EDF pèse sur le portefeuille coté de l’État, qui recule de 2,86% sur un an

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EDF pèse sur le portefeuille coté de l'État, en repli de près de 3% sur un an

(BFM Bourse) – Le rapport d’activité annuel de l’Agence des participations de l’État (APE) révèle que le portefeuille coté de l’État français a enregistré une performance négative, sur un an, à fin juin 2019. Le montant total de ces participations s’élève à 75,1 milliards d’euros.

L’Etat français est actionnaire de douze entreprises cotées: EDF, ADP, Airbus, Engie, Safran, Thales, Orange, Renault, Eramet, Air France-KLM, CNP Assurances et Dexia. Un portefeuille coté qui s’élevait, fin juin 2019, à 75,1 milliards d’euros, en recul de 2,86% sur un an, selon le rapport d’activité annuel de l’Agence des participations de l’État (APE) publié vendredi. Ce repli s’explique essentiellement par la mauvaise performance d’EDF au premier semestre 2019, alors que l’électricien représente à lui seul plus du tiers de la valeur boursière du portefeuille.

Au total, l’APE possède des parts dans 88 entreprises, et les opérations de cessions et de prises de participations ont été limitées entre juin 2018 et juin 2019. Le bras financier de l’État dans les grandes entreprises a notamment cédé pour 1,24 milliard d’euros de titres du groupe aéronautique Safran, dont il reste le premier actionnaire avec 10,8% du capital. Le produit de cette cession doit principalement servir à alimenter le Fonds pour l’innovation créé en 2018 pour financer des innovations de rupture. Plus d’une centaine de projets ont d’ores et déjà été sélectionnés, a indiqué le directeur de l’APE Martin Vial lors d’une rencontre avec la presse.

L’État a par ailleurs perçu 2,4 milliards d’euros de dividendes en 2018, soit 400 millions de moins que l’année précédente, qui s’expliquent par la baisse du dividende versé en titres par EDF.

Martin Vial a en outre rappelé que la politique de l’APE était désormais de défendre le principe d’un versement de dividendes selon un critère de capacité de versement dans le temps des sociétés concernées et d’une comparaison sectorielle.

La période allant de juin 2018 à juin 2019 a été particulièrement mouvementée pour le portefeuille coté de l’État, entre les déboires de l’ancien PDG de Renault Carlos Ghosn, l’entrée surprise au capital d’Air France-KLM de l’Etat néerlandais ou la constitution en cours d’un grand pôle financier public autour de La Poste et de la CDC.

(avec AFP)

Q. S. – ©2019 BFM Bourse

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