La Bourse de Paris de nouveau sur la défensive (-0,40%) à mi-séance

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La Bourse de Paris était regagnée par la défiance (-0,40%) vendredi à la mi-journée, des indicateurs macroéconomiques bien orientés ainsi que la bonne tenue de Wall Street la veille n’ayant pas suffi à contrebalancer durablement les craintes autour du coronavirus.

A 14H01 (13H01 GMT), l’indice CAC 40 cédait 23,7 points à 5.848,03 points, dans un volume d’échanges de 1,4 milliard d’euros. La veille, il avait fini en repli de 1,40%.

La cote parisienne, après avoir connu un éphémère rebond en début de matinée, a rapidement basculé dans le rouge.

Wall Street se dirigeait pour sa part vers une ouverture en reflux. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average se repliait de 0,28%, celui de l’indice élargi S&P 500 de 0,28% également et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,21%.

« L’aggravation de la crise sanitaire (en Chine) continue de miner la confiance du marché », a relevé David Madden, un analyste de CMC Markets.

Le bilan du nouveau coronavirus s’est alourdi vendredi à 213 morts tandis que le nombre de patients contaminés approche désormais 10.000 en Chine continentale (hors Hong Kong).

De nombreux pays ont en outre durci leurs mesures de précaution face à une épidémie déclarée urgence internationale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cette dernière a toutefois estimé vendredi que la fermeture des frontières avec la Chine, foyer du nouveau coronavirus, serait contre-productive car cela risque de pousser les personnes à voyager illégalement, favorisant la propagation de l’épidémie.

« La propagation du virus pourrait se poursuivre pendant deux ou trois mois encore, ce qui signifie que l’impact sur l’activité devrait se faire sentir sur le premier trimestre, mais vraisemblablement pas au-delà », a estimé dans une note Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Vendredi matin, la publication d’un indicateur chinois d’activité manufacturière, certes en tassement mais conforme aux attentes, avait pourtant semblé rassurer le marché.

En France, la croissance économique a finalement ralenti un peu plus qu’anticipé, à 1,2% en 2019 contre 1,7% en 2018 et 2,4% en 2017, selon l’Insee.

La hausse des prix à la consommation est quant à elle restée stable en janvier, à 1,5% sur un an, et la consommation des ménages a diminué de 0,3% en décembre, principalement sous l’effet de dépenses d’énergie en baisse.

En zone euro, la croissance économique a nettement ralenti en 2019, pour s’établir à 1,2%, contre 1,8% en 2018 et 2,4% en 2017 tandis que l’inflation a accéléré en janvier à 1,4%, a annoncé vendredi l’Office européen des statistiques Eurostat.

Aux Etats-Unis, les dépenses et revenus des ménages ainsi que l’inflation PCE pour décembre, l’indice d’activité manufacturière de la région de Chicago pour janvier et la confiance des consommateurs pour janvier doivent compléter le tableau.

« Enfin, c’est à minuit que le Royaume-Uni sortira officiellement de l’Union européenne, même si rien ne devrait changer durant la période de négociations sur un nouvel accord de libre-échange, prévue jusqu’à fin décembre », a encore relevé M. Pichard.

Maisons du monde en tête du SBF 120

En matière de valeurs, Maisons du monde bondissait de 8,81% à 12,23 euros grâce à des ventes 2019 en hausse de 10,3%, en ligne avec les attentes.

Mersen reculait de 3,73% à 29,70 euros, sans tirer profit de ventes 2019 en hausse de 8,2% à 950 millions d’euros, portées notamment par la croissance de son pôle de matériaux avancés.

Kaufman & Broad progressait de 4,28% à 37,98 euros. Le promoteur immobilier français, dont le bénéfice annuel a augmenté, parallèlement à une baisse de ses revenus, a estimé jeudi que ces derniers resteraient au même niveau en 2020 malgré le ralentissement général du marché du logement neuf.

JCDecaux montait de 1,66% à 24,48 euros, profitant d’un chiffre d’affaires 2019 de 3,5 milliards d’euros, en progression de 9,6%.

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