Feu vert des Etats-Unis au rachat de Monsanto par Bayer

Mots-clefs : , , , ,

Le département de la justice américain (DoJ) a autorisé mardi 29 mai le rachat par l’allemand Bayer de son rival américain Monsanto mais au prix d’importantes cessions d’activités, d’un total proche de 9 milliards de dollars. L’intégration de Monsanto au sein du groupe allemand de pharmacie et d’agrochimie sera effective une fois que ce dernier aura finalisé la cession au géant de la chimie BASF d’activités dans le domaine des semences, des pesticides et de l’agriculture numérique, a précisé Bayer dans un communiqué.

Il s’agit de « la plus grande cession jamais exigée par les États-Unis » afin de maintenir la concurrence dans la vente de produits agricoles, a déclaré le procureur général adjoint Makan Delrahim, cité dans un communiqué du DoJ.

Cette cession d’activités devrait être bouclée « dans environ deux mois », selon le groupe de Leverkusen. Bayer doit ensuite devenir le seul propriétaire de Monsanto en ayant déboursé pour cela 66 milliards de dollars (56 milliards d’euros). Il s’agit de la plus grande acquisition à ce jour par un groupe allemand à l’étranger. Les autorités américaines avaient d’abord formulé de sérieuses réserves en raison de la position dominante qu’il doit conférer aux deux entreprises se rapprochant.

Vers une « société leader dans le secteur agricole »

« Avec le feu vert du ministère de la Justice, nous sommes maintenant proches de l’objectif de créer une société leader dans le secteur agricole », a déclaré Werner Baumann, PDG de Bayer. Bayer a déjà reçu les approbations de plus de la moitié des 30 autorités de régulation concernées à travers le monde, dont l’UE, le Brésil et la Chine.

« Nous voulons aider les agriculteurs du monde entier à produire plus de nourriture et de meilleure qualité de manière plus durable », a déclaré M. Baumann dans un communiqué. Le projet de mariage Bayer-Monsanto avait suscité dès son annonce en septembre 2016 d’importantes vagues de protestations dans le monde.

Ce rapprochement s’inscrit dans une tendance à la concentration dans l’agrochimie, poussée notamment par la baisse des marges des groupes de ce secteur avec des prix agricoles qui restent bas.

(Avec AFP)

Challenges en temps réel : Entreprise

Partager cet article