Economie : L'Italie va demander de plus grandes marges de manoeuvre à l'UE

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MILAN, 5 juillet (Reuters) – L’Italie va demander à l’Union européenne de pouvoir disposer de plus grandes marges de manoeuvre en termes d’investissements publics et de réformes, déclare le vice-président du Conseil italien Luigi Di Maio, ajoutant que tous les membres de l’UE devraient avoir des régimes fiscaux et des systèmes de protection sociale identiques.

Dans un entretien publié jeudi par le quotidien La Stampa, celui qui est également ministre du Travail et de l’Industrie ajoute que « dans les prochains mois l’attitude (du gouvernement) va se distinguer de celle du passé ».

« Nous allons agir pour obtenir des investissements plus importants et pour avoir la possibilité de mettre en oeuvre des réformes structurelles dans les secteurs de la fiscalité et de la protection sociale. »

Troisième économie de la zone euro, l’Italie est, après la Grèce, le pays de l’UE le plus endetté, avec une dette représentant quelque 132% du produit intérieur brut (PIB).

Les économistes estiment que les projets de la nouvelle coalition au pouvoir – constituée du parti anti-système Mouvement 5 étoiles (M5S) dirigé par Luigi Di Maio et par la formation d’extrême-droite Ligue du Nord – allaient augmenter les dépenses publiques de plusieurs dizaines de milliards d’euros par an.

Luigi Di Maio a déclaré être un adepte de l’Europe tout en disant que le gouvernement italien allait prôner un modèle où les Etats membres auraient le même régime fiscal et le même système de protection sociale.

Il y a quelques jours, le ministre de l’Economie Giovanni Tria a dit que l’Italie n’allait pas prendre des mesures visant à faire baisser cette année son déficit budgétaire. (Giulia Segreti, Benoit Van Overstraeten pour le service français)


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