La Bourse de Paris confirme son rebond (+0,49%) à la mi-journée

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La Bourse de Paris était toujours orientée à la hausse (+0,49%) mercredi à mi-séance, regagnant un peu de terrain après un plus bas depuis février 2017 atteint la veille et avant la fermeture du marché américain pour la fête de Thanksgiving.

A 13H46 (12H46 GMT), l’indice CAC 40 progressait de 24,21 points à 4.949,10 points, dans un volume d’échanges de 1,2 milliard d’euros. La veille, il avait fini en net recul de 1,21%.

Après une ouverture dans le vert, la cote parisienne s’est maintenue à flot au cours de la matinée.

De son côté, Wall Street s’apprêtait également à rebondir. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,53%, celui de l’indice élargi S&P gagnait 0,66% et celui du Nasdaq, à dominante technologique, s’appréciait de 0,85%.

« Les marchés actions européens ont rebondi aujourd’hui dans le sillage du fort mouvement de vente subi hier », a observé dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets.

Les investisseurs semblaient ainsi faire peu de cas dans l’immédiat de la nouvelle fin de non-recevoir envoyée par la Commission européenne à l’Italie concernant son budget 2019.

Bruxelles a ouvert la voie mercredi à de possibles sanctions financières contre Rome et de nouveau rejeté le projet de budget 2019 de la coalition populiste au pouvoir en Italie, largement en dehors des clous européens.

« L’ouverture d’une procédure de déficit excessif fondée sur la dette est justifiée », a annoncé le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis. Une telle procédure peut aboutir, à terme, à des sanctions financières contre l’Italie.

Selon l’Institut italien des statistiques (Istat), la croissance en Italie devrait ralentir à 1,1% en 2018, mais se renforcer à 1,3% l’an prochain, soit un peu en deçà des attentes du gouvernement qui table sur un chiffre de 1,5%.

Aussi, en dépit du rebond des indices européens, « il convient de rester très prudent à la veille d’un long week-end aux Etats-Unis (demi-séance vendredi à Wall Street, mais pas de Bourse jeudi) », a prévenu de son côté Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Les développements autour du Brexit vont également rester en ligne de mire, alors que la Première ministre britannique Theresa May est attendue mercredi à 16H30 GMT à Bruxelles pour régler les derniers points en suspens du divorce du Royaume-Uni avec l’UE.

En outre, « à seulement dix jours de la rencontre prévue entre Donald Trump et Xi Jinping, la Chine est encore loin des exigences des Etats-Unis. L’administration américaine a publié un rapport jugeant les concessions insuffisantes, insistant sur le fait que la Chine n’avait pas modifié ses pratiques commerciales déloyales au cœur du conflit commercial en cours entre Washington et Pékin », a souligné Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Du côté des indicateurs, l’agenda sera essentiellement américain avec les commandes de biens durables et les reventes de logements pour octobre, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage ou encore le rapport hebdomadaire sur les stocks de pétrole.

Renault remonte

Sur le terrain des valeurs, Renault reprenait des couleurs (+1,41% à 59,18 euros), après avoir perdu plus de 9% depuis lundi. Le conseil d’administration du groupe a désigné mardi soir le numéro deux de l’entreprise, Thierry Bolloré, pour assurer l’intérim de Carlos Ghosn, qui reste pour l’instant PDG. La garde à vue de ce dernier, arrêté lundi à Tokyo sur des soupçons de malversations, a été prolongée mercredi de dix jours.

Amundi profitait (+2,02% à 47,39 euros) de l’annonce mardi du lancement d’un programme de rachat d’actions portant sur un maximum de 2 millions de titres, représentant 1% du capital social, soit environ 100 millions d’euros au cours actuel de l’action.

Orange montait de 1,86% à 14,81 euros alors que l’opérateur historique va recruter 200 techniciens spécialisés dans le réseau cuivré et revoir son organisation afin de répondre aux critiques de l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep), émises fin octobre, a annoncé mardi le PDG du groupe Stéphane Richard, interrogé par les Échos.

Visiativ s’envolait de 4,17% à 13,00 euros après avoir annoncé qu’il allait renforcer ses activités de conseil à l’international avec l’acquisition prochaine d’une société européenne, non identifiée, réalisant un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros.

Airbus grappillait 0,44% à 91,47 euros. Le groupe a désigné un nouveau directeur financier et un nouveau directeur des opérations de sa branche d’avions commerciaux, dans le cadre de la réorganisation de sa direction et l’arrivée prévue à sa tête de Guillaume Faury au printemps prochain.

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