Dans les petits immeubles aussi, les charges de copropriété s'envolent

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Chaque trimestre, elles nous rappellent qu’être propriétaire de son logement a aussi son lot de mauvaises nouvelles. Selon le dernier observatoire de l’ARC, les charges de copropriété ont flambé en dix ans. Et d’après une étude de la société Syneval publiée ce mardi 20 février, les honoraires de base facturés par les syndics -qui représentent en moyenne 8% du montant des charges- continuent de grimper à Paris, en Ile-de-France ainsi qu’à Lyon. Le courtier a passé au crible une centaine de cabinets de syndics dans les trois zones géographiques où il bénéficie d’une couverture optimale.

Ainsi, ces professionnels facturent, pour leurs prestations de base, un forfait minimal de 4085 euros par an pour gérer une copropriété dans la capitale, quelque soit sa taille, ce qui correspond à une hausse de plus de 10% par rapport à 2017 (+7,6% sur l’ensemble de la région, hors Paris).

Comme le montre le graphique ci-dessous, l’augmentation est encore plus impressionnante à Lyon (+20,6%) où les coûts supportés par les copropriétaires dépassent en moyenne les 2500 euros en 2018, contre 2075 euros l’an passé. « Il s’agit d’un effet rattrapage que l’on constate aussi dans d’autres villes comme Lille, Toulon ou Nice », précise Rachid Laaraj, directeur général de Syneval.

Charges Syneval – Honoraires de base par lot principal (en euros TTC/an)

Hausse des tarifs de syndic pour les petites copropriétés

L’étude montre également une forte hausse des honoraires de syndic pour les petites résidences, notamment celles comprenant moins de 10 lots. Cette année, un copropriétaire paiera donc en moyenne, pour ces prestations, 419 euros l’an à Paris (374 euros en 2017), 350 euros en Ile-de-France et 304 euros à Lyon, à comparer à respectivement 374 euros, 315 euros et 276 euros l’an passé.

Selon Syneval, la multiplication des dispositions imposées par la loi Alur (immatriculation des copropriétés, fonds travaux, extranet…) et ce, quelle que
soit la taille de la copropriété, « a provoqué une hausse très importante des honoraires de gestion sur les petites copropriétés. Ces dernières doivent dorénavant débourser plus de 4000 euros par an à Paris afin d’être gérées par un syndic professionnel ».

À l’inverse, les honoraires de syndic se stabilisent sur les résidences de plus de 50 appartements, qui ne subissent qu’une hausse modérée de leurs honoraires (entre 1,1% et 2%). Cette tendance s’explique par la très forte augmentation du nombre de mises en concurrence du mandat de syndic au cours des deux dernières années, comme l’impose la loi Alur. « La hausse de prix reste raisonnable car on peut désormais facilement changer de syndic », rappelle Rachid Laaraj.

Autre point positif, les tarifs des prestations annexes (tenue d’une assemblée générale, frais de mise en demeure, état daté etc.) ont tendance à diminuer, sauf à Lyon. Parmi celles qui ont le plus baissé, on peut citer les mises en demeure ou encore l’immatriculation des copropriétés. 

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