La Bourse de Paris devrait rester sous le coup des craintes générées par la BCE

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La Bourse de Paris devrait ouvrir en recul vendredi, restant sous le coup des craintes générées par la nette révision des prévisions de croissance par la Banque centrale européenne, en attendant des chiffres d’emploi aux États-Unis.

Le contrat à terme sur le CAC 40 perdait 0,52% une quarantaine de minutes avant l’ouverture de la séance. La veille, l’indice avait fini en baisse de 0,39% à 5.267,92 points.

Wall Street a également reculé, affectée aussi par les inquiétudes au sujet de l’économie européenne et par conséquent mondiale.

« Les indices européens devraient ouvrir en baisse ce matin dans le sillage de la clôture des marchés américains et des interrogations qui surgissent après la réunion » accommodante de la BCE « et le violent abaissement des estimations pour la croissance et l’inflation en zone euro », ont anticipé les experts de Mirabaud Securities Genève.

« Sans surprise Mario Draghi a décrit une situation morose fait de multiples risques pesant sur la conjoncture, allant des tensions protectionnistes aux incertitudes géopolitiques, en passant par les interrogations des marchés émergents », ont-ils souligné.

N’attendant plus que 1,1% de croissance en 2019 pour l’ensemble de la zone et 1,6% en 2020 (contre 1,7% pour les deux années lors de ses prévisions précédentes en décembre), la BCE a repoussé jeudi le moment de relever ses taux d’intérêt : elle a promis de les maintenir à leur plus bas historique au moins « jusqu’à la fin » de cette année, alors qu’elle se fixait jusque là « l’été 2019 » pour horizon.

Elle a également annoncé le lancement d’une nouvelle vague de prêts géants et bon marché aux banques, entre septembre prochain et mars 2021, avec, à chaque fois, une échéance de deux ans.

Du côté des indicateurs, les investisseurs attendent tout particulièrement, comme d’habitude, le rapport mensuel sur l’emploi américain en février.

En Allemagne, les commandes passées à l’industrie allemande ont nettement baissé sur un mois en janvier.

En Chine, les exportations et les importations ont plongé bien plus que prévu en février, selon des chiffres officiels publiés vendredi, renforçant les inquiétudes vis-à-vis du géant asiatique, aux prises avec un ralentissement économique.

Valeurs à suivre

Airbus : le groupe a annoncé avoir enregistré en février une commande pour quatre A220, le dernier arrivant dans la famille des monocouloirs de l’avionneur européen, et livré 49 avions moyen-courrier et long-courrier.

Savencia : l’industriel fromager, qui compte des marques comme Caprice-des-Dieux, Tartare ou Saint-Albray, a vu son bénéfice net fondre de 41% en 2018, notamment en raison de provisions prises en vue de fermer trois usines en Europe.

SergeFerrari Group : le spécialiste des matériaux composites souples utilisés en architecture a enregistré une légère perte l’an dernier, conséquence de ses mesures de restructuration, mais espère rebondir en 2019.

Albioma : le producteur d’électricité, surtout présent outre-mer, a dégagé des résultats en hausse l’an dernier, grâce à la mise en service de nouvelles capacités de production et à des évolutions de certains contrats.

Air France-KLM : le groupe aérien a transporté en février 7 millions de passagers, soit 4,1% de plus qu’il y a un an, la zone Amérique latine caracolant en tête avec une progression de 8,3%.

Sequana : le groupe papetier a demandé la conversion de la procédure de sauvegarde dont il fait l’objet en redressement judiciaire, compte tenu des incertitudes dans le litige qui l’oppose au groupe britannique BAT.

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