’épargne retraite qui ne représente actuellement qu’environ 200 milliards d’euros en France contre près de 1700 pour l’assurance vie.

Sur cette dernière, Bercy enterre l’idée de remettre en cause la nature des « fonds euros », qui garantissent à l’épargnant de récupérer à tout moment l’argent investi. Le ministère se contentera finalement de développer une offre intermédiaire entre ces contrats garantis et les « unités de compte » qui n’offrent, elles, aucune garantie.

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