GM : la guerre de l’acier de Trump plombe les bénéfices

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GM : la guerre de l’acier de Trump plombe les bénéfices

La politique de Donald Trump vraiment en faveur des industriels américains ? Cela reste à prouver, chiffres à l’appui  …  Il n’en demeure pas moins  que les prix de l’acier pèsent sérieusement sur la santé financière des groupes automobiles US. Et GM n’est pas en reste.

Baisse des bénéfices de GM au T2

General Motors vient ainsi d’abaisser ses prévisions de bénéfices pour l’exercice 2018, après avoir enregistré une baisse de ses bénéfices au deuxième trimestre. Une mauvaise performance que le constructeur attribue indirectement aux tarifs mis en œuvre par l’administration Trump sur l’acier et l’aluminium.

Le constructeur automobile a ainsi annoncé que le bénéfice avant intérêts et impôts avait chuté de 13% à 3,2 milliards de dollars par rapport à la même période 2017.

Le bénéfice net opérationnel, qui exclut la vente de ses activités européennes d’Opel l’an dernier, a diminué de 2,8% pour s’établir à 2,39 milliards de dollars. Les revenus pour le deuxième trimestre ont diminué de moins de 1 % à 36,8 milliards de dollars.

La hausse des prix de l’acier et de l’aluminium impacte GM

Si certes, GM achète plus de 90% de son acier et la plupart de son aluminium aux Etats-Unis, les droits de douane de 25% appliqués sur l’acier et ceux de 10% concernant l’aluminium poussent les fournisseurs nationaux à augmenter les prix des matériaux. Stratégie mise en œuvre en vue de s’aligner avec la demande marché.

Cette hausse des prix est en grande partie à l’origine des coûts opérationnels supplémentaires auxquels s’attend désormais le constructeur pour 2018. Selon ses estimations, le surcoût pourrait s’élever à 1 milliard de dollars, soit le double du montant initialement prévu.

«Le défi a été plus grand que prévu», a ainsi concédé Chuck Stevens, directeur financier de GM, lors d’une conférence téléphonique organisée en vue de commenter les résultats du groupe. Il a par la suite qualifié l’environnement actuel d’”incertain et instable”. Comme la politique de Donald Trump, voire comme Trump lui-même ?

D’autres facteurs  à prendre en compte

Les autres facteurs ayant eu une incidence sur les résultats du deuxième trimestre ont été la dévaluation de devises étrangères, en particulier en Amérique du Sud, et la baisse de la production du Chevrolet Silverado  et du GMC Sierra, chute liée au changement de site de production.

GM mise sur les pickups

Historie de rassurer les investisseurs … et les clients, M. Stevens a par ailleurs indiqué que les modèles 2019 des pickups « full-size » étaient à l’heure actuelle en cours d’acheminement auprès des concessionnaires, les premières livraisons clients étant attendues en août. L’avancement des opérations suivant le planning annoncé lors des plans de lancement.

Stevens a par ailleurs indiqué que GM prévoyait de construire plus de 130.000 unités de pick-up nouvelle génération au cours de la seconde moitié de l’année. Il avait précédemment indiqué que le constructeur s’attendait à voir le volume de ses ventes de pick-up « heavy » et « full-size »  chuter d’environ 60 000 à 70 000 unités.

Sources : GM, Automotive News

Elisabeth Studer, le 27 juillet 2018, www.leblogfinance.com

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