FMI : Christine Lagarde maintient la pression sur l’UE

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Alors qu’Espagne et Portugal estiment notamment que la croissance est désormais de retour, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, appelle à la vigilance. Pressant même les pays européens à mettre en place les mesures nécessaires pour sortir de l’ornière.

Mettant un accent appuyé sur le projet d’union bancaire, elle a par ailleurs invité la Banque centrale européenne (BCE) à maintenir ses principaux taux d’intérêt à un niveau bas et à lutter contre le ralentissement de l’inflation.

Loin des fanfaronnades, Christine Lagarde estime bien au contraire que la crise économique est loin d’être achevée. Elle en veut notamment pour preuve le maintien d’un taux de chômage à 12% de la population active au sein de l’UE.

S’exprimant devant le Comité économique et social européen (CESE), un organe consultatif auprès des 28, la directrice du FMI a déclaré que « des signes évidents » démontraient que tout n’était pas aussi rose que ce qu’on voudrait bien nous faire croire au sein de l’Union européenne.

« Il n’y a pas lieu de crier victoire. Il faut faire plus » a au contraire exhorté la dirigeante du FMI.

Reconnaissant certes les « progrès » réalisés en Europe depuis le début de la crise, Christine Lagarde a toutefois indiqué qu’il ne pouvait y avoir aucun « relâchement ». Elle estime en effet que le taux de croissance de 1 % attendu l’an prochain en zone euro n’autorise aucun ralentissement du rythme des réformes.

Pour elle, la priorité doit être mise sur l’union bancaire actuellement en cours de discussion. Elle encourage à cet égard les parties à construire un « ensemble simple », doté d’ »un mécanisme unique de supervision » et d’ »un mécanisme unique de résolution » équipé « d’un filet de sécurité commun ». L’objectif final étant d’aboutir à « système simple, efficace, juste et le plus prévisible possible ».
Des propos qui interviennent alors que lundi l’Institut national des statistiques (INE) a confirmé que le retour à la croissance du Portugal s’était poursuivi au troisième trimestre, le pays enregistrant une hausse de son Produit intérieur brut (PIB) de 0,2% par rapport au trimestre précédent.

L’Espagne affirmant quant à elle à cor et à cris être sortie de la récession au troisième trimestre avec un « malheureux » taux de croissance du PIB de 0,1 %.

Il n’en demeure pas moins qu’Eurostat (l’office européen des statistiques) a récemment validé sa première estimation de croissance à +0,1% pour la zone euro au cours du troisième trimestre 2013, après avoir enregistré un taux +0,3% au deuxième. Confirmant ainsi un ralentissement. Lequel devrait perdurer si l’on en croit le niveau des indicateurs mesurant l’activité privée et la consommation.

Sources : AFP, Reuters

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com  – 10 décembre 2013

A lire également :

. Portugal : quand l’austérité prônée par FMI et UE mène à des lois anti-constitutionnelles

. Portugal : coupes sombres dans les retraites des fonctionnaires


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Mettant un accent appuyé sur le projet d’union bancaire, elle a par ailleurs invité la Banque centrale européenne (BCE) à maintenir ses principaux taux d’intérêt à un niveau bas et à lutter contre le ralentissement de l’inflation.

Loin des fanfaronnades, Christine Lagarde estime bien au contraire que la crise économique est loin d’être achevée. Elle en veut notamment pour preuve le maintien d’un taux de chômage à 12% de la population active au sein de l’UE.

S’exprimant devant le Comité économique et social européen (CESE), un organe consultatif auprès des 28, la directrice du FMI a déclaré que « des signes évidents » démontraient que tout n’était pas aussi rose que ce qu’on voudrait bien nous faire croire au sein de l’Union européenne.

« Il n’y a pas lieu de crier victoire. Il faut faire plus » a au contraire exhorté la dirigeante du FMI.

Reconnaissant certes les « progrès » réalisés en Europe depuis le début de la crise, Christine Lagarde a toutefois indiqué qu’il ne pouvait y avoir aucun « relâchement ». Elle estime en effet que le taux de croissance de 1 % attendu l’an prochain en zone euro n’autorise aucun ralentissement du rythme des réformes.

Pour elle, la priorité doit être mise sur l’union bancaire actuellement en cours de discussion. Elle encourage à cet égard les parties à construire un « ensemble simple », doté d’ »un mécanisme unique de supervision » et d’ »un mécanisme unique de résolution » équipé « d’un filet de sécurité commun ». L’objectif final étant d’aboutir à « système simple, efficace, juste et le plus prévisible possible ».
Des propos qui interviennent alors que lundi l’Institut national des statistiques (INE) a confirmé que le retour à la croissance du Portugal s’était poursuivi au troisième trimestre, le pays enregistrant une hausse de son Produit intérieur brut (PIB) de 0,2% par rapport au trimestre précédent.

L’Espagne affirmant quant à elle à cor et à cris être sortie de la récession au troisième trimestre avec un « malheureux » taux de croissance du PIB de 0,1 %.

Il n’en demeure pas moins qu’Eurostat (l’office européen des statistiques) a récemment validé sa première estimation de croissance à +0,1% pour la zone euro au cours du troisième trimestre 2013, après avoir enregistré un taux +0,3% au deuxième. Confirmant ainsi un ralentissement. Lequel devrait perdurer si l’on en croit le niveau des indicateurs mesurant l’activité privée et la consommation.

Sources : AFP, Reuters

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com  – 10 décembre 2013

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