La Bourse de Paris morose (-0,50%), l’Italie et le manque de visibilité pèsent

Mots-clefs : , , , , , , ,

La Bourse de Paris s’est repliée mardi (-0,50%), les investisseurs préférant renouer avec la prudence face à la crise politique italienne, dans un environnement marqué par de nombreuses incertitudes.

L’indice CAC 40 a perdu 26,92 points à 5.344,64 points dans un volume d’échanges faible de 2,75 milliards d’euros. La veille, il avait fini en nette hausse de 1,34%.

Après avoir longuement hésité, la cote parisienne a finalement opté pour le rouge.

« Le marché manque de catalyseurs. Dans un environnement toujours délicat, les investisseurs ont préféré s’abstenir et réduire un peu le risque », a commenté auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance.

Les remous politiques italiens ont notamment incité à la prudence : le Premier ministre Giuseppe Conte a mis fin au premier gouvernement populiste italien mardi en annonçant sa démission, après avoir accusé le chef de la Ligue, Matteo Salvini, d’avoir été « irresponsable » en faisant éclater la coalition au pouvoir.

« Bien que ce ne soit pas totalement une surprise, c’est susceptible d’ouvrir une crise politique en Italie, avec certainement de nouvelles élections », a estimé M. Larrouturou.

La baisse des rendements obligataires, en particulier ceux de l’Allemagne et de la France proches de leurs plus bas niveaux historiques, a également « découragé un certain nombre d’investisseurs de prendre des initiatives », selon M. Larrouturou.

Par ailleurs, la question de la guerre commerciale sino-américaine demeurait en toile de fond, tout comme les craintes sur le ralentissement de l’économie américaine.

Du côté des indicateurs, l’agenda restait dégarni, mais il se remplira dans les jours à venir : les investisseurs analyseront mercredi et jeudi les compte-rendus des dernières réunions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque centrale Européenne (BCE).

Surtout, ils décortiqueront vendredi un discours du président de la Fed, Jerome Powell, en quête de nouveaux indices sur la politique monétaire américaine.

Casino s’envole

Les valeurs cycliques, sensibles à la conjoncture, sont reparties dans le rouge. ArcelorMittal a lâché 2,15% à 11,94 euros et Aperam 0,59% à 20,34 euros.

Les valeurs pétrolières ont reculé dans le sillage des cours du pétrole. Total a perdu 1,10% à 43,67 euros et TechnipFMC 1,46% à 21,56 euros.

Le secteur bancaire a aussi été à la peine, à l’image de Crédit Agricole (-1,46% à 10,13 euros), Société Générale (-1,23% à 22,11 euros) et BNP Paribas (-0,65% à 40,53 euros).

Casino a grimpé de 9,22% à 39,11 euros. Le groupe qui avait lancé il y a plus d’un an un plan de cession d’actifs non stratégiques, a annoncé mardi avoir identifié « de nouvelles cessions d’actifs pour un montant cible de 2 milliards d’euros », à réaliser avant fin mars 2021.

Publicis a cédé 1,90% à 41,88 euros après l’acquisition de la société américaine Rauxa, une agence indépendante de marketing intégré basée à New York.

Amoéba a chuté de 25,89% à 1,37 euro, pénalisé par l’annonce du retrait de sa demande de commercialisation aux Etats-Unis de son désinfectant biologique des systèmes de réfrigération, après que les autorités américaines ont jugé insuffisantes les données scientifiques apportées à l’appui de sa demande.

Actualité économique sur cbanque.com

Partager cet article