Dette de la Grèce : « On est très près d'un accord global » (Moscovici)

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A la veille d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro, le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a estimé dimanche qu’Athènes et la Commission européenne étaient « très près d’un accord global » sur la dette du pays.

« Je souhaite qu’on puisse avoir demain un accord global, qui soit un accord à la fois sur le programme, sur des mesures de croissance et (de création, ndlr) d’emplois pour la Grèce, sur la dette grecque », a-t-il déclaré sur France Inter.

« Quand je dis demain, c’est demain j’espère, si ce n’est pas demain, c’est dans les prochaines semaines », a-t-il souligné au passage.

Athènes espère le déblocage d’une prochaine tranche de prêts et surtout des engagements clairs sur des mesures facilitant le remboursement de son énorme dette publique (179% du PIB).

« La Grèce a pris ses responsabilités. Je souhaite que maintenant les partenaires de la Grèce que nous sommes prennent aussi leurs responsabilités », a indiqué Pierre Moscovici en affirmant : « Je pense qu’on est très près en réalité d’un accord global. »

Le Parlement grec a adopté jeudi de nouvelles mesures d’austérité, totalisant 4,9 milliards d’euros d’économies, réclamées par les créanciers d’Athènes pour débloquer une tranche de 7 milliards d’euros de prêts internationaux qui serviront notamment à rembourser quatre milliards d’euros à la Banque centrale européenne (BCE) le 20 juillet et deux milliards à des investisseurs privés.

« Notre pays, en adoptant de nouvelles mesures au Parlement grec a totalement rempli ses obligations et à temps », a déclaré dimanche le ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos dans un communiqué cité par l’agence ANA.

« Il n’y a plus d’excuses pour tergiverser encore sur la question de l’allègement de la dette », a-t-il ajouté.

Pierre Moscovici a souligné que l’accord pouvait inclure des mesures sur l’allongement des maturités de la dette ou sur la diminution des taux d’intérêt mais, a-t-il assuré, « il n’y aura pas demain, ni dans les jours qui viennent, de hair cut, de renoncement à la dette » car « les Etats-membres n’y sont pas prêts ».

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