La Bourse de Paris termine la semaine sans grande inspiration (+0,24%)

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La Bourse de Paris a terminé la semaine en petite hausse (+0,24%) à l’issue d’une séance peu inspirante pour les investisseurs, qui ont regardé du côté des Etats-Unis pour un discours du président de la banque centrale américaine (Fed).

L’indice CAC 40 a pris 13,17 points pour terminer à 5.432,50 points, dans un volume d’échanges faible de 2,3 milliards d’euros. La veille, il avait fini à l’équilibre (-0,02%).

Après avoir ouvert à l’équilibre, la cote parisienne a accéléré légèrement le rythme au fil de la journée.

Au cours de la semaine écoulée, l’indice a gagné 1,39%. Ses gains depuis le début de l’année s’élèvent à 2,26%.

« Le CAC 40 poursuit son rebond à petit pas », a commenté à l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.

L’indice parisien a certes connu « une semaine positive » mais la tendance « haussière semble lente et sans moteur », a estimé pour sa part dans une note Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance

Seul élément notable de la séance, le discours du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell à la grand-messe des banquiers centraux à Jackson Hole (Wyoming, nord-ouest des Etats-Unis).

« Mais visiblement, il n’y a pas d’élément nouveau dans son discours », a affirmé M. Larrouturou.

M. Powell a affirmé que la Fed « ferait tout ce qui est en son pouvoir » pour réagir à une éventuelle hausse de l’inflation ou à une crise.

Critiqué par le président Donald Trump pour la montée des taux d’intérêt, il a assuré que le Comité monétaire de l’institut d’émission prendrait ses responsabilités si l’inflation devait grimper, tout en indiquant que, pour l’instant, l’économie n’était pas en surchauffe.

Dans son discours, très prudent, Jerome Powell a également réitéré son soutien « à la trajectoire actuelle d’une hausse graduelle des taux » mais est resté muet sur l’impact négatif potentiellement important que peut avoir une escalade des tarifs douaniers notamment avec la Chine.

L’automobile se redresse

Sur ce conflit commercial sino-américain, le marché n’a pas non plus « été pris à contre-pied par l’absence de résultats », a encore dit Daniel Larrouturou, alors que le dialogue entre les deux pays, au point mort depuis deux mois, a repris sans toutefois déboucher sur une avancée majeure.

Du côté des indicateurs, l’Allemagne a enregistré une croissance robuste de 0,5% au deuxième trimestre et un excédent budgétaire record sur la première moitié de l’année.

Les créations d’entreprises ont reculé de 3,3% en juillet en France, après avoir déjà baissé de 1,1% en juin, tant du côté des micro-entreprises que des sociétés classiques.

Enfin, aux Etats-Unis, les commandes industrielles de biens durables ont nettement baissé en juillet, plombées par un recul des commandes dans le secteur des transports, selon les chiffres du département du Commerce.

Enfin, en matière de valeurs, le secteur automobile, qui a souffert lors des dernières séances, est globalement reparti à la hausse.

Valeo a pris 0,47% à 38,20 euros, Michelin 0,44% à 102,75 euros et Renault 0,67% à 72,03 euros. Peugeot a toutefois terminé dans le rouge (-0,47% à 23,38 euros).

Les valeurs minières sont reparties du bon pied, à l’instar d’ArcelorMittal (+2,39% à 26,19 euros) et d’Eramet (+2,17% à 77,65 euros).

Les valeurs bancaires ont terminé en ordre dispersé. Société Générale a pris 0,39% à 36,08 euros, BNP Paribas a terminé à l’équilibre (-0,06% à 51,97 euros) et Crédit Agricole en baisse de 0,40% à 11,98 euros.

Les valeurs pétrolières ont quant à elles progressé dans le sillage de la hausse du cours du baril. Total a gagné 1,29% à 54,87 euros et TechnipFMC 0,96% à 26,18 euros.

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