La botte secrète de Bouygues pour racheter SFR

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Bouygues met décidément tout en œuvre pour racheter SFR à Vivendi. Le 19 mars dernier, le groupe relevait son offre de 1,85 milliard d’euros en numéraire pour atteindre 13,15 milliards d’euros. Or, pour achever de convaincre Vivendi, Bouygues aurait ajouté une clause spéciale au cas où le deal capoterait à cause d’un refus des autorités de la concurrence, selon des informations de La Tribune publiées lundi 24 mars.

Car il s’agit du principal point faible de l’offre de Bouygues par rapport à celle de Numericable, qui est entré en négociations exclusives pour le rachat de SFR. En effet, l’exécution d’un rachat de SFR par Bouygues serait scrutée à la loupe pendant de longs mois par les autorités françaises et européennes. Tandis que l’offre de Numericable devrait passer sans aucun problème.

Afin de remporter l’affaire, Bouygues tente donc le tout pour le tout. Il a déjà fait savoir que s’il récupérait la mise, il vendrait son réseau à Free (pour à peine 1,8 milliard d’euros). Il a aussi réussi à obtenir le soutien de la Caisse des dépôts et des consignations et du gouvernement. Enfin, dernière révélation en date, il a prévu une clause de non-exécution exceptionnelle qui serait comprise entre 500 millions d’euros et un milliard d’euros selon La Tribune.

Aussi, dans le cas où Vivendi viendrait à choisir Bouygues mais que l’autorité de la concurrence refuse de valider cet accord, Bouygues devrait verser à Vivendi une indemnisation colossale. De quoi finir de convaincre Vivendi ? Jusqu’au 4 avril, ce dernier est en négociations exclusives avec Numericable. Il devra ensuite se prononcer et rien ne l’empêchera alors de retourner sa veste.

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