La France veut être « une plate-forme industrielle de référence » (secrétaire d'Etat)

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La secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher, a appelé jeudi les industriels à « accélérer » la modernisation de l’appareil productif français pour faire de la France une « plate-forme industrielle de référence » en Europe.

« Le temps est venu d’une nouvelle ère de conquête industrielle », a déclaré la secrétaire d’Etat devant des chefs d’entreprise réunis à l’occasion des Assises de l’industrie de L’Usine nouvelle.

« Je suis très optimiste pour l’industrie », mais « il n’y a plus de temps à perdre », a prévenu Agnès Pannier-Runacher, en soulignant qu’« une grande économie ne pouvait pas être une économie sans industrie ».

« Forte de ses atouts, la France doit devenir une des deux plates-formes industrielles de référence en Europe », a affirmé la secrétaire d’Etat.

Elle a rappelé que « l’industrie mondiale s’était extraordinairement modernisée ces dix dernières années » et que « les Français n’avaient pas été les derniers à participer à ce mouvement ».

« Il est temps de dire haut et fort que l’industrie française s’est saisie de la révolution numérique », a déclaré Mme Pannier-Runacher.

« Partout sur le territoire nous avons des vitrines de ce que l’industrie 4.0 apporte en matière de compétitivité-coût, de réduction de l’empreinte carbone et de flexibilité de production », a-t-elle ajouté.

Mais « il faut amplifier cet effort pour que des vitrines ne soient pas des exceptions », a-t-elle poursuivi, en appelant les chefs d’entreprise à « transformer sans relâche et avec détermination notre outil industriel ». Elle a notamment insisté sur la nécessité d’« accélérer la numérisation des PME ».

« L’industrie du futur se dessine maintenant, pas dans dix ans », a-t-elle lancé.

Pour le PDG du groupe Saint-Gobain, Pierre-André de Chalendar, la « reconquête » industrielle « nécessite sur le plan fiscal, technologique, logistique, toute une série d’instruments pour renouer avec la compétitivité ».

« La France souffre de ce point de vue là et vous avez encore un peu de travail à faire », a-t-il ajouté à l’intention de la secrétaire d’Etat.

M. de Chalendar a affirmé que « l’industrie doit démontrer qu’elle est encore un poumon économique, que la page industrielle du pays n’est pas tournée », alors que « le mot d’industrie est trop souvent associé à des fermetures d’usines ».

Le PDG de Saint-Gobain a affiché sa conviction que l’industrie est prête à apporter des solutions aux « grands défis du monde » comme la transition écologique et la croissance de la démographie.

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