La Bourse de Paris en légère baisse, prudente face aux remous géopolitiques (-0,20%)

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La Bourse de Paris baissait légèrement lundi à la mi-journée (-0,20%), les investisseurs restant circonspects face à la crise turque, dans un contexte géopolitique qui était déjà peu favorable à la prise de risque.

A 13H30 (11H30 GMT), l’indice CAC 40 perdait 10,95 points à 5.403,73 points, dans un volume d’échanges de 910 millions d’euros. Vendredi, il avait fini en net recul de 1,59%.

Après avoir ouvert en petit recul, la cote parisienne est restée mal orientée.

La Bourse de New York s’orientait également vers une ouverture en repli. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average, qui donne sa tendance, perdait 0,29%. Celui de l’indice élargi SP 500 baissait de 0,26%, tandis que celui du Nasdaq, à dominante technologique, lâchait 0,27%.

« La Turquie maintient les marchés actions sous pression », a commenté Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

La livre turque a brutalement chuté vendredi sur fond de crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis, secouant les marchés des changes et les Bourses européennes, qui s’inquiètent au sujet d’une contagion à d’autres économies.

Sur les marchés européens, les valeurs bancaires ont été particulièrement affectées.

« Les banques européennes restent sous pression en raison de craintes au sujet de leur exposition au système bancaire turc, mais leur faiblesse aujourd’hui (lundi) semble relativement modeste par rapport à la baisse de vendredi », a détaillé M. Hewson.

La banque centrale de Turquie a toutefois annoncé lundi qu’elle prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour assurer la stabilité financière, fournissant notamment « toutes les liquidités nécessaires aux banques ».

Les bancaires en queue de peloton

« Dans un contexte géopolitique déjà difficile » la crise turque a entraîné une nouvelle « poussée de l’aversion au risque », a souligné l’analyste de CMC Markets.

Les investisseurs restaient également inquiets par rapport aux tensions commerciales persistantes entre les Etats-Unis et la Chine, après que Pékin a annoncé la semaine passée des droits de douane supplémentaires sur des produits américains, en réponse à des droit punitifs de Washington.

En outre, ils surveillaient le dossier russe, Moscou ayant promis des « mesures de rétorsion » aux nouvelles sanctions annoncées par Washington à l’encontre de Moscou.

Du côté des indicateurs, l’agenda était dégarni.

En matière de valeurs, les titres bancaires restaient mal orientés. Crédit Agricole baissait de 2,01% à 11,93 euros, BNP Paribas de 1,07% à 52 euros et Société Générale de 1,46% à 35,70 euros.

Le secteur technologique se repliait, à l’image de STMicroelectronics (-0,50% à 17,94 euros) et de Soitec (-1,19% à 66,15 euros).

De même, les valeurs minières évoluaient dans le rouge, à l’instar d’ArcelorMittal (-1,61% à 26,25 euros) et d’Eramet (-0,54% à 82,25 euros).

Les valeurs automobiles suivaient également sur une tendance négative. Peugeot cédait 0,92% à 24,72 euros, Renault 1,41% à 71,85 euros et Valeo 1,32% à 40,98 euros.

Air France-KLM lâchait 4,80% à 8,52 euros, dans la foulée de déclarations de Philippe Evain, président du premier syndicat de pilotes de la compagnie aérienne française, qui a affirmé que le futur PDG du groupe devra reprendre la négociation avortée sur les salaires « ou alors il y aura quinze jours de grève ».

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