Coronavirus: 212 cas confirmés et quatre décès en France

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Mardi soir, le dernier bilan de l’épidémie en France est de 212 cas confirmés et de 4 décès, a annoncé mardi soir le directeur général de la Santé, soit 21 de plus que la veille. “Ce jour à 16h00, nous avons selon Santé publique France 212 cas confirmés, soit 21 de plus qu’hier. Parmi ceux-ci douze guéris et quatre personnes décédées”, a précisé Jérôme Salomon lors du point de presse quotidien sur la crise sanitaire, ajoutant que 13 régions étaient touchées.

Le directeur général de la Santé a noté que parmi les cas confirmés, les autorités sanitaires n’avaient pas identifié l’origine de 21 cas confirmés. “Nous avons donc dans la plupart des cas une explication concernant la chaîne de transmission”, a-t-il poursuivi. “Pour trois cas sur quatre, nous connaissons la chaîne de transmission.” “En France, nous sommes toujours au stade 2 avec pour objectif principal de freiner la propagation du virus sur le territoire national.”

Ce weekend, L’épidémie de coronavirus a été marquée par plusieurs annonces : un conseil de défense et un conseil des ministres exceptionnels ont débouché sur l’annulation jusqu’à nouvel ordre des “rassemblements de plus de 5.000 personnes” en milieu fermé et de certains événements en extérieur, comme le semi-marathon de Paris dimanche. 

18h41: La mortalité du coronavirus trois fois supérieure à celle de la grippe, selon l’OMS

Le taux de mortalité du nouveau coronavirus est de l’ordre de 3,4%, alors que celui de la grippe saisonnière est inférieur à 1%, mais sa propagation peut être enrayée, selon le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

“Pour résumer, le Covid-19 se propage moins efficacement que la grippe, sa transmission ne semble pas être provoquée par des personnes qui ne sont pas malades, il provoque une maladie plus grave que la grippe, il n’y a pas encore de vaccins ni de traitement et il peut être contenu”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d’une conférence de presse mardi à Genève.

Le directeur de l’OMS a par ailleurs dit avoir évoqué avec Thomas Bach, président du Comité international olympique, la question d’un éventuel report des Jeux de Tokyo, qui doivent s’ouvrir en juillet. “Je pense qu’il serait prématuré de décider maintenant. Il serait bon de surveiller la situation”, a-t-il ajouté.

17h30: Selon le président Emmanuel Macron, le coronavirus est entré dans “une phase qui va durer des semaines et sans doute des mois” 

La France est “entrée dans une phase qui va durer des semaines et sans doute des mois” pour lutter contre le coronavirus, a affirmé Emmanuel Macron mardi.

“Nous devons tous avoir conscience que nous serons mobilisés dans la durée” et “nous sommes prêts”, a ajouté le chef de l’Etat, au cours d’une visite du centre opérationnel du ministère de la Santé qui coordonne la gestion de la crise du coronavirus, le CORRUSS.

17h : Environ 2.000 masques chirurgicaux volés dans un hôpital marseillais

Environ 2.000 masques chirurgicaux ont été volés à l’hôpital de la Conception, à Marseille, en pleine crise sanitaire liée au nouveau coronavirus, a indiqué mardi à l’AFP l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille.

Les boîtes de masques volées étaient stockées au niveau du bloc central de l’hôpital public, dont l’accès est réservé aux personnels de santé habilités et aux patients opérés, a précisé l’AP-HM, confirmant une information de La Provence.

“L’AP-HM a immédiatement diligenté une enquête interne pour retrouver le ou les auteurs des faits”, ajoute la direction. La police, contactée par l’AFP, n’a été saisie d’aucune plainte.

16h50 : Le coronavirus coûtera au moins 0,5% de PIB sur le semestre à la France, selon l’économiste de Natixis Patrick Artus

Selon l’économiste de Natixis, Patrick Artus, livre ses observations sur les impacts du coronavirus en France. D’abord, quel sera l’impact à court terme de l’épidémie sur le PIB français, puisque c’est la question la plus fréquemment posée. En ne prenant que “l’impact chinois”, cela devrait coûter environ 0,5% de PIB à la France sur le premier semestre 2020, sachant qu’il peut y avoir un effet rattrapage et qu’encore une fois, cette estimation ne prend pas en compte la propagation du virus aux autres pays, dont la France.

Une fois la crise passée, quelles seront à moyen terme les conséquences de l’épidémie du coronavirus sur l’économie mondiale ? Le premier effet sera d’accélérer la réflexion des grandes entreprises sur leur chaîne de valeur. La plupart des grands groupes avaient déjà pris conscience de leur dépendance vis-à-vis de la Chine, qui, rappelons-le, concentre 11 % du commerce mondial : un mouvement vers une re-régionalisation avait d’ailleurs déjà été entamé, puisque la part des pays émergents dans les importations de l’OCDE est restée stable depuis 2012, après avoir doublé les dix années précédentes. Les avantages comparatifs de la Chine sont beaucoup moins évidents, maintenant que le salaire moyen représente 60 % de celui de l’OCDE. Et le montant des investissements en Chine est passé en six ans de 400 milliards de dollars à moins de 200. En parallèle, les industriels ont pris conscience de la limite du modèle articulé autour d’une chaîne de production mondiale : une voiture est désormais assemblée à partir de composants qui viennent de 37 pays différents !

Il ne faut pas cependant se réjouir forcément de cette tendance à la dé-globalisation. Car les investisseurs privilégieront les zones avec la plus forte croissance potentielle : l’Asie (4 % de croissance attendue) et l’Amérique du Nord (2,5 %) sortiront gagnantes de ce mouvement, alors que l’Europe souffrira de sa croissance limitée à 1 %.

La deuxième tendance impactera la Chine, qui deviendra une économie de plus en plus décorrélée du reste du monde. Déjà, les exportations ne font plus que 18 % du PIB chinois, quand cette part était montée jusqu’à 30 %. Et le système n’accumule plus de réserves de change depuis 2014. En d’autres termes, la vision d’une Chine qui finance à l’échelle mondiale les déficits américains est dépassée. Elle aura d’ailleurs beaucoup plus à se préoccuper de financer ses entreprises “zombies” dont les résultats ont été écrasés par la très forte augmentation des salaires.

16h24 : Premier cas de coronavirus confirmé en Ukraine

Un premier cas confirmé de contamination au nouveau coronavirus a été détecté en Ukraine, a annoncé mardi le ministère de la Santé, précisant qu’il s’agissait d’un homme récemment rentré d’Italie.

“Son état est stable, sans complications”, a indiqué Viktor Liachko, un adjoint au ministre de la Santé, cité dans un communiqué.

Habitant de Tchernivtsi (ouest), l’homme a effectué le mois dernier en voyage en Italie dont il est rentré le 26 février via la Roumanie. Il s’est alors placé volontairement en isolement avant de tomber malade trois jours plus tard et d’être aussitôt hospitalisé.

Son épouse, également à l’isolement, n’a pour l’instant aucun symptôme, selon la même source. Fin février, l’arrivée de plusieurs dizaines de personnes évacuées de Chine avait provoqué panique et violence dans la petite ville du centre de l’Ukraine où elles devaient être placées à l’isolement. Des habitants avaient bloqué les routes et affronté la police pour s’opposer à leur arrivée.

14:30: Macron annonce la réquisition des stocks et de la production des masques

Emmanuel Macron a annoncé mardi que l’Etat français réquisionnait “tous les stocks et la production de masques de protection” pour les distribuer aux soignants et aux personnes atteintes du coronavirus.

“Nous réquisitionnons tous les stocks et la production de masques de protection. Nous les distribuerons aux professionnels de santé et aux Français atteints par le coronavirus”, a indiqué le président de la République dans un tweet. C’est “une mesure très symbolique” qui “vise à rassurer la population en montrant que l’Etat prend toutes ses responsabilités en matière de gestion de crise”, explique-t-on dans l’entourage du président.

Il s’agit de “pouvoir contrôler la production de masques et répondre aux besoins de la population dans le cadre d’une montée en puissance prévisible de la crise”, indique-t-on de même source, en précisant que l’Etat prenait en main l’approvisionnement.

Les réserves stratégiques de masques de protection sont estimées à 160 millions de masques, dont 10% ont été destockés.

Dix millions de masques pour les professionnels de santé ont été ainsi déstockés et répartis dans toutes les pharmacies de France, a annoncé mardi le ministre de la Santé Olivier Véran, qui affirme que 15 à 20 millions supplémentaires arriveront “à mesure que les besoins se font sentir”.

14h30. 4e décès en France sur 204 cas confirmés 

Le nouveau bilan de l’épidémie en France est de 204 cas confirmés, et une quatrième personne décédée, selon le dernier bilan publié par Santé Publique France.

Alors que l’épidémie a connu une brusque accélération la semaine dernière, au moins un cas a été désormais enregistré dans douze des treize régions métropolitaines, soit toutes sauf la Corse, est-il précisé dans le bilan actualisé mardi à 13H00.

Le bilan des décès est toujours de trois depuis le 14 février: un touriste chinois de 81 ans diagnostiqué fin janvier, un enseignant de 60 ans et une femme de 89 ans qui avait été hospitalisée dans les Hauts-de-France.

Cette région est la plus touchée par l’épidémie avec un foyer principal dans l’Oise dont étaient originaires les deux derniers malades décédés.

Selon un décompte arrêté à lundi midi, sur les 178 cas alors confirmés, il y avait 99 hommes et 79 femmes, âgés de 1 an à 92 ans (âge médian de 51 ans).

9h. Le gouvernement débloque 260 millions d’euros pour les hopitaux pour faire face au coronavirus

Le gouvernement français a décidé de débloquer 260 millions d’euros pour les hôpitaux afin de faire face à une éventuelle épidémie de coronavirus sur le territoire, a annoncé mardi le ministre de la Santé Olivier Véran. “Nous ne sommes pas en épidémie, nous sommes face à une menace épidémique qui se rapproche”, a-t-il expliqué sur l’antenne de BFM TV. “Nous anticipons toutes les situations.”

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“Il y avait sur le budget 2019 des hôpitaux français publics et privés de l’argent qui n’avait pas été dépensé, une mise en réserve de 260 millions d’euros. Je les débloque pour l’ensemble des hôpitaux français”, a-t-il dit sur BFM TV. Cette somme pourra être utilisée par les hôpitaux comme bon leur semble – innovation, investissement, personnel – en fonction de leurs besoins

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