La Bourse de Paris commence 2020 sur les chapeaux de roues (+1,06%)

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La Bourse de Paris a attaqué l’année du bon pied (+1,06%) jeudi, clôturant à un nouveau plus haut depuis 2007 pour sa première séance de 2020, toujours portée par la perspective de la signature d’un accord commercial sino-américain.

L’indice CAC 40 a progressé de 63,44 points à 6.041,50 points, un niveau inédit en clôture depuis le 19 juillet 2007, dans un volume d’échanges réduit de 2,8 milliards d’euros. Mardi 31 décembre, à l’issue d’une demi-séance, il avait terminé à l’équilibre (-0,07%).

La cote parisienne a entamé positivement la séance puis accru ses gains.

« Nous avons rejoint les plus hauts de la fin d’année dernière après avoir connu deux petites séances de respiration sur le marché », a souligné auprès de l’AFP Guillaume Garabedian, responsable de la gestion conseil chez Meeschaert Gestion Privée.

Cette baisse, qui s’était faite dans des volumes très faibles, « a été corrigée aujourd’hui, ce qui est assez logique car il n’y a pas de nouvelles justifiant que la marche avant enclenchée (par les marchés actions) soit inversée », a-t-il complété.

« Nous allons vers la signature d’un accord de phase un, confirmé aussi bien par les Américains que par les Chinois » et nous n’attendons par ailleurs « aucune nouvelle de la part des banques centrales ni de publications d’entreprises pendant la première quinzaine de l’année », a relevé M. Garabedian.

L’annonce par Donald Trump de la signature le 15 janvier de l’accord commercial partiel conclu avec la Chine après des mois d’affrontement à coups de droits de douane punitifs participait de la bonne humeur.

La cérémonie aura lieu en présence de hauts responsables chinois, a indiqué, sans autres précisions, le locataire de la Maison Blanche, qui doit se rendre « à une date ultérieure » à Pékin, où commenceront les discussions pour la « phase 2 » de cet accord.

Une date ferme était très attendue tant les discussions des derniers mois, souvent tendues, ont donné lieu à des informations contradictoires.

La banque centrale chinoise a en outre annoncé mercredi une nouvelle baisse du taux de réserves obligatoires imposé aux banques, une mesure destinée à libérer environ 114 milliards de dollars pour dynamiser les prêts et relancer l’économie.

Du côté des indicateurs, l’activité manufacturière en Chine a connu en décembre son rythme de croissance le plus faible depuis quatre mois, selon l’indice des directeurs d’achat (PMI) pour le secteur.

En France, l’activité du secteur manufacturier a légèrement progressé le mois dernier, mais à son rythme le plus faible depuis trois mois tandis qu’elle a reculé au Royaume-Uni, pour le huitième mois consécutif.

Les bancaires en forme

Sur le terrain des valeurs, les banques ont fini bien orientées à l’instar de Société Générale, en progression de 2,06% à 31,66 euros, Crédit Agricole qui a avancé de 2,01% à 13,19 euros et BNP Paribas, en hausse de 1,42% à 53,58 euros.

Peugeot a gagné 2,07% à 21,74 euros mais Renault a finalement terminé en repli de 0,66% à 41,90 euros. Les deux constructeurs nationaux ont affiché une progression de 0,88% sur l’année avec 1,25 million de véhicules immatriculés, selon les chiffres du Comité des constructeurs français d’automobile (CCFA).

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